5 JUILLET. Mémoire de notre vénérable Père Athanase l'Athonite ; et de notre vénérable Père Lampade le thaumaturge

VÊPRES

Premier Cathisme : Bienheureux l'homme.

Lucernaire, t. 2

Quels éloges t'adresser, * Athanase, pour te louer ? * La pratique des vertus * fut ton véritable ornement, * et la lumière qui émane de Dieu * te combla de ses grâces ; * glaive coupant aux passions leur élan, * colonne resplendissante de la divine contemplation, * flambeau de la tempérance faisant briller * sur le chandelier de ton âme les préceptes divins * de celui qui accorde à tous les hommes la vie.

De quels éloges te couronner, * Athanase, dignement ? * Tu es l'aigle parcourant l'éther, * emporté comme un être du ciel * sur les ailes de la divine contemplation, * le donjon de l'humilité, * l'inébranlable rempart du discernement, * la majesté vénérable des bonnes mœurs, * l'intercesseur auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il protège tes enfants, * en l'unique tendresse de son cœur.

Tel un matin lumineux, * grâce aux feux de tes charismes tu menas * ceux qui étaient aveuglés par les ténèbres des passions * vers la lumière sans soir, * Père Athanase, sage-en-Dieu ; * et, pour avoir accru ton talent, * le Christ a fait de toi * un guérisseur des âmes, incisant * avec le scalpel de tes paroles les plaies purulentes * et rendant la santé * aux fidèles qui s'approchent de toi.

t. 8

Lampade, Père saint et bienheureux, * par la tempérance et l'oraison * tu as soumis à l'âme l'arrogance de la chair ; * et tu fus comblé de grâces par l'Esprit saint * dont la force t'a

permis * de soumettre et d'écraser totalement * les esprits du mal qui t'assaillirent si nombreux.

Lampade, Père inspiré divinement, * tu t'es montré à nous comme un trésor * caché dans les cavernes où tu vivais en embaumant * de tes miracles prodigieux * les âmes des fidèles accourant * vers toi, bienheureux Père ; c'est pourquoi nous te chantons : * intercède pour que tes chantres soient délivrés de tout malheur.

Lampade, Père saint et bienheureux, * uni à Dieu par l'ascèse que tu menais * et saintement illuminé par ses vives clartés, * tu devins une lampe faisant briller * pour tous les hommes les vertus salutaires ; * c'est pourquoi nous les fidèles, nous fêtons avec joie * en ce jour ta mémoire porteuse de clarté.

Gloire, t. 6

Quelle divine grâce en ta vie, * Père Athanase, et combien * ta mort fut empreinte de sacré ; * ce jour-là toute la multitude de la Sainte Montagne, réunie, * te voyant sur ta couche sans

vie, * s'écria en gémissant : * Donne une dernière parole à tes serviteurs, * dis-nous comment tu laisses tes enfants, * que tu as aimés tel un père compatissant. * Même si le tombeau, sur terre, va te couvrir, * nous qui te vénérons de tout cœur, * nous aurons dans le ciel un protecteur, * un intercesseur auprès du Christ notre Dieu.

Maintenant...

Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte, * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal ? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * s'est incarné ineffablement : * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver ; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion ; * ô Vierge sainte et

toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Entrée. Lumière joyeuse. Prokimenon du jour et les lectures des saints Moines (voir office du 19 juillet saint Séraphim de Sarov)

Litie, t. 1

L'astre sans couchant * éclairant le monde entier, * c'est le vénérable Athanase,

chantons-le ; * plus que soleil, en effet, il a brillé * au firmament de la foi * pour mener à la vertu * l'ensemble des fidèles par sa clarté * et les entraîna vers le zèle divin * non seulement par l'explication des paroles du salut * et les enseignements divinement inspirés * qui de ses lèvres jaillissaient * comme flots d'une source abondamment, * mais aussi par sa vie angélique * et son admirable pratique des vertus ; * de sorte qu'en l'un et l'autre domaine il montra * le rayonnement de sa parole et de sa vie, tel un maître excellent. * Ô Christ notre Dieu, * par ses prières sauvegarde ce troupeau * et veuille, en ton amour des hommes, affermir la vraie foi.

