2 JUILLET. Mémoire de la Déposition aux Blachernes du précieux vêtement de la Mère de Dieu

VÊPRES

Lucernaire, t. 4

En la tendresse de ton cœur, * Ami des hommes, tu as donné * ta propre Mère en secours à tes serviteurs ; * par elle tu as accompli l'œuvre ineffable du salut * et ramené l'humanité à sa dignité divine ; * c'est pourquoi, en célébrant cette auguste festivité, * c'est ta majesté que nous chantons, * Christ Jésus, Seigneur tout-puissant.

La ville qui te glorifie * et te vénère comme il se doit, * notre Dame, garde-la par ton précieux vêtement * de la guerre civile et des barbares impies, * de la famine, des tremblements de terre, très-sainte Épouse de notre Dieu, * afin qu'elle puisse te magnifier, * pure Vierge inépousée, * comme le secours des mortels.

Ton précieux Vêtement, * tu l'as donné à ta cité, * Souveraine comblée de grâce par Dieu, * pour sa gloire et protection, * comme rempart indestructible et trésor inviolable des

guérisons, * comme source d'où jaillissent les miracles sans tarir * et comme port de salut pour les naufragés de cette vie ; * c'est pourquoi nous te louons, Souveraine toute-digne de nos chants.

Gloire... Maintenant, t. 2

Purifiant nos cœurs et nos esprits, * avec les Anges, nous aussi, * célébrons cette fête dans la joie, * entonnant le psaume que David a chanté * pour la jeune Épouse du Roi de tous, * le Christ notre Dieu : * Lève-toi, Seigneur, disait-il, * vers le lieu de ton repos, * toi et l'arche de ta sainteté. * Comme un charmant palais, en effet, * tu l'as ornée, Seigneur, et l'as donnée * en héritage à ta cité, * pour l'entourer, la protéger, * la délivrer des ennemis, * dans ta puissance et grâce aux prières qu'elle fait monter vers toi.

Apostiches de l'Octoèque, ou bien les suivants.

Apostiches, t. 1

Seule, tu as été * le vivant palais de notre Dieu * et tu as donné ton précieux Vêtement, * celui qui est gardé comme un trésor dans ton saint temple, * pour sanctifier les croyants * et leur servir d'inexpugnable rempart, * afin que soit sauvée la cité * qui chante, divine Mère, ton pouvoir souverain.

Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, * toi et l'arche de ta sainteté.

Ton précieux vêtement * qui entoura ton corps très-pur, * tu l'as donné à tous, sainte Mère de Dieu, * comme un trésor de gloire et comme source d'où jaillit * la grâce, en flots toujours vifs ; * et nous fêtons en ce jour * sa Déposition aux Blachernes en t'honorant * comme celle qui a rendu à tous les hommes leur honneur.

Les plus riches du peuple * rechercheront ta faveur.

Ton temple, possédant * comme un trésor de sainteté, * notre Dame, ton voile sacré, * sanctifie tous les fidèles qui accourent vers toi * et te disent, comme il se doit, * bienheureuse, car ils ont * leur force en toi, leur appui, * l'espérance de leur âme et leur plus sûre protection.

Gloire... Maintenant, t. 2

Comme un diadème éblouissant, * toute-pure Mère de Dieu, * l'Église du Christ * a mis ton précieux Vêtement ; * en ce jour elle éclate de joie, * en ce mystère, notre Dame, elle exulte et s'écrie : * Réjouis-toi, diadème précieux, * couronne de la gloire de Dieu, * sa plénitude, notre joie éternelle, * réjouis-toi, protectrice de ceux * qui accourent vers toi, * leur havre de paix, notre ancre de salut.

Tropaire, t. 8

Mère de Dieu toujours-vierge, protection des mortels, * à ta ville tu donnas comme une enceinte fortifiée * la Robe et la Ceinture de ton corps immaculé * échappant à la corruption en vertu de ton enfantement virginal, * car en toi la nature et le temps sont renouvelés ; * c'est pourquoi nous te prions de pacifier notre vie * et d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

MATINES

Cathisme I, t. 4

Mère toute-digne de nos chants, * ton peuple fête en ce jour * la déposition de ton Vêtement * et te crie sans cesse : * Réjouis-toi, ô Vierge, fierté des chrétiens.

