13 JUILLET. Synaxe du saint archange Gabriel ; et mémoire de notre vénérable Père Étienne le thaumaturge, moine sabbaïte

VÊPRES

Lucernaire, t. 1

L'archange Gabriel, * esprit lumineux, annonciateur du salut * et tout à fait divin par son aspect, * contemple la lumière du triple Soleil ; * il chante en compagnie * des armées célestes * le redoutable mystère de Dieu, * qu'il implore pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.

Le grand mystère que d'abord * les Anges mêmes ne connaissaient * et qui fut caché pendant les siècles * te fut confié à toi seul, Gabriel, * et toi-même, en arrivant * à Nazareth, tu l'annonças * à la seule Vierge immaculée ; * intercède avec elle, pour qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.

Toi qui toujours es comblé * de la divine clarté, * toi qui fais la volonté * et accomplis les ordres du Seigneur tout-puissant, * archange Gabriel, * en ta bonté, sauvegarde tous ceux * qui t'honorent de tout cœur * et sans cesse demande qu'à nos âmes soient données * la paix et la grâce du salut.

t. 8

Étienne, Père théophore et bienheureux, * ayant muni brillamment * ton esprit de divine intelligence, * tu transformas en courage tes sentiments, * en chasteté ton désir, * en justice ta force d'âme entièrement, * ajustant bien sagement l'agréable char des vertus * sur lequel tu montas avec allégresse vers les cieux.

Étienne, Père théophore et bienheureux, tu as fait briller ton esprit * à la lumière des divins enseignements, * brandissant comme une lance ton cœur * contre le blasphème des hérésies, * dans ton désir de goûter aux délices d'en-haut ; * rends-nous dignes d'y prendre part, nous aussi, * toi qui te tiens devant le trône du Roi tout-puissant.

Étienne, Père théophore et bienheureux, * dans la tempérance ayant repu ton esprit, * tu le fis sans cesse monter vers la cause première ; * ayant apaisé le trouble des passions * et secoué la confusion de ce monde, * tu atteignis, par la pureté de ton esprit, * le véritable sommet de tes désirs, * vénérable Père aux divines pensées.

Gloire, t. 6

Réjouissez-vous avec nous, * toutes les divisions angéliques : * celui qui est pour vous un chef, en effet, * et pour nous un protecteur, * le grand archistratège Gabriel, * sanctifie la présente journée * en se montrant de merveilleuse façon * dans son temple sacré ; * c'est pourquoi, le célébrant comme il se doit, * nous lui chantons : Protège-nous * à l'ombre de tes ailes, archange Gabriel.

Maintenant...

Nul de ceux qui ont recours à toi * ne s'en revient confondu, * Vierge pure et Mère de Dieu, * mais qui implore ta grâce reçoit * selon sa prière le don qui lui convient.

Apostiches, t. 4

L'Esprit qui précède tous les temps, * Gabriel, a fait de toi * une seconde lumière éclairant * par communion divine * toute la terre et nous révélant * le grand, le divin mystère caché depuis les siècles, * l'incarnation dans le sein virginal * de l'Incorporel fait homme pour sauver l'humanité.

D'esprits célestes il fit ses Anges, * de flammes de feu, ses serviteurs.

Toi qui es proche du triple Soleil, * devant le trône de Dieu, * et qu'illumine richement la divine splendeur * qu'il envoie sans cesse de l'au-delà, * délivre des ténèbres de leurs

passions * ceux qui t'acclament sur terre et te chantent allégrement ; * fais descendre sur eux la clarté, * toi qui intercèdes pour nos âmes, archistratège Gabriel.

Bénis le Seigneur, ô mon âme, * Seigneur mon Dieu, tu es si grand.

Brise l'orgueil des fils d'Agar * assaillant sans cesse ton troupeau ; * mets un terme aux schismes dont l'Église est déchirée ; * apaise la houle des épreuves sans fin ; * délivre du péril et de tout malheur * les fidèles te glorifiant de tout cœur * et cherchant refuge sous ta sainte protection, * toi qui intercèdes pour nos âmes, archistratège Gabriel.

Gloire... Maintenant, t. 8

Comme chef conduisant les Anges au combat, * délivre de tout péril et de toute affliction, * des sombres fautes et de toute maladie * ceux qui d'un cœur sincère te prient * et te chantent, glorieux archistratège Gabriel, * toi qui vois clairement l'Immatériel en incorporel * et resplendis de l'inaccessible clarté * du Seigneur de gloire qui par amour * pour nous les hommes assuma notre chair * en s'incarnant de la Vierge pour sauver l'humanité.