t. 2

Pères, formant un même chœur, * acclamons l'ami du Christ, l'éponyme de l'immortalité, * le vrai disciple du Sauveur, * la gloire, la fierté de tous les moines, leur conducteur, * celui qui dès l'enfance fut consacré au Seigneur. * En son âme ayant reçu l'amour divin, * il quitta le monde et ses appâts pour prendre sur ses épaules le joug du Christ ; * avec courage il repoussa les hordes des démons et par sa pratique nous montra * l'excellent chemin de ceux qui aiment Dieu ; * et lui-même, l'ayant parcouru, * s'empressa d'atteindre la véritable clarté * de la toute-puissante Trinité. * Merveille étonnante, prodige divin : * terrestre par nature, il devint * semblable aux êtres purement spirituels, * si bien qu'il a reçu de Dieu immense gloire et honneur * et pour nous il intercède, afin que nous trouvions, * au jour du jugement, les biens éternels.

t. 4

Les admirables exploits * de la vie que tu menas en l'ascèse * émerveillèrent les Anges et stupéfièrent les mortels ; * toi qui étais, en effet, * en ton corps terrestre un incorporel, * tu as lutté avec les ennemis invisibles ; * c'est pourquoi d'âge en âge te chantent les croyants * et ton vénérable troupeau tout spécialement * célèbre de brillante manière tes efforts, * car tu en as fait une agréable cité dans le désert * en fondant pour tant de moines un habitacle majestueux ; * et, comme en de splendides vêtements, * il resplendit sous tes miracles et tes exploits généreux, * Athanase, et réclame sa protection * par tes prières d'intercession * auprès du Christ notre Dieu * qui lui accorde la grâce du salut.

Gloire, t. 5

Faisons retentir le concert de nos chants, * car la grâce de l'Esprit, plus sonore que tout clairon, * nous convoque tous pour chanter ce Père porteur de Dieu. * Que les rois et les princes admirent ce véritable serviteur du grand Roi, * qui a renversé le maître de ce monde, ses puissances, ses principautés, * en revêtant l'armure complète de l'Esprit saint. * Evêques et Docteurs, ensemble célébrez * la règle, le modèle des véritables bons pasteurs, * la pureté de sa doctrine, la noblesse de sa foi, * sa hauteur, atteignant jusqu'aux nues, * dans la contemplation et la pratique des vertus, * le torrent de délices de ses enseignements, * le guide conduisant les égarés, * celui qui redresse les fidèles ébranlés, * et pour tous les malades un trésor de compassion. * Louant la grande gloire de l'Athos, disons tous : * Couronnement des Pères, Athanase, par tes prières ne cesse pas * de protéger tes serviteurs et de sauver ton troupeau.

Maintenant...

Faisons retentir le concert de nos chants, * car la Vierge Mère, la souveraine de l'univers, * du haut du ciel couronne de bénédictions les chantres de son nom. * Rois et princes, accourez pour acclamer * par des hymnes la Mère du Roi * qui voulut, dans son amour, sauver de la mort les captifs de jadis. * Evêques et Docteurs, tous ensemble célébrez * la Mère tout-immaculée * qui mit au monde le bon Pasteur. * C'est elle, le chandelier tout doré, * la Nuée porteuse de clarté * devenue plus vaste que les cieux, * l'arche vivante, le trône flamboyant du Seigneur, * l'urne d'or où la manne est conservée, * la porte close que seul le Verbe a

franchie ; * disons donc les louanges de la Mère de Dieu, * invoquant de la sorte le Refuge des chrétiens : * Palais du Verbe, accorde à tes humbles serviteurs le royaume des cieux, * car rien n'est impossible à ta divine médiation.

Apostiches, t. 5

Réjouis-toi, vénérable Père Athanase, * toi qui exultes avec les Anges, dans leurs chœurs, * puisque déjà sur la terre en vérité * c'est leur vie que tu menas en t'exerçant dans la vertu, * en révélant la pureté d'un miroir sans défaut * et recevant les rayonnantes clartés de l'Esprit

saint ; * aussi tu voyais clairement l'avenir, * prévoyant toute chose grâce aux divines lumières du Christ ; * supplie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Elle est précieuse devant le Seigneur, * la mort de ses amis.