Cathisme II, t. 4

Divine Mère, le monde entier * célèbre comme une fête en ce jour * la déposition de ton Vêtement * et te crie avec amour : * Réjouis-toi, ô Vierge, secours des croyants.

Deux canons de la toute-sainte Mère de Dieu, dont le premier a pour acrostiche : Honneur au vêtement de la très-pure Vierge. Joseph.

Ode 1, t. 4

« Comme les cavaliers de Pharaon, * submerge mon âme, je t'en prie, * dans l'océan d'impassibilité, * toi qu'une Vierge a enfanté, * afin que sur le tambourin * par la mortification de mon corps * je te chante l'hymne de victoire. »

Ton Vêtement sacré, * Vierge Mère de Dieu, * tu l'as donné pour toujours * au peuple qui t'honore comme un saint rempart ; * c'est pourquoi nous repoussons * les assauts de

l'ennemi * par la force de l'Esprit.

Par le contact avec la chair * de celui qui s'est montré sur terre pour nous * au sortir de tes chastes entrailles * et par le contact de ton propre corps * tu as consacré le Vêtement * par

lequel, ô Vierge, tu sanctifies * tous tes serviteurs qui te chantent.

Comme un trésor sacré, * ô Vierge, tu as donné * à ceux qui te vénèrent fidèlement * ton précieux Vêtement * pour tous nous enrichir * des dons de l'Esprit saint * et de miracles nombreux.

Agnelle immaculée * qui surnaturellement * as enfanté l'Agneau de Dieu, * tu nous as donné ton précieux Vêtement * pour effacer les défauts * et les rides en l'âme de ceux * qui se prosternent devant lui.

* * *

« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »

Comme brillante lampe sans déclin * le temple de la Vierge, * tel un ciel serein, * ayant trouvé le Vêtement qui surpasse tout l'éclat, * illumine l'univers * de la splendeur de ses miracles en ce jour.

Vierge toute-pure, ta cité, * enveloppée de ton Vêtement comme d'une force éprouvée * et d'un lien de sûreté, * trouve en toi sa joie et sa fierté.

Ta châsse sur la terre nous est apparue * plus précieuse que l'arche de jadis : * ce ne sont plus des symboles en effet * mais la connaissance de la vérité, * divine Mère, qu'elle enclôt fidèlement.

Ode 3

« Puisque l'Église des nations * enfante en sa stérilité * et que s'est affaiblie * la synagogue aux nombreux enfants, * à celui qui fait des merveilles chantons : * Tu es saint, Seigneur notre Dieu. »

Chantons la Mère de notre Dieu, * cette porte du ciel, * et vénérons avec amour * son Vêtement sacré * qui pour notre sanctification * fait jaillir les grâces de Dieu.

Du vêtement de l'immortalité * par ton virginal enfantement * tu as revêtu ceux que la corruption * avait mis à nu et tu leur as donné * comme inviolable trésor * ton Vêtement sacré.

Celui qui enveloppe tout le ciel * de nuages, Vierge immaculée, * tu l'as entouré de ton Vêtement ; * et, nous prosternant devant lui, * avec foi nous te glorifions, * toi le refuge de nos âmes.

Ton divin temple est devenu * un lieu où * les infirmes sont guéris gratuitement, * car il possède ton Vêtement * comme source d'où jaillit * l'intarissable flot des guérisons.

* * *

Ton Église, ô Christ

En ce jour, fidèles, célébrons * le Vêtement de la Vierge immaculée, * vénérons-le comme un lien de notre union avec Dieu.

Le Vêtement de la Vierge comblée d'honneur * qu'en ce jour nous célébrons de nos chants * dans la grâce répand sur les fidèles les guérisons.

Pour les fidèles te célébrant, * ton allégresse, ô Vierge, comme rosée du matin * apaise la fournaise des passions.

« Ton Église, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie : * Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »

Cathisme, t. 4

Issus de ta châsse comme ceux de l'Éden, * des fleuves de miracles, ô Mère de Dieu, * abreuvent la face de la terre en versant * leurs grâces aux fidèles te vénérant ; * c'est pourquoi nous te louons et t'acclamons * et dans l'action de grâces te disons : * Réjouis-toi, seule espérance de ceux qui chantent pour toi.

Ode 4

« Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur ; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »

Magnifions la seule bénie * et vénérons avec foi * son précieux Vêtement * afin de puiser * la grâce du saint Esprit.