Tropaire, t. 4

Archistratège des célestes armées, * malgré notre indignité nous te prions * de nous protéger par tes prières et nous garder * à l'ombre des ailes de ta gloire immatérielle, * nous qui nous prosternons devant toi et te supplions instamment : * délivre-nous de tout danger, * grand Prince des Puissances d'en-haut.

Gloire... Maintenant... Théotokion

Apolytikion du même ton, selon le jour de la semaine (voir Appendice).

MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton Occurrent, un canon de l'Octoèque, puis le canon de l'Archange (t. 4), avec l'acrostiche : Je louerai le sublime archange Gabriel. Joseph ; et celui du Vénérable (t. 2), œuvre de Théophane, avec l'acrostiche : Étienne, de nos hymnes nous te couronnons.

Ode 1, t. 4

« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint ; * j'adresse mon poème à la Mère du

Roi ; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »

Archange du Seigneur, * toi qui es lumière par communion * à l'immatérielle et divine

clarté, * par tes prières éclaire-moi, je t'en prie, * afin que je puisse te chanter.

Formons un chœur divin, * dans l'allégresse de ce jour, * pour glorifier le prince des Incorporels, * qui annonça l'ineffable joie * venue en ce monde par bonté.

T'ayant pour défenseur auprès de Dieu * et pour suprême protecteur, * pour rempart et forteresse, nous tes amis * qui te chantons, nous sommes délivrés * de tout péril et des méfaits du serpent.

Lorsqu'il te vit si pure, immaculée, * Gabriel fit retentir sa voix : * Dame inépousée, réjouis-toi, * gloire des Anges, leur fierté * et sauvegarde des mortels.

t. 2

« Dans l'abîme jadis fut culbutée * par la puissance invincible * toute l'armée de Pharaon, * et maintenant le Verbe fait chair * a supprimé le poids de nos péchés, * le Seigneur que nous glorifions, car il s'est couvert de gloire. »

Pour t'offrir la récompense de ton enseignement, * nous te décernons un prix, * bienheureux Étienne, en composant l'éloge de ta vie ; * veuille favorablement le recevoir, * vénérable Père, et m'accorder * par tes prières la grâce de l'Esprit.

L'élan des funestes passions, * Père, tu l'as stoppé * avec l'aide de la raison et de la foi ; * car tu fus doux, affable, bienveillant, * saint Étienne, et plein de modération, * toi que la sagesse et le savoir ont couronné.

Saintement, vénérable Père, tu t'es orné * de la grâce par tes œuvres et ton savoir, * désireux que tu étais * des couronnes de la gloire du Christ ; * c'est pourquoi merveilleusement l'espérance * ne t'a pas manqué, Bienheureux.

Vierge pure et tout-immaculée, * tu as surpassé toute créature invisible ou que l'on voit, * car tu enfantas le Créateur * lorsqu'en ton sein il lui a plu de s'incarner ; * avec confiance

supplie-le * d'accorder à nos âmes le salut.

Ode 3, t. 4

« Garde sous ta protection, * ô Mère de Dieu et source intarissable de la Vie, * tous les chantres qui t'honorent de leurs hymnes ; * dans ta divine gloire * accorde-leur la couronne des vainqueurs. »

Éclairé de façon immatérielle, * Gabriel, comme Ange incorporel, * par communion à la clarté immatérielle, * tu es une seconde lumière éclairant * les êtres matériels qui te chantent chaque jour.

Archange, tu as mérité * la plus haute gloire, toi qui nous as révélé * le grand mystère qui nous fit monter * de terre jusqu'au plus haut des cieux, * nous qui te vénérons grandement.

Depuis le ciel montre-toi * à qui recherche ta faveur, * apaise la tempête des afflictions * et des épreuves déchaînées contre nous, * archistratège Gabriel.

Ô Vierge, te révélant * le mystère jusqu'alors caché, * devant toi Gabriel s'est écrié : * Réjouis-toi, palais qu'habite Dieu * pour diviniser les mortels, en sa bonté.

t. 2

« Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l'Église stérile des nations à ton avènement, Seigneur : * en lui mon cœur s'est affermi. »

Ta vie, Père théophore Étienne, a resplendi * sur le monde avec autant d'éclat que le soleil, * illuminant les fidèles qui te vénèrent de tout cœur.