Réjouis-toi, chef des ascètes, leur invincible défenseur ; coupant à la racine les passions * et soutenant avec courage les assauts des démons, * Athanase, tu triomphas de leur funeste égarement ; * et tu rendis manifeste la vigueur, * la puissance invincible de la Croix du Sauveur ; * sous cette armure, tu vainquis tous les adversaires contestant * la divine manifestation du Christ en la chair ; * supplie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut

Heureux l'homme qui craint le Seigneur, * qui se plaît à ses préceptes.

Colonne lumineuse appuyée sur les vertus, * nuée procurant l'ombre au désert, * de terre conduisant vers le ciel les moines de l'Athos, * tu déchiras l'océan des passions grâce au bâton de la Croix * et, faisant fuir cet autre Amalec, le démon, * sans obstacle tu trouvas la céleste montée, * bienheureux Père, l'héritage sans fin * où tu exultes avec les Anges devant le trône du Christ ; * supplie-le d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Gloire, t. 6

Le joyau des Pères saints, * la gloire des ascètes chrétiens, la source des miracles divins, * notre chaleureux intercesseur auprès de Dieu, * amis de la fête réunis, * chantons-lui nos éloges en disant : * Réjouis-toi, emblème et règle de la vie monastique, son modèle le plus exact, * réjouis-toi, brillant luminaire éclairant la terre de tes vertus, * réjouis-toi, consolateur des affligés et fervent protecteur des malheureux. * Car tu ne cesses d'intercéder, * Athanase, auprès du Christ notre Dieu * pour les brebis de ton bercail * et pour tous les fidèles qui vénèrent ton auguste dormition.

Maintenant...

Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie ; * notre Dame, nous t'en prions : * au milieu des Apôtres et de tous les Saints, * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 3

La vie que tu as menée, Athanase, dans la chair * a l'admiration des armées angéliques * te voyant marcher corporellement * vers les combats invisibles * et massacrer les phalanges des démons ; * c'est pourquoi le Seigneur t'a récompensé de ses dons abondants ; * illustre Père, prie le Christ notre Dieu * d'accorder à nos âmes la grâce du salut.

Vierge Mère de Dieu, nous te chantons, * médiatrice du salut pour le genre humain ; * dans la chair qu'il a reçue de toi * ton Fils, notre Dieu, * a daigné souffrir sur la croix * pour nous racheter de la mort, * dans son amour pour les hommes.

MATINES

Cathisme I, t. 4

Ayant pris sur tes épaules la croix du Christ, * vénérable Athanase, tu l'as suivi par tes labeurs ascétiques ; * et tu devins, illustre Père, un modèle parfait * pour tous les moines s'exerçant dans la sainteté ; * toi dont les exploits divins t'ont mérité * à présent le royaume d'en-haut, * ne cesse pas d'intercéder pour le salut de nos âmes.

Comme le Prophète, je m'écrie : * N'entre pas en jugement, Seigneur, avec moi ; * car mes fautes, je le sais, * me condamnent, et je te dis : * par les prières de celle qui t'enfanta, * Ami des hommes, prends pitié * de moi ton humble, ton indigne serviteur, * comme du Larron, de la Courtisane, du Prodigue, du Publicain ; * car tu n'es pas venu sauver les justes, mais plutôt les pécheurs.

Cathisme II, t. 4

Vénérable Athanase, ayant plu au Seigneur * par tes saintes œuvres et la pureté de ta vie, * tu as mérité la part des Anges incorporels.

Invincible protectrice des malheureux, * diligente avocate de ceux dont l'espoir repose en

toi, * délivre-moi de tout danger * et ne méprise pas mon appel, * toi qui viens au secours de l'univers.

Psaume 50 et les canons des Saints : celui d'Athanase (t. 8), avec l'acrostiche : Je célèbre Athanase et je loue sa vertu. Amen ; et celui de Lampade (t. 2).

