17 JUILLET. Mémoire de la sainte mégalomartyre Marine

VÊPRES

Lucernaire, t. 8

Merveille inouïe, * le fol orgueil de celui * qui se vantait de faire disparaître la terre et

la mer, * une tendre vierge l'a terrassé, * faisant échouer ses complots * par la puissance et la grâce de la Croix, * qui affermit notre faiblesse d'évidente façon. (2 fois)

Martyre Marine au grand renom, * toi qui habites les demeures des cieux * à juste titre avec les vierges et les martyrs, * sauve par tes prières les fidèles célébrant ta mémoire sacrée * et se réfugiant sous ta protection, * et demande au Seigneur la rémission de leurs péchés, * la délivrance et la grâce du salut. (2 fois)

Martyre toute-digne d'acclamation, * ni le feu des châtiments * ni les charmes du monde ni l'attrait du bonheur, * ni les grâces de la jeunesse n'ont pu te séparer * de l'amour du Christ, toi qui désirais obtenir * la transcendante beauté de ton Époux, le Seigneur ; * et tu as mérité la suprême félicité. (2 fois)

Gloire, t. 2

La martyre Marine, chantons-la * par des cantiques de joie * faisant retentir l'exultation, * puisqu'elle renversa à terre * l'erreur des idoles, foulant virilement * aux pieds notre

ennemi ; * en son ultime perfection, * elle s'est envolée vers les cieux, * la tête couronnée et s'écriant : * C'est toi que je désire, mon Époux, * j'ai bu le philtre de ton amour, * j'ai livré au feu ma chair pour toi ; * ainsi donc j'habiterai * pour toujours ta maison, * là où les justes demeurent dans la joie.

Maintenant...

Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi : * garde-moi sous ta protection.

Litie, t. 1

Illustre Marine, fondée * sur le ferme rocher * de la confession du Christ, tu engloutis * dans l'abîme le perfide ennemi * et, pour ta victoire, tu as reçu la couronne méritée.

Au mépris du monde, ayant fait * du Christ l'objet de ton amour, * illustre et vénérable Marine, tu as rejoint * les armées suprêmes dans le ciel * où tu demandes pour nous la grâce du salut.

t. 2

Comme vase d'albâtre rempli de parfum, * pour le Christ ton époux, * invincible Marine, tu as versé ton sang ; * mais de lui tu as reçu * l'incorruptible couronne en retour, * martyre très-digne d'admiration ; * car tu as foulé sous tes pas * splendidement l'auteur du mal, notre ennemi, * en invoquant le nom du Christ Sauveur ; * c'est pourquoi tu as trouvé dans les

cieux * la demeure méritée par tes multiples combats, * comme vierge et martyre du Christ.

t. 4

Ô Christ, nous glorifions * la grande tendresse et la bonté * que tu as voulu manifester envers nous : * Ami des hommes, par la puissance de ta Croix, * des femmes ont aboli l'erreur de l'idolâtrie * et n'ont pas craint le perfide tyran, * mais l'ont écrasé sous leurs pieds ; * à ta suite elles furent capables de cheminer, * courant sur les traces de ton parfum ; * auprès de toi, désormais, * elles intercèdent pour nos âmes

Gloire, t. 5

Le Christ, ce roi de gloire, charmé * par ta virginale beauté, * chastement fit de toi son épouse immaculée ; * accordant par sa divine volonté * la puissance à ta beauté, * il t'a rendue invincible contre les ennemis et les passions ; * pour les supplices et les cruels tourments que tu souffris, * il t'a ceinte d'une double couronne et placée * à sa droite, comme reine vêtue de brocarts. * Vierge et martyre toute-digne d'acclamations, * Marine, supplie-le d'accorder * à tes chantres la vie et la grâce du salut.

Maintenant...

Nous te disons bienheureuse, Vierge Mère de Dieu, * nous les fidèles, et te glorifions comme il se doit, * inébranlable cité, indestructible rempart, * protectrice intrépide et refuge de nos âmes.

Apostiches, t. 2

Venez, les amis des Martyrs, * vénérons avec foi Marine, l'épouse du Christ, * cette martyre ayant fermement combattu pour le roi de l'univers ; * ayant fait de la virginité la tunique de son corps, * comme fil d'or elle y broda * le sang de son témoignage sacré ; * et, d'une double couronne parée, * elle se tient maintenant devant l'Arbitre des combats.

Le Seigneur est admirable parmi les Saints, * le Dieu d'Israël.

Sublimes, vraiment, * furent ta victoire, tes exploits : * Marine, ta frêle et craintive complexion * l'emporte sur l'invisible dragon, * sur l'esprit aux mille ressources, la montagne en travail, * comme sur un oisillon * et, l'ayant foulé aux pieds, tu exultes à présent * avec les Anges, sainte martyre suscitant l'admiration.

J'espérais le Seigneur d'un grand espoir, * il s'est penché vers moi pour exaucer ma prière.