L'univers est éclairé par tes enseignements, * comme un flambeau tu as brillé pour l'Église du Christ, * en laquelle mon cœur s'est affermi.

Ton âme, tu l'as gardée de l'esclavage des passions, * vénérable Étienne, et des voluptés charnelles ; * c'est pourquoi nous t'acclamons.

Comme un lis au milieu des ronces tu parus * par ta pureté et par l'éclat de ta virginité, * sainte Dame, auguste Mère de Dieu.

Cathisme, t. 1

L'archange Gabriel, en chef des Anges, avec eux * chante joyeusement l'hymne divine à la sainte Trinité. * À pleine voix, fidèles, chantons-le tous * et d'un cœur pur glorifions-le.

Gloire...

Ton sang mystiquement crie de terre vers Dieu, * comme celui d'Abel, vénérable Père aux divines pensées ; * clairement tu prêchas la Trinité incréée ; * c'est pourquoi, tel un pasteur excellent, * tu repoussas comme loups les hérésies, * Étienne, avec la fronde de l'Esprit.

Maintenant...

Ô Vierge inépousée, sainte Mère de Dieu * qui seule nous protèges et nous défends, * délivre le peuple des fidèles qui espère en toi * de toute menace et de tout danger qui pèse sur lui ; * ô Vierge, intercède auprès de Dieu * pour le salut de nos âmes.

Ode 4, t. 4

« L'ineffable projet divin * de ta virginale incarnation, * Dieu très-haut, le prophète

Habacuc * l'a saisi et s'écria : * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Jadis par participation divine, * admirable Gabriel, * tu descendis éclairer le prophète

Daniel * et lui révélas en esprit * ce qui lui était inconnu.

De nos bouches terrestres joyeusement * nous célébrons ton être flamboyant ; * au feu qui ne s'éteint * arrache-nous, Gabriel, * par ta divine médiation.

Revêtu de l'ornement * resplendissant de l'ineffable gloire * de Dieu plus que soleil, * Archange, tu te tiens * joyeusement devant le Roi du ciel.

Découvrant la pureté totale * dont l'Esprit t'enveloppait, * Gabriel à haute voix s'écria : * Réjouis-toi, qui fais cesser la malédiction * et rappeler Adam et Ève au Paradis.

t. 2

« Tu es issu de la Vierge non comme un ange ou un ambassadeur, * mais comme le Seigneur revêtu de notre chair, * tu as sauvé tout mon être ; * c'est pourquoi je te crie : * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

La couronne des Moines, c'est bien toi, * car tu fus auréolé * non de joyaux, mais de vertus ; * bienheureux Étienne, tu es apparu * comme une demeure comblée de grâces par Dieu.

La divine sagesse, tu l'as honorée, * Père théophore ; c'est pourquoi * elle te fit briller de la couronne de ses dons, * t'accordant la gloire qui ne passe point, * Père très-digne de nos chants.

Couronne impérissable t'a tressée, * en récompense de ta vertu, * le juste Maître, Bienheureux, * car tu fus un excellent disciple * du vénérable Sabbas.

Ève m'a présenté le fruit de mort, * mais toi, ô Vierge tout-immaculée, * en enfantant la Vie personnifiée, * tu m'as relevé, et je m'écrie : * Mère toujours-vierge, réjouis-toi.

Ode 5, t. 4

« L'univers est transporté * par ta divine gloire, ô Vierge inépousée, * car tu as porté dans ton sein * le Dieu transcendant * et tu mis au monde un Fils intemporel * qui accorde le salut * à ceux qui chantent ta louange. »

Esprit illuminé * au premier par communion, * tu resplendis comme seconde clarté, * chantant avec les armées célestes : * Saint est le Dieu créateur de l'univers, * saint, le Fils coéternel * et l'Esprit qui partage sa royauté.

Flamboyant est ton aspect, * merveilleuse est ta beauté * qui frappe d'admiration tout

esprit ; * grande est ta gloire, Gabriel, * grand-prince des Incorporels, * toi l'ornement de tous ceux * qui te célèbrent avec foi.

Lorsqu'en sa présence jadis * saint Zacharie t'a vu * au moment de l'encensement, * il demeura muet, * car il n'avait pas cru * au redoutable message que tu lui portais, * archistratège Gabriel.