Ode 1, t. 8

« À la tête de ses chars le Pharaon fut englouti * grâce au bâton de Moïse * autrefois, merveilleusement, * lorsqu'en forme de croix * il frappa la mer et la fendit, * mais il sauva Israël qui put fuir * et passer à pied sec * en chantant un cantique au Seigneur. »

Toi l'éponyme de l'immortalité, * avant même le terme de ta vie, * Père Athanase, manifestement * tu participas à la condition immortelle * en quittant les choses éphémères. * Désormais devant le Christ, * souviens-toi de nous tous * qui faisons mémoire de toi.

Dès la plus tendre enfance * tu fis preuve de piété envers Dieu * et la privation de tes

parents * ne t'empêcha nullement d'acquérir la vertu : * tu dirigeas entièrement * tout ton désir et ton amour * vers le seul Créateur.

Bien que mes lèvres soient souillées, * j'ose chanter ta louange, * vu l'affection que je nourris pour toi * et l'amour qui m'enchaîne ; * sois indulgent toutefois, * Père vénérable, et donne-moi * de pouvoir te préparer * un éloge vraiment digne de toi.

Comme enfant nouveau-né, * de manière ineffable, * tu as mis au monde l'Ancien des jours * qui vint nous montrer sur terre * les voies nouvelles de la vertu ; * et Athanase, ton illustre serviteur, * épris d'amour pour ton Fils, * a fait construire, ô Vierge, ce temple pour toi.

t. 2

« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il a soustrait * à servitude des Égyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »

Par la pluie de tes intercessions * viens alimenter, * Lampade porteur-Dieu, * la lampe de mon âme et souffle-moi, * vénérable Père, les paroles pour te louer.

Sur tes épaules ayant pris ta croix * et mortifiant ta chair, * Père saint, tu as suivi * celui qui a souffert pour toi * la crucifixion volontaire.

Invoquant la puissance du Très-Haut, * tu as humilié l'ennemi * avec lequel tu combattais * dans l'ascèse pour acquérir, * Père saint, le diadème des vainqueurs.

Qui pourrait décrire justement * ta conception dépassant l'entendement ? * C'est Dieu que tu as mis au monde, * Toute-sainte, le Sauveur universel * qui nous est apparu dans la chair.

Ode 3, t. 8

« Au commencement, par ton intelligence, tu affermis le ciel et tu fondas la terre sur les

eaux ; * ô Christ, rends-moi ferme sur la pierre de tes commandements, * car nul n'est saint * hormis toi, le seul Ami des hommes. »

Épris d'amour, dès l'enfance, pour Dieu, * tu réunis les enfants du même âge que toi * et, formant un chœur, tu les dirigeais * spirituellement pour les tirer * très-sagement des usages enfantins.

Par amour de la sagesse, tu es venu * dans l'heureuse cité de Constantin * et, comme abeille sage et produisant du miel, * butinant parmi les paroles l'essentiel, * tu en laissas le superflu.

De ton âme gouvernant la nef * grâce à la voile de la Croix, * bienheureux Père, tu as accompli * aisément la traversée difficile de cette vie * et tu abordas aux calmes havres de Dieu.

Celui qui est né du Père avant les siècles ineffablement * est issu de ton sein, * Vierge Mère, en ces derniers temps * pour diviniser notre nature * et se faire suivre d'une foule de Saints.

t. 2

« Seigneur qui par ta parole as affermi les cieux, * affermis aussi mon cœur dans la foi. »

Au creux des montagnes recherchant la paix, * tu as trouvé la grâce divine, bienheureux Père sage-en-Dieu.

Exalté par ton humilité, sur les ailes de l'amour, * Père, tu es parti vers les demeures des cieux.

Dans la tempérance, Père théophore, tu vécus ; * aussi tu évitas les méfaits de l'ennemi.

Délivre de tout danger, nous t'en prions, * ceux qui se réfugient vers toi, Mère du Christ notre Dieu.