Vierge sainte, la cité * qui t'honore, possédant * comme un trésor de grand prix * ton Vêtement, l'embrasse avec foi * et reçoit la grâce de Dieu.

Vierge toute-pure, nous vénérons * ton Vêtement qui fait jaillir * la condition incorruptible * et qui devient un ornement * de gloire pour tes chantres.

Toi la Vierge tout-immaculée * qui seule t'es montrée * plus sainte que les Chérubins, * sauve de tout danger les âmes de ceux * qui te vénèrent avec foi.

* * *

« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Église depuis sa place * en toute vérité s'écria : * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Telle un précieux firmament, ô Mère de Dieu, * l'Auteur de la création t'ayant posée, * t'a parée de ces divines splendeurs comme d'étoiles * dont tu éclaires les confins de l'univers.

Divine Mère, ton Vêtement sacré * nous fait monter de terre vers le ciel * dans l'ardeur que tu allumes en nous ; * aussi nous te glorifions, * cause de notre gloire en l'au-delà.

Voici la grâce qui jamais ne tarira : * d'un cœur pur venez puiser, * amis de la fête, dans la

foi * les flots jaillissant sans cesse * de la sainte châsse de la Mère immaculée.

Ode 5

« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »

Notre Dame, tu nous as donné, * à nous tes serviteurs, * ta Robe et ta Ceinture de grand prix * comme forteresse et rempart divins.

Le temple qui détient * ton Vêtement est devenu * un agréable Paradis * exhalant la bonne odeur de l'Esprit.

Toute-sainte, sanctifie * les âmes et les corps * de ceux qui vénèrent avec foi * comme inestimable ton Vêtement sacré.

De nous qui te disons bienheureuse, * divine Mère, dans ton temple saint, * fais les temples de ce Dieu * qui fit de toi son logis.

* * *

Tu as magnifié ta Mère, Seigneur ; * au-dessus de toutes les puissances des cieux * tu exaltas sa gloire de façon incomparable.

Ta précieuse châsse, divine Mère immaculée, * accorde en abondance la grâce de Dieu * aux fidèles qui se prosternent devant toi.

Tu es la puissance dont s'entourent les croyants, * tu es le lien dont se glorifie ta cité, * et ton Vêtement, divine Mère, fait sa fierté.

Ode 6

« Le prophète Jonas priant dans le ventre du poisson * préfigura les trois jours au tombeau en criant : * À la fosse rachète ma vie, * Jésus, Seigneur des puissances et mon Roi. »

À la reine des cités, * toi qui enfantas le Roi de l'univers, * tu as montré ton Vêtement sacré * comme indestructible rempart.

Dans l'allégresse glorifions * la grâce de la Vierge et vénérons * son Vêtement très-saint, d'où jaillit * sans cesse pour les infirmes la santé.

Nous te savons la source des vivifiantes eaux, * divine Mère, et vénérons ton Vêtement, * où nous puisons chaque jour, * nous les fidèles, les guérisons.

Étant avec toi, le Seigneur * a fait sienne la nature des humains, * divine Mère, pour en

bannir * tout méfait de l'ennemi.

* * *

Ton Église te crie à pleine voix.

Surnaturellement le Seigneur * tout entière t'a glorifiée, * exaltée, comblée d'honneur, * ainsi que ton peuple, ô Mère de Dieu, * avec ton Vêtement et ta châsse sacrée.

Des flots de grâce coulent abondamment * de ta châsse immaculée ; * ils entourent l'entière création * pour abreuver les croyants * qui se prosternent devant ton Fils.

Tous les Prophètes jadis * furent impatients de contempler * ton ineffable gloire, ô Mère de Dieu, * mais s'est montré sur la fin des jours * celui qui transcende tous les temps.

« Ton Église te crie à pleine voix : * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Kondakion, t. 4

Comme voile d'immortalité, * Vierge comblée de grâce par Dieu, * tu as donné aux

croyants * le Vêtement avec lequel * tu couvrais ton corps sacré, * divine protection des mortels ; * avec amour nous célébrons comme fête sa Déposition * et nous chantons avec

foi : * Réjouis-toi, ô Vierge, fierté des chrétiens.