Temple de la sainteté, * ô Vierge tout-immaculée, * à la voix de l'archange Gabriel * tu enfantas le Dieu très-saint * qui repose parmi les Saints * et sanctifie tous les mortels, * les délivrant de tout mal.

t. 2

« Tu es devenu le médiateur entre Dieu et les hommes, ô Christ notre Dieu : * par toi, ô Maître, nous avons quitté la nuit de l'ignorance * pour aller vers ton Père, source des

lumières, * auprès duquel nous avons accès désormais. »

L'élan des passions, tu l'as stoppé * avec ton amour de l'Impassible, Étienne bienheureux, * et tu as éclairé la condition de ton âme * par la contemplation et l'action.

Vénérable Père, avec la pureté de ton esprit * tu fréquentas les Écritures inspirées, * et tu as réuni le trésor * de la contemplation et de l'action.

Ayant sondé l'abîme de sagesse, tu es parvenu * à trouver, Étienne, tous les biens de

qualité ; * et par tes peines tu acquis, Bienheureux, * la précieuse perle du savoir.

Voici, comme Isaïe l'avait prédit, * toute-pure Mère de Dieu, dans ton sein tu as porté * et, dépassant la nature, as enfanté, * divine Génitrice, le Christ notre Dieu.

Ode 6, t. 4

« Célébrant cette divine et sainte fête * de la Mère de Dieu, * venez, fidèles, battons des mains, * glorifiant le Dieu qu'elle a conçu. »

Les langues terrestres n'ont pas le pouvoir * de te glorifier, Esprit céleste et lumineux, * clairement illuminé par le divin éclat * surpassant toute parole et tout esprit.

Lumineux rayon du vrai Soleil, * archistratège des Serviteurs flamboyants, * par tes brillantes prières au Seigneur * sauve tes chantres des passions ténébreuses.

Archange, par ton intercession * auprès du Créateur de l'univers, * dissipe les complots des païens, * arrête les schismes et fortifie la vraie foi.

Vierge pure, tu as obéi * aux divines paroles de Gabriel * et dans la chair tu enfantas le Verbe éternel * délivrant le monde de l'absence-de-raison.

t. 2

« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion : * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »

Pour l'univers tu fus un astre resplendissant, * illuminant, Père Étienne, à la clarté du Verbe les croyants * qui accourent vers toi de tout cœur.

En bienheureux tu as passé ta vie, * car tu as fui le monde, ses voluptés, sa confusion, * pour t'entretenir avec Dieu.

Qu'il est beau, le diadème dont tu es couronné, * sage Étienne, ceint de la couronne des vertus, * toi qui as dominé royalement les passions !

Dépassant la nature, ô Vierge, tu as enfanté * et, demeurant vierge, tu as montré clairement * la véritable divinité de ton Fils et ton Dieu.

Kondakion, t. 4

Comme au prince des Serviteurs incorporels * te fut confié, Gabriel, * ce redoutable mystère scellé avant les siècles, * l'ineffable enfantement de la Vierge immaculée, * que tu lui annonças, lui disant : Pleine de grâce, réjouis-toi ; * c'est pourquoi nous les fidèles, comme il se doit, * dans l'allégresse nous te disons bienheureux.

Synaxaire

Le 13 juillet, nous célébrons la Synaxe de l'Archange Gabriel.

Pas plus que des bienfaits dus à toi, ce me semble,

archange Gabriel, je ne me lasserai

de tes nombreuses fêtes ; et qui donc s'en plaindrait ?

Le treize, Gabriel en son nom nous rassemble.

Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Étienne le Sabbaïte.

Fuyant scandales, rets et pièges de la vie,

l'âme d'Étienne vole vers l'Éden, ravie.

Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 4

« Ils n'adorèrent pas la créature au lieu du Créateur, * les fidèles du Dieu très-haut, * mais affrontèrent généreusement * le feu qui les menaçait ; * et ils chantaient dans la fournaise : * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

L'enfantement du Précurseur, * tu l'annonças jadis, * Archange illustre, à Zacharie * se tenant à l'intérieur du temple de Dieu * et chantant pour notre Rédempteur : * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

La rayonnante beauté * de ton saint temple, Gabriel, * sanctifie les âmes des croyants * et les invite à chanter * en élevant la voix : * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Mystiquement illuminé * par communion à la première clarté, * Archistratège, tu es

vraiment * la clarté seconde illuminant * ceux qui chantent sans répit : * Seigneur digne de louange, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Pour t'annoncer la joie * l'archange Gabriel fut envoyé, * Vierge Mère immaculée * qui fis cesser le chagrin, * disparaître la malédiction * et fleurir pour les croyants * dans tous les siècles la bénédiction.

t. 2

« Sur l'ordre impie d'un injuste tyran * la flamme s'éleva très haut, * mais le Christ a répandu sur les Jeunes Gens * la rosée de l'Esprit saint : * à lui bénédiction et haute gloire ! »

Quel parfum répandent tes enseignements * éclairés par la grâce de l'Esprit : * toi qui vénérais l'unique Dieu en trois personnes * et chantas l'incarnation du Verbe, * de sa bonne odeur tu nous combles, Bienheureux.