Cathisme, t. 8

Dès la jeunesse ayant quitté les charmes périssables de cette vie, * tu as suivi avec empressement celui qui t'appelait * et, selon son précepte, ayant pris sa croix sur tes

épaules, * vénérable Père, dans les jeûnes tu épuisas ton corps ; * c'est pourquoi le Seigneur te désigna, * dans sa bonté, comme le pasteur de ses brebis. * Intercède, Athanase, auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Mère de Dieu, tu as conçu, sans être consumée, * dans ton sein la Sagesse et le Verbe de Dieu, * tu as mis au monde celui par qui le monde est soutenu, * tenant dans tes bras celui qui tient la terre dans ses mains, * allaitant de tes mamelles le nourricier de l'univers ; * c'est pourquoi, Vierge sainte, j'implore le pardon de mes péchés ; * à l'heure où je rencontrerai face à face mon Créateur, * Vierge pure et notre Dame, accorde-moi ton secours, * car tu es l'espérance de ton indigne serviteur.

Ode 4, t. 8

« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi moi Dieu et mon allégresse ; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté ; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie : * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »

Faisant de ton esprit le dominateur des passions * et te laissant guider par l'action divine, * tu menas ta route à bonne fin ; * quant aux pièges, aux séductions * et aux embûches du

démon, * tu les repoussas pieusement * comme un sage ayant choisi le meilleur.

Ayant reçu le joug léger du Seigneur * et formé à la crainte de Dieu, * par la purification de ton âme et de ton corps * tu devins un modèle de chasteté, * un sommet de tempérance, * le sceau de la condition impassible, * Athanase, une icône de l'amour.

Ayant suivi avec soin * l'enseignement de l'Église et celui du siècle, * très-sagement tu distinguas en chacun d'eux * ce qui était utile et convenant, * paré que tu étais de justice, de bon sens, * de courage, d'intelligence, d'humilité * et te signalant par tant d'autres qualités.

Le Seigneur porté sur les épaules des Chérubins, * Vierge Pure s'est établi dans ton sein * comme en un trône flamboyant * et, par l'assomption de notre chair, * divinisa la nature humaine, * comme l'enseigne l'illustre moine Athanase, * Souveraine toute-digne de nos chants.

t. 2

« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »

Devenu par tes divines vertus bonne odeur en Christ, * Père divinement inspiré, tu répands la myrrhe des guérisons.

Caché, bienheureux Père, pendant de longues années, * tu fus révélé par Dieu, pour sa gloire.

Possédant désormais la châsse de tes reliques, nous y puisons, * Lampade, la santé, en t'acclamant.

Vierge pure ayant mis au monde sans semence notre Dieu, * nous t'en supplions, prie-le sans cesse pour tes serviteurs.

Ode 5, t. 8

« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible ? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé ; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »

Par la douceur de tes paroles * tu attirais comme l'aimant * vers ton enseignement * et vers l'écoute de tes conseils * ceux qui sans cesse désiraient * contempler ton visage radieux.

Toi qui obéissais aux préceptes divins * et mettais en pratique les commandements du Créateur, * tu devins un législateur pour les moines, * un modèle parfait, * l'instructeur et le guide des esprits égarés, * un flambeau pour les cœurs enténébrés.

Toi l'effigie des vertus, * le réceptacle des grâces du saint Esprit, * tu as édifié * un saint lieu de méditation * où tu instituas un genre de vie * convenant aux solitaires.

La bouche la plus éloquente * ne peut te chanter comme il se doit, * Vierge toute-digne de nos chants, * toi qui surpasses les Chérubins et toute créature ; * avec saint Athanase prie donc * le Seigneur en faveur de nous tous.

t. 2

« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements : * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »

Toi la lampe qui brilles pour toujours * de la divine clarté, * tu émets la splendeur des guérisons * illuminant ceux qui célèbrent, * vénérable Père, ta mémoire sacrée.

Rendant tes œuvres conformes à ton nom, * tu devins une lampe allumée * par le feu divin du saint Esprit * et capable de consumer * les broussailles du péché.

Vénérable Père, depuis les intarissables trésors * des sources divines tu fais jaillir * la myrrhe au doux parfum, * chassant toute mauvaise odeur des passions * pour la gloire de notre Dieu.