Ikos

La vraie demeure, le pur tabernacle du Verbe Dieu, * l'urne de la Manne, la nuée vivante, * la Mère de Dieu, la Vierge Marie, * disons-la bienheureuse en notre foi, * nous tous qui fûmes sauvés * par son enfantement virginal ; * et vénérons le saint Vêtement * dans lequel fut tenu et porté * le Seigneur comme un enfant, * lorsqu'il porta notre chair * par laquelle la nature humaine fut élevée * à la vie céleste et au royaume des cieux ; * c'est pourquoi nous chantons dans l'allégresse à haute voix : * Réjouis-toi, ô Vierge, fierté des chrétiens.

Synaxaire

Le 2 juillet, nous faisons mémoire de la déposition dans la sainte châsse du précieux Vêtement de la très-sainte Mère de Dieu aux Blachernes, sous le règne de Léon le Grand et de sa femme Vérine.

Les gardes et bourreaux partagèrent jadis

entre eux, près de la croix, les vêtements du Fils.

Cité gardée par lui, t'échoit (quel avantage !)

le deux la robe de sa Mère en héritage.

Par les prières de ta divine Mère, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7

« À Babylone jadis * les enfants d'Abraham * foulèrent la fournaise de feu, * en leurs hymnes s'écriant joyeusement : * Dieu de nos Pères, tu es béni. »

Dans l'élévation de notre esprit * et l'humilité de notre cœur, * glorifions le trône élevé du Roi, * la Vierge toute-sainte * et comblée de grâce par Dieu.

Demeure élue de notre Dieu, * nous vénérons ton Vêtement * déposé avec foi * dans ce vénérable palais * comme l'arche sainte et le secours des croyants.

Tout fidèle est renouvelé * quand il s'approche pour baiser * la sainte châsse contenant, * ô Vierge immaculée, * ton lumineux Vêtement.

L'âme est purifiée * de toute souillure quand on voit * la châsse contenant, * Vierge pure, le Vêtement * ayant couvert ton saint corps.

Divine Génitrice immaculée, * sauve de la famine et de tout mal, * du tremblement de terre, de l'assaut des païens * et des méfaits de l'ennemi * la cité qui te vénère.

* * *

« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient : Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »

Seul Soleil de la justice, Auteur de la clarté, * tu éclairas de tes multiples dons * le temple de ta Mère dans lequel resplendit * le rayonnement de sa Robe sacrée.

Les fonts de tes miracles, Vierge immaculée, * débordent de vraie grâce pour les croyants ; * de ta précieuse châsse coulent, abondants, * de fleuves mystiques, comme d'un autre Paradis.

Approchez dans l'allégresse, tous les mortels, * venez, la sainte châsse invite mystiquement * à vénérer comme un trésor la Robe renommée * de la Souveraine immaculée.

Ode 8

« Rédempteur du monde, Tout-puissant, * au milieu de la fournaise descendu, * de rosée tu as couvert les Jeunes Gens * et leur enseignas à psalmodier : * Toutes ses œuvres, louez, bénissez le Seigneur.

En action de grâces nous te chantons, * toi qui nous procures tant de biens, * Vierge sainte, et nous baisons * ta sainte Robe en disant : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Voyant sur une table exposé * le saint voile de la Vierge immaculée * comme lampe sur le chandelier, * de sa lumière sont éclairés * chaque jour les yeux de notre cœur.

Ô Vierge, tu n'as pas exclu * tes indignes serviteurs * de ton contact sacré ; * car, au lieu de ton corps porteur de vie, * tu nous as donné à tous ton Vêtement.

Vénérons par des hymnes sacrées * la vaste demeure de Dieu, * la seule Mère immaculée, * la porte céleste par laquelle fut fermée * la porte conduisant à la mort.

* * *

Les Anges, Vierge immaculée, * exultent dans ton saint temple maintenant * et volent à l'entour * de ta Robe vénérable et sacrée ; * et nous, dans l'allégresse et la joie, * nous te chantons comme la gloire du genre humain.

Tu es le rameau qui fit pousser, * Vierge pure, la fleur de notre vie, * tu es le vase de grand prix * contenant la myrrhe de l'Esprit, * le trésor des biens, la source des parfums, * la sainte châsse dont émanent les guérisons.

Tes merveilles sont chantées, * Vierge pure, par les armées célestes ; * les Patriarches et les Prophètes clairement * proclament tes hauts faits ; * avec les saints Apôtres, les chœurs des Martyrs * et la multitude des saints Moines, nous nous prosternons devant toi.

« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions ; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient : Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »

Ode 9

« Par sa faute et transgression * Ève instaure la malédiction ; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction ; * et tous ensemble nous te magnifions. »

Voici, par des cantiques joyeux, * ô Vierge, nous glorifions en toi * la litière de Salomon ; * et, faisant cercle autour de ton précieux Vêtement * cette nouvelle arche de sainteté, * nous recevons les guérisons salutaires.

Ô Vierge, comme source de clarté * nous apparaît ta divine châsse contenant * ton précieux Vêtement * qui émet le rayonnement des guérisons * et chasse les ténèbres des maladies ; * nous la vénérons de tout cœur.

De vénérer ton Vêtement * avec nous se réjouissent en ce jour * toutes les Puissances des cieux, * les Apôtres, les Prophètes, les Martyrs, * les Justes, les Moines saints, * Mère toujours-vierge, Souveraine immaculée.

Toute la terre est sanctifiée * par la déposition de ton Vêtement, * sainte demeure du Seigneur, * et David se réjouit * à cause du repos * de l'arche qui t'a jadis d'avance symbolisée.

Ton voile, tu l'as donné * comme enceinte lumineuse, comme rempart * à la reine de toutes les cités * qui te vénère comme étant * la Reine de l'entière création, * Vierge Mère, Génitrice de Dieu.

* * *

Le Christ, pierre angulaire

Ta châsse est vraiment, Génitrice de Dieu, * une garde-robe de grand prix, * car elle est digne de posséder * ta ceinture virginale et ton habit nuptial, * qu'elle garde comme un trésor de vie.

Fidèles, en occupant aujourd'hui * ce temple de la Vierge qui reproduit * l'harmonieuse parure des cieux, * dans la grâce nous brillons * de la splendeur des miracles, ces astres rayonnants.

Ta ville, Génitrice de Dieu, * possède ta Ceinture sacrée * et ton Vêtement comme rempart * protégeant l'unité de la doctrine sacrée, * gloire des orthodoxes et trophée royal.

Ta gloire ineffable, nous la chantons * ainsi que ta grâce inégalée ; * tu es la source de sagesse * d'où vient la parole en tous ceux * qui te vénèrent et magnifient ton Enfant.

« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée ; * c'est lui qui réunit les natures séparées : * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Exapostilaire

Lumière immuable, ô Verbe

Toi seule, très-pure Mère de Dieu, * tu rends nouveaux la nature et le temps, * car tu enfantes chastement * et ta Robe ne se corrompt ; * garde aussi de même façon * tes fidèles dans la

foi * et ton peuple dans la sainteté.

Laudes, t. 4

La châsse contenant, Mère de Dieu, ton vêtement * pour les fidèles est une arche de

sainteté, * une enceinte sacrée, leur gloire et leur fierté ; * chaque jour elle répand * comme une source les guérisons ; * aussi, réunis saintement, * nous célébrons en ce jour * l'océan de tes miracles et tes hauts faits si nombreux. (2 fois)

Voici la place renommée, * voici la demeure sans cesse éclairée * où, dans la grâce, est gardé comme un trésor * le précieux Vêtement de la Servante de Dieu ; * mortels, venez puiser le pardon, l'illumination, * et, rendant grâce, écriez-vous de tout cœur : * Toi dont l'enfantement nous a sauvés, * Vierge toute- sainte, nous te bénissons.

Notre Dame, la sainte déposition de ton Vêtement, * nous la célébrons comme une fête, dans la joie : * à ta ville en ce jour tu as daigné * le remettre comme une enceinte sacrée, * un inviolable talisman, un précieux cadeau, * un imprenable trésor de guérisons, * un fleuve débordant * des charismes de l'Esprit.

Gloire... Maintenant, t. 2

Purifiant nos cœurs et nos esprits, * avec les Anges, nous aussi, * célébrons cette fête dans la joie, * entonnant le psaume que David a chanté * pour la jeune Épouse du Roi de tous, * le Christ notre Dieu : * Lève-toi, Seigneur, disait-il, * vers le lieu de ton repos, * toi et l'arche de ta sainteté. * Comme un charmant palais, en effet, * tu l'as ornée, Seigneur, et l'as donnée * en héritage à ta cité, * pour l'entourer, la protéger, * la délivrer des ennemis, * dans ta puissance et grâce aux prières qu'elle fait monter vers toi.