À tes paroles s'accordant ta vie, * tu t'es procuré double couronne, Bienheureux ; * car tu fus un instrument de la Sagesse, * vénérable Père qui chantais au Créateur : * À toi bénédiction et haute gloire !

L'âme pure et le cœur illuminé, * vénérable Père, tu parcourus la vie : * par la pureté du corps et la virginité, * au Tout-puissant qui voit dans le secret * tu t'es offert en sacrifice parfait.

Toute-pure, dirigeant ma vie, * guide-moi vers ton havre de sérénité, * toi qui enfantas la source de tout bien, * le Dieu qui donne à tout croyant * le bonheur de l'immortalité.

Ode 8, t. 4

« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu ; * ce qui jadis n'était qu'une mage * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l’univers qui continue de chanter : * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »

En des hymnes sacrées * le peuple saint te chante allégrement, * toi qui annonces ineffablement * à cette Vierge de chez nous * que le Verbe, cause de tout, * selon notre nature doit prendre chair ; * aussi nous te vénérons dans tous les siècles.

Uni à l'Etre suprême, au premier Esprit, * de façon immatérielle, * Archange, de ta bouche de feu * tu entonnes l'hymne sacrée * que chantent tous les Anges en chœur : * Toutes ses œuvres, louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Paré de la divine renommée, * tu traverses les cieux, * puis la terre, accomplissant * la sainte volonté * du Christ, ce Dieu de l'univers, * archange Gabriel, * gloire des fidèles t'acclamant.

Le Verbe qui choisit de demeurer * parmi les hommes, en s'unissant * personnellement à la chair, * trouve en toi, saint Gabriel, un précurseur * pour lui préparer son divin palais * et chanter : Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Comme l'agréable trône du Roi, * comme le sommet de toute sa création * et la seule qui transmit le don d'exister * à l'Etre suprême divinisant les mortels * par la sublime union * de l'ineffable et merveilleux enfantement,* chantons la Vierge bénie.

t. 2

« Jadis à Babylone la fournaise ardente a divisé la force de son action * et selon le décret divin * elle consuma les Chaldéens, * mais répandit la rosée sur les fidèles qui chantaient : * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »

Éponyme couronne, Étienne, sur ton front * le Seigneur vivifiant, le Christ, a déposé * la splendide couronne, car tu excellas * par ton action et, contemplant, tu t'écriais : * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.

Ayant dépassé toute sensible perception, * avec le prime Esprit, Bienheureux, tu t'entretins * dans la pureté de l'âme et la magnificence de ta vie, * porte-couronne Étienne, en t'écriant : * Toutes ses œuvres, exaltez le Seigneur.

Illustre et bienheureux Étienne, par amour de Dieu * tu as suivi le théophore Sabbas * dont tu as imité, par ta vie, la sainteté * jusqu'à devenir * son image en tout point.

L'Intelligence impassible dans ton sein * s'est unie, Vierge pure, à l'esprit humain * et assume l'épaisseur de la chair ; * le Maître surpassant les siècles s'est soumis au temps ; * aussi nous glorifions ta divine maternité.

Ode 9, t. 4

« Que tout fils de la terre exulte en esprit, * tenant sa lampe allumée, * que les Anges dans le ciel célèbrent avec joie * la sainte fête de la Mère de Dieu * et lui chantent : Réjouis-toi, * ô bienheureuse et toujours-vierge, * sainte Mère de Dieu. »

Devant le trône de la grâce * tu te tiens merveilleusement en serviteur * éclairé par la splendeur * qui dépasse l'entendement ; * uni à Dieu et contemplant sa lumière, Gabriel, * tu illumines par tes prières les fidèles te vénérant.

Tu brilles comme un ciel étoilé * par le scintillement divin, * comme chef d'armée tu tiens en main le sceptre resplendissant * et parcours la terre entière, accomplissant * la volonté du Maître en tout temps * pour délivrer les croyants du mal.