Vierge pure qui as enfanté le Christ, * le créateur de l'univers, * nous te prions : Réjouis-toi * qui fis lever sur nous la divine clarté * et pus loger en toi le Dieu infini.

Ode 6, t. 8

« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés ; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie ; * c'est vers toi que je crie ; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

Par tes peines tu mortifias les désirs de la chair, * par tes larmes et tes jeûnes * tu t'es crucifié pour le monde et les passions ; * par tes hymnes et tes prières incessantes * tu fus assidu en présence de Dieu.

Toi le chef de file * des moines qui vivent sur la montagne de l'Athos, * l'image même de la vie vertueuse, * tu es aussi l'ornement * de tous les solitaires qui y résident.

Droiture, douceur et bonté, * indulgence, mesure, affabilité, * miséricorde, sympathie, compassion et joie, * telles furent tes qualités * à l'imitation de ton maître le Christ.

Tel un autre Moïse, tu édifias * comme un nouveau tabernacle, Bienheureux, * l'enclos de tes brebis * que tu as agrandi par tes peines et tes efforts * et consacré à la Mère de Dieu.

t. 2

« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion : * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »

Conduit par les souffles de l'Esprit divin, * vénérable Père, tu as franchi la tempête de cette vie, * pour atteindre le havre du repos céleste.

Tu as été le modèle des moines, en reproduisant * par ton calme l'ermitage d'Élie * et en faisant sécher les passions corporelles.

L'abîme de tes larmes, Père bienheureux, * est devenu la ruine des démons * et l'illumination de ton fidèle troupeau.

Rends-moi digne de ta divine compassion, * toi qui enfantas le Seigneur compatissant * dont le sang nous a sauvés de la mort.

Kondakion, t. 8

Comme excellent contemplateur des êtres immatériels * et comme un authentique maître en la pratique des vertus * nous t'acclamons, nous tes brebis, nous écriant : * auprès du Seigneur ne cesse pas d'intercéder * pour qu'il sauve des épreuves et du malheur les fidèles te chantant : * Réjouis-toi, saint Athanase de l'Athos.

Ikos

Du ciel ayant reçu la merveille de ton nom, * tu as hérité la vie immortelle ; * et, avec ton corps ayant mené sur terre la vie des incorporels, * tu es devenu inaccessible aux passions et pour cela nous te chantons :

Réjouis-toi, gloire des moines, leur splendeur, * réjouis-toi, lumineuse colonne de chasteté, * réjouis-toi, signe de courage évident, * réjouis-toi, preuve d'une sage pensée.

Réjouis-toi, parfaite balance d'équité, * réjouis-toi, qui as soumis tes œuvres à la raison, * réjouis-toi, esprit jouissant d'ineffables réflexions, * réjouis-toi, observateur attentif de l'entière création.

Réjouis-toi, qui as couvert de honte les démons, * réjouis-toi, qui as mortifié toute passion, * réjouis-toi, tranquille havre après la tempête de la vie, * réjouis-toi, sauveur de ceux qui te chantent avec foi :

Réjouis-toi, saint Athanase de l'Athos.

Synaxaire

Le 5 juillet, mémoire de notre vénérable Père théophore Athanase l'Athonite.

Des Pères le premier fut Antoine le Grand,

mais leur couronnement, ce fut saint Athanase.

Si la chronologie le place au dernier rang,

de l'ascèse il exprime la plus haute phase.

Leur temple s'effondrant, six disciples sont morts

avec lui, désertant le temple de leur corps.

Athanase le cinq est porté par les Anges

en la cité de Dieu : à lui soient nos louanges !

Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Lampade.

De l'huile des vertus sa lampe était remplie :

l'Époux venant, Lampade aux chœurs festifs se lie.

Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 8

« La condescendance de Dieu * troubla le feu à Babylone autrefois ; * c'est pourquoi les Jeunes Gens * dans la fournaise dansaient d'un pas joyeux, * comme en un pré fleuri, et ils chantaient : * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

En presque toute la création * a retenti le message * de ta vie et de tes justes actions, * et tu as gagné, Père saint, le sommet de la gloire, * car Dieu t'a glorifié * et t'a donné la renommée universelle.

