16 JUILLET. Mémoire du saint martyr Athénogène et de ses dix disciples

VÊPRES

Lucernaire, t. 8

L'illustre Athénogène, revêtu * de l'ornement sacerdotal, * l'a rendu plus sacré sous les flots de son sang ; * il est entré avec lui dans le temple du ciel, * en présence du Seigneur qui voit tout, * pour le servir avec les chœurs immatériels * et resplendir de la clarté divine ; disons-le bienheureux.

Le très-sage Athénogène a conduit * vers le Christ un chœur d'athlètes victorieux * qui luttèrent fermement pour la foi * et menèrent leur course à bonne fin ; * avec eux il triompha du Malin * et fut reçu dans les chœurs des Martyrs, divinisé auprès de Dieu * et sans cesse priant pour nous qui célébrons sa mémoire sacrée.

La dizaine de disciples choisis par Dieu * a lutté en soumettant * par leur vie ascétique l'élan des passions ; * elle a mis à mort le serpent * sous la conduite sainte d'Athénogène et la puissance de Dieu ; * par leurs prières, en ton amour, sauve-nous * qui mettons notre espoir en ta suprême bonté.

Gloire... Maintenant... Théotokion

Toute-pure, nous implorons ta protection ; * ne méprise pas l'affliction * de tes serviteurs menacés de perdition ; * hâte-toi de nous arracher à la détresse, aux périls, * bienheureuse et toute-sainte Mère de Dieu, * car tu es notre rempart, notre secours invincible.

Stavrothéotokion

Seigneur, quelle vision s'offre à mes yeux ? * Toi qui tiens en mains toute la création, tu es cloué sur la croix, * et tu es mis à mort, toi l'Auteur de toute vie ! * Ainsi parlait la très-sainte Mère de Dieu * lorsqu'elle vit sur la croix * l'Homme-Dieu qu'elle avait fait naître de façon merveilleuse.

Tropaire, t. 4

Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi notre Dieu, la couronne d'immortalité ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons ; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon des Saints, avec l'acrostiche : Je chante le renom de tes Martyrs, ô Christ. Joseph.

Ode 1, t. 8

« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »

Admirable Pontife martyr * qui exultes avec les chœurs des Anges à présent, * sauve tous ceux qui te chantent avec foi.

Entièrement consumé, Bienheureux, * en victime sans tache dans le feu des tourments, * tu t'es offert au Seigneur par la foi.

Le vénérable groupe des Athlètes du Christ, * obéissant aux lois de leur Seigneur, * des iniques ont repoussé les conseils.

Le Verbe éternel devenu chair * en tes entrailles, ô Mère inépousée, * tu l'as enfanté de manière ineffable.

Ode 3

« Affermis nos esprits et nos cœurs, * toi qui affermis par ton verbe les cieux, * pour te chanter et glorifier comme Sauveur, * comme Rédempteur et trésor de pitié. »

Grande gloire a mérité * avec ses disciples Athénogène le pontife martyr * pour avoir fait cesser les machinations de l'ennemi * par son incessante inclination pour le Seigneur.

Par leur résistance de martyrs * les Saints ont émoussé l'aiguillon * et les flèches de

l'ennemi, * puis illuminé tous les cœurs de leurs splendides rayons.

Ayant fait tendre les vaillants martyrs, l'insensé * les déchira cruellement sous les fouets, * mais il ne put ébranler * l'invincible fermeté de leur foi.

Tu as dépassé les cieux en hauteur * et les Séraphins en sainteté, * Vierge pure, car tu as enfanté * merveilleusement le Maître et le Roi de l'univers.

Cathisme, t. 4

Père théophore, ayant purifié * ton âme par l'ascèse tout d'abord, * en second lieu, par la perfection de ton esprit * tu as plu à Dieu en l'épreuve du combat, * toi qui fus à la fois son prêtre et son témoin, * et tu menas au Maître un groupe de disciples martyrs : * avec eux sans cesse intercède pour nous.

Théotokion

Toi qui seule as conçu le Créateur de l'univers * et seule ornas l'humanité de ton

enfantement, * Vierge pure, sauve-moi des filets de l'Ennemi, * établis-moi sur le roc des préceptes du Christ, * sans cesse suppliant celui qui prit chair de ton sein.

Stavrothéotokion

Hâte-toi de prendre les devants, * ô Christ notre Dieu, * avant que nous soyons asservis * aux ennemis qui t'insultent et fondent sur nous ; * ceux qui nous font la guerre, réduis-les par ta Croix, * qu'ils sachent la puissance de la vraie foi, * par les prières de la Mère de Dieu, seul Ami des hommes !

Ode 4

« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »

Ayant montré par leurs divines élévations * que leur esprit transcendait toute chose ici-bas, * les sages-en-Dieu n'ont pas tremblé * devant les horribles tourments de leur chair.

S'étant montré à la fois * un prédicateur divinement inspiré * et un invincible hiéromartyr, * Athénogène a mérité la grâce de Dieu.

Prêchant l'incarnation du Verbe, * vous avez enduré, saints Martyrs, * les supplices et la

mort * pour parvenir à la condition immortelle.

Au Dieu suprême partageant * avec son Père même puissance et royauté, * Vierge toute-pure, tu as donné corps * lorsque par amour il visita les mortels.

Ode 5

« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions : Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »

Ayant trempé ton âme en la condition impassible, * admirable Père, tu as reproduit * la Passion de l'impassible Dieu * dont les souffrances ont mis un terme aux passions.