Apaise le tumulte renaissant sans cesse * des barbares déchaînés contre tes serviteurs, * fais cesser en l'Église les déchirements, * accorde à tes chantres d'être délivrés de tout péché, * et donne la victoire aux croyants, * Gabriel, par ta fervente protection.

Michel et Gabriel, qui vous tenez * tous les deux, comblés d'honneurs et de beauté, * devant le trône de la gloire de Dieu, * demandez pour nous tous la rémission de nos péchés * et l'éloignement du mal, en tant que protecteurs * imitant parfaitement la bonté du Seigneur.

L'éclatante lumière de ton Enfant * a brillé sur la terre entière pour l'éclairer ; * pour le prince des ténèbres elle fut la perdition, * toute-pure Génitrice de Dieu, * gloire des Anges et salut de tous les humains, * dont la voix ne cesse de chanter pour toi.

t. 2

« Le Fils du Père sans commencement, notre Seigneur et notre Dieu, * ayant pris chair de la Vierge, * nous est apparu * pour illuminer les ténèbres * et rassembler ce qui était dispersé : * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions. »

Vénérable Étienne, maintenant * que tu jouis purement * des charmes et des délices qui surpassent tout esprit, * là où les Saints en foule exultent auprès de Dieu, * hisse vers toi, par ta sainte médiation, * ceux qui se réfugient vers toi, Bienheureux.

Tu es monté allégrement vers le sommet * de tes désirs, vers Dieu, l'unique bienheureux, * vers la suprême beauté, * vers la vie qui n'aura pas de fin, * vers la lumière sans couchant, * Étienne, vénérable porte-Dieu.

Toi qui fus, dès la tendre enfance, consacré, * dans l'assemblée des Moines tu as resplendi, * très-doux Étienne, en vrai soleil * et les rayons que tu émets * sont les vertus de ta vie, * Père théophore vénéré.

Les Prophètes, qui t'ont reconnue de loin * de leurs regards de voyants, * tous en chœur t'ont désignée * comme la future Mère du Seigneur * et Créateur de l'univers ; * ô Mère de Dieu toute-digne de louange, nous te magnifions.

Exapostilaire, t. 3

Éclairé par l'ineffable splendeur * qui surpasse toute lumière en la divine Trinité, * tu parcours, tel un éclair, la création entière, * archange Gabriel au clair aspect, * pour accomplir ce que t'ordonne le Seigneur, * toi qui défends, garde et protèges les fidèles qui te chantent avec joie.

L'image excellente que j'avais reçue par œuvre divine, * je m'en suis éloigné, malheureux que je suis, * par l'intempérance dont je fis preuve jadis ; * mais toi, ô Christ, dans la tendresse de ton cœur * et par ta communion ineffable avec moi, * tu as pris ma piètre image sur toi, * renouvelant mon être, Sauveur, * dans les entrailles de la Vierge immaculée.

Laudes, t. 1

Archange Gabriel, * tu t'es montré le serviteur de Dieu, * l'archistratège divin, * lumière seconde par immédiate communion, * et par l'éclat de ses rayons * tu illumines, Gabriel, * resplendissant de sa gloire, le monde entier. (2 fois)

Prince des Anges, Gabriel, * ta gloire se proclame en tout lieu, * admirable est ta puissance, * ta grâce divine, ton bel aspect, ton apparence de feu ; * sublime est ton rang, * immatériel ton éclat, * instantané ton mouvement vers les plus faibles, par volonté du Tout-puissant.

Archistratège Gabriel, * annonciateur de la joie, * toi qui as préparé les noces divines de la Mère de Dieu, * supplie avec elle le Créateur * d'épargner affliction et malheur * à ceux qui te célèbrent et reçoivent en tout temps * ta bonne Nouvelle avec foi.

Gloire, t. 5

De tout lieu que protège ta grâce, archange Gabriel, * la puissance du Diable est chassée : * car Lucifer, après sa chute, ne supporte plus ta clarté ; * aussi nous te prions d'éteindre les traits enflammés * qu'il lance contre nous, * archange Gabriel très-digne de nos chants, * et de nous sauver de ses pièges par ta sainte médiation.

Maintenant...

Ô Vierge bénie, nous t'implorons comme la Mère de Dieu, * intercède auprès de lui pour que nos âmes soient sauvées.

On chante, si l'on veut, la grande Doxologie. Sinon, les Apostiches de l'Octoèque.