À l'imitation de ton Maître, * tu es devenu, Père saint, * le secours des pauvres, la providence des orphelins, * la protection des veuves, le havre des gens en péril, * la prompte consolation des affligés * et celui qui protège les opprimés.

Te connaissant comme un astre universel * et un luminaire sans déclin pour les moines, * comme le secours dans les difficultés et l'immense refuge des pécheurs, * je te choisis pour médiateur intercédant, * auguste Père, auprès du Christ notre Dieu.

Divine Génitrice, ton serviteur, * désirant contempler la gloire ineffable * de ton Fils et de ton Dieu, * en a pris la sainte croix et l'a suivi en marchant * sur ses traces divines et porteuses de vie.

t. 2

« Toi qui jadis éteignis la fournaise qui crépitait * et couvris les Jeunes Gens * de la rosée du saint Esprit, * tu es béni, Seigneur, Dieu de nos Pères. »

Sous la rosée de la tempérance tu as éteint * la fournaise ardente des passions, * bienheureux Père, et t'écrias : * Tu es béni Seigneur, * Dieu de nos Pères.

Sous l'éclairage des grâces t'habitant, * tu illumines les cœurs des fidèles psalmodiant : * Tu es béni, Seigneur, * Dieu de nos Pères.

Père saint qui fus un humble de cœur, * sublime par ta vie, * et tes miracles, tu chantais : * Tu es béni, Seigneur, * Dieu de nos Pères.

Toi qu'une Vierge porta, puis enfanta, * toi qui dépouillas l'Enfer * et as illuminé les

nations, * tu es béni, Seigneur, * Dieu de nos Pères.

Ode 8, t. 8

« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur ; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria : * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres,

louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Athanase, ayant vaillamment repoussé * les puissances et principautés des ténèbres, * tu fus un instructeur sublime, * un guide de salut * découvrant leurs intrigues, * leur ruse, leurs complots * et gardant ton troupeau * à l'abri de tout méfait du démon.

Demeurant sur terre comme un homme, * tu as acquis en vérité * la citoyenneté des cieux, * te montrant le compagnon des Anges, * partageant leur genre de vie ; * avec eux tu chantes désormais : * Vous, les prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Réunis en ce jour, * nous te chantons dignement * et la châsse de tes reliques, nous la vénérons, * demandant par tes prières * la délivrance des passions, le pardon de nos péchés, * la fin de tout malheur funeste * et célébrant dans l'allégresse et la foi * ta sainte mémoire dans les siècles.

Comme Élie demeura jadis au Carmel, * ainsi toi-même tu désiras * trouver ton repos sur la montagne de l'Athos * pour t'y unir au Seigneur ; * et, brillant de la contemplation divine, * tu te montras un serviteur * de la pure Mère de Dieu * à laquelle tu chantais avec l'Archange : Réjouis-toi.

t. 2

« Le Dieu qui descendit dans la fournaise * pour venir en aide * aux enfants du peuple

hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »

Par des miracles et d'étonnantes apparitions * tu t'es révélé à ceux qui t'ignoraient * et, après plusieurs années d'oubli, * tu es sorti de ta cachette * pour nous verser la myrrhe des guérisons, * bienheureux Père aux divines pensées.

Pour nous tu fais sourdre, Père bienheureux, * l'intarissable grâce * que tu puises aux sources du salut * et tu nous sauves tous * des passions, des périls, de l'affliction, * nous qui célébrons ta mémoire sacrée.

Sur terre tu menas ta vie angélique * dans la pureté du cœur * et, lorsque tu pris congé de la chair, * tu t'es uni aux Anges pour chanter : * Bénissez l'Ami des hommes, louez-le, * exaltez-le dans tous les siècles.

Le Fils unique engendré divinement * par le Père avant les siècles * et qu'en ces temps ultimes * a enfanté la Vierge dans la chair, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez- le dans tous les siècles.