C'est une foule de disciples * que l'illustre Athénogène * par ses saintes exhortations * a conduits vers le Seigneur.

Celui qui nous donne la clarté * a fait briller ta mémoire, saint Martyr, * en exauçant les demandes de ceux * qui accourent vers toi dans la foi.

Toute-sainte, reconnaissant * ta maternité virginale, * nous te glorifions d'un même chœur * et te disons bienheureuse en tout temps.

Ode 6

« Sauveur, accorde-nous ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés ; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie ; * c'est vers toi que je crie ; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

Athénogène a trouvé * la gloire des martyrs et avec lui * le chœur de ses disciples fut couronné * pour avoir mené l'ascèse tout d'abord * et mis en échec la folle audace des démons.

Ton Maître a fait briller * ta sainte mémoire, Bienheureux, * en exauçant tes prières ; car voici, * la biche amène son faon * devant ton icône, par volonté divine.

Le Paradis mystique * possédant l'arbre de vie en son milieu, * admirables Pères, c'est bien vous, * car vous charmez nos sens en exhalant * de vos fleurs divines un agréable parfum.

Comme une arche mystique, tu as porté * celui qui nous donne la Loi, * comme brillant luminaire tu as fait naître la clarté * et, sans être arrosée, ta racine a produit, * Mère de Dieu, le raisin de la vie.

Kondakion, t. 3

Comme palme ayant fleuri en l'ascèse tout d'abord, * tu t'es ensuite élevé comme cèdre par tes exploits, * conduisant vers le Christ un groupe de martyrs * par tes divins enseignements ; * Athénogène, hiéromartyr trois fois heureux, * avec eux, nous les fidèles, nous te vénérons.

Synaxaire

Le 16 juillet, mémoire du saint hiéromartyr Athénogène, évêque de Pidakhtoé.

Par le glaive Athénogène meurt, lui qui n'a

point vénéré la fausse déesse Athéna.

Le seize, Athénogène au ciel chante : Hosanna !

Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7

« La fournaise ardente des Chaldéens, * Dieu aidant, fut couverte de rosée par l'Esprit * et les Jeunes Gens se mirent à chanter : * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Sous les flots de ton sang tu as éteint la flamme de l'erreur * et tu as incendié le taillis des faux-dieux * sous le feu de tes combats, en t'écriant, Bienheureux : * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Comme soldats du Christ acclamons * ces martyrs qui ont fait disparaître * sous les peines de la tempérance les élans de la chair * et les cultes de l'erreur sous la pluie de leur sang.

Déchirés en votre chair par toutes sortes de tourments * et par un ordre inique décapités, * comme d'inébranlables tours * vous n'avez chancelé, vénérables Martyrs.

Rachetés, Vierge pure, grâce à toi * de l'antique faute de nos premiers parents, * nous te chantons : Réjouis-toi, et glorifions * celui qui nous a sauvés par toi de la tombe.

Ode 8

« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme en louant Dieu ; * dans leur ardeur ils psalmodiaient : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur. »

Levant les yeux vers la divine splendeur, * Athénogène dissipa * les profondes ténèbres des faux-dieux * et lui-même devint lumineux.

Le chœur des Anges, des Martyrs, * des Pontifes et des saints Moines se réjouit * et glorifie le Seigneur * en la mémoire des Athlètes victorieux.

Tu as rejoint le nombre des Martyrs, * saint Pontife, en amenant * la dizaine de tes disciples à témoigner : * avec eux nous te disons bienheureux.

Le Verbe qu'ineffablement tu conçus, * divine Génitrice, ô Marie, * implore-le pour nous qui te chantons * et te disons bienheureuse en tout temps.

Ode 9

« Celui qui révéla au Législateur * sur la montagne dans le buisson ardent * le mystérieux enfantement de la Toujours-vierge * en vue de notre salut, * par des hymnes incessantes nous le magnifions. »

Voici venue, aujourd'hui, * la fête lumineuse des Martyrs, * resplendissante de miracles et faisant briller * de lueurs divines les cœurs des croyants : * à cette lumière venez, fidèles, puisons.

Comme agneaux sans tache, comme pure oblation, * vous vous êtes offerts, saints Martyrs, * à celui qui s'immola pour nous * et de l'Arbitre des combats * vous avez reçu la couronne des vainqueurs.

Tes peines distillent la douceur, * ôtant l'amertume des passions, * victorieux Athlète, pour les croyants * qui accourent vers ton temple sacré * pour célébrer ta mémoire de tout cœur.

Comme astres lumineux * au firmament de l'Église, * saints Martyrs, vous éclairez * toute la terre habitée, * repoussant la ténèbre des tentations.

Tu portes dans tes bras, Vierge pure, * le Dieu qui porte l'univers, * tu nourris le Nourricier qui s'est fait notre pareil : * supplie-le d'accorder à ton peuple * la délivrance de tout mal.

Exapostilaire, t. 3

Exauçant la prière d'Athénogène ton hiéromartyr, * ô Christ, tu renouvelles le miracle de la biche menant son petit, * au jour de sa mémoire annuelle, devant l'icône de celui * qui, avec la dizaine de ses disciples, intercède auprès de toi.

Le Dieu auquel tu donnas corps * en tes chastes entrailles, sainte Dame et Vierge

immaculée, * sans cesse supplie-le d'accorder * à nous, fidèles qui te chantons, miséricorde et salut.

Le reste de l'office de Matines, et le Congé.