Ode 9, t. 8

« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair ; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux : * ô Mère de Dieu, * l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »

Dans la pureté, la chasteté * ayant mené ton existence immaculée * et comme un incorporel ayant vécu sur terre, * tu es monté vers le séjour céleste * pour te réjouir avec les Justes et les Saints * en intercédant pour nous tous auprès du Christ.

Ayant grandement magnifié ton Maître sur terre * et l'ayant glorifié en tes membres * par la contemplation et l'action, * tu es devenu célèbre et renommé, * Père théophore, en tout lieu, * car même l'ennemi sait reconnaître la vertu.

À la multitude des Anges tu t'es uni, * aux chœurs des saints Moines tu t'es agrégé * et tu exultes avec tous les élus, en communiant * à la véritable divinisation, à la vie immortelle ; * avec eux ne cesse pas d'intercéder * auprès du Maître pour les brebis de ton bercail.

Notre Dame, ô temple sanctifié * ayant trouvé place pour l'Un de la Trinité, * ton serviteur Athanase a bâti pour ta gloire * une église, un sanctuaire en ton honneur ; * par tes prières ne cesse pas * de lui offrir ton alliance en tout temps.

t. 2

« Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, * est venu du ciel * renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition ; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous ; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »

Celui qui est né pour nous de la Vierge en une grotte * aux fidèles a révélé * sous l'éclairage de l'Esprit * la châsse de tes reliques, Père théophore, * qu'une grotte avait cachée

saintement * et qui désormais * a fait jaillir les guérisons.

Toi qui as mené le bon combat dans l'ascèse * et qui as foulé aux pieds * tous les filets de l'ennemi, * tu sauves de la perdition * ceux qui te vénèrent de tout cœur : * bienheureux Lampade conduis-nous * vers le chemin céleste.

Epargne-moi, Seigneur, épargne-moi, * lorsque tu viendras' prononcer mon jugement ; * ne me condamne pas au feu, * ne me corrige point dans ton courroux ; * laisse-toi fléchir, ô Christ, par la Vierge qui t'a mis au monde, * par les Anges si nombreux et le Moines en chœur.

Exapostilaire, t. 2

Tu t'es levé des pays de l'orient * comme un luminaire brillant de loin, * Athanase, et tu as illuminé * les régions situées à l'occident par l'éclat resplendissant de tes vertus ; * ne cesse donc pas de prier pour le monde le Seigneur.

Toute-pure Souveraine de l'univers, * garde par les prières du vénérable Athanase * à l'abri de toute adversité le troupeau * qui te chante comme protectrice du monde en tout temps.

Laudes, t. 8

Seigneur, précieuse fut devant toi * la mort de ton saint Moine, en vérité ; * voici qu'en effet ton serviteur a fait jaillir * une puissante source de guérisons : * il chasse, après sa mort, toutes sortes de maladies * et met en fuite les esprits funestes * auxquels il résista durant sa vie jusqu'au sang. (2 fois)

La châsse de tes reliques, le Seigneur * en a fait pour les mortels * une source de miracles et un fleuve de dons : * elle a procuré la vie aux aveugles, * elle a purifié les lépreux ; * quant à ceux que retiennent en leur pouvoir les démons, * elle les en délivre et les rend sains d'esprit.

Joyau des ascètes, réjouis-toi, * étoile des moines, fierté des pasteurs, * Père Athanase, compagnon de tous les Justes dans le ciel ; * réjouis-toi, fontaine d'innocence et d'amour, * réjouis-toi, demeure de la sainte Trinité, * réjouis-toi, luminaire du discernement aux brillantes clartés, * réjouis-toi, vivante colonne, pur modèle des vertus.

Gloire, t. 6

Tous ensemble, acclamons * l'éponyme de l'immortalité, * le noble et courageux ascète de l'Athos : * il y a rassemblé le premier troupeau, * y bâtit un temple avec amour pour le Seigneur * et l'a consacré à la Mère de Dieu ; * devant elle il intercède pour nous * qui célébrons avec foi sa mémoire sacrée.

Maintenant...

Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie ; * notre Dame, nous t'en prions : * au milieu des Apôtres et de tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Grande Doxologie, Tropaire du Saint. Litanies et Congé.