Du Verbe qui est apparu sur terre * tu t'es montrée l'épouse choisie, * Marine, toi qui as resplendi * de la beauté de tes saintes actions * et qui, par grâce, fis dépérir * les plantations des sans-Dieu ; * c'est pourquoi nous vénérons ta mémoire sacrée * et la châsse de tes reliques nous procurant les guérisons.

Gloire, t. 6

À la droite du Sauveur * se tient la vierge martyre victorieuse au combat, * sous l'invincible manteau des vertus, * parée de pureté virginale, * bariolée par le sang du combat, * ayant garni sa lampe d'une huile d'allégresse et lui criant : * J'ai couru vers toi sur la trace de ton parfum, * Christ mon Dieu, ton amour m'a transpercée, * ne t'éloigne pas de moi, céleste Époux ! * Par ses prières envoie sur nous * ta miséricorde, Sauveur tout-puissant.

Maintenant...

Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie ; * notre Dame, nous t'en prions : * avec les Martyrs et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 4

Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix : * C'est toi que j'aime, divin Époux, * c'est toi que je cherche en luttant ; * avec toi crucifiée, * en ton baptême je suis ensevelie ; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi ; * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi ; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s'immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.

MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque (ou bien, si l'on veut, le canon de la Mère de Dieu), puis ces deux canons de la Sainte : le premier (t. 8), œuvre de Théophane, a pour acrostiche : Je chante la martyre et virginale épouse ; le second (t. 4) est signé Joseph dans la 9e ode.

Ode 1, t. 8

« Traversant la mer à pied sec * et fuyant la servitude des Égyptiens, * le peuple d'Israël s'écria : * Chantons pour notre Dieu qui nous a délivrés. »

Martyre qui exultes devant Dieu, * comblée de lumière par lui, * procure-moi la clarté, * splendide vierge, par ton intercession.

De ce qui s'écoule et se corrompt, * martyre du Christ, sagement * tu méprisas l'instabilité, * à juste titre méritant la suprême clarté.

Suppliant, je viens à toi, * vénérable et victorieuse Martyre : * par tes prières sauve-moi des malheurs de cette vie * et apaise le trouble de mes passions.

Sagesse et grâce illuminant ton esprit * et la puissance divine te fortifiant, * Marine, en témoignant pour le Sauveur * tu n'as pas craint les menaces des tyrans.

En concevant la vie suprême, * divine Mère, et l'enfantant dans la chair, * tu as brisé les chaînes de la mort * et nous as montré le chemin de la vie.

t. 4

« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »

Auréolée de la splendeur des martyrs, * tu exultes devant Dieu, * illustre Martyre, divinisée * et par tes prières procurant * à qui te chante la divine clarté.

Par les labours du martyre ayant renouvelé * le champ de ton âme, Sage-en-Dieu, * tu fis croître le froment du témoignage * mis en grange par le divin Jardinier * qui t'insuffla sa force, Vierge-martyre digne d'admiration.

Dans ton splendide vêtement * teint de pourpre par ton sang, * tu habites le royaume d'en-haut * comme vierge et resplendis, * sainte Marine, en la divine clarté.

Fortifiée par le pouvoir * de l'Esprit tout-puissant, * illustre Martyre, tu as humilié * par ta lutte virile le tyran qui se vantait * et l'as étendu sous tes pieds.

Tu fus capable d'accueillir * la grâce divine, pure Mère de Dieu ; * c'est pourquoi Marine, te chérissant, * comme vierge s'est présentée * à la suite de ton Fils.

Ode 3, t. 8

« Nul n'est saint comme le Seigneur, * nul n'est juste comme notre Dieu * que chante l'entière création, * et nul n'est saint comme toi, Seigneur ami des hommes. »

Ni le feu ni les fouets ni le fil de l'épée * ni la cruauté des bourreaux * ni les bêtes sauvages ni la mort, * Bienheureux n'ont pu * te séparer de l'amour de ton Dieu.

Tu fus au temps du malheur * une tour inébranlable qui peut chanceler, * un socle de piété, * illustre et bienheureuse Martyre, * posé sur le roc de la foi.

Tu appartiens à la fois * au chœur des Vierges et à celui des invincibles Martyrs, * épouse du Christ qui t'a donné, Bienheureuse, doublement la couronne.

L'égarement des faux-dieux * a disparu entièrement * sous fleuve de ton sang * qui porta vers ton époux, * splendide vierge, une foule de Témoins.

Fortifiés par la grâce, * nous glorifions d'un même cœur * divine maternité, * car tu renouvelas le monde en enfantant dans la chair * celui qui donne à tout être d'exister.

t. 4

« Ton Église, Ô Christ, * en toi se réjouit et te crie : * Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »

Amante des souffrances de l'impassible Dieu * et de la mise à mort de qui mourut pour

nous, * en Témoin tu as subi la mort des martyrs.

Désireuse d'obtenir les dons suprêmes, * vénérable Martyre, tu supportas les peines dans ta chair, * comme étrangère à ton corps.

Sainte Marine, sous les flots de ton sang * tu éteignis le brasier de l'impiété * et tu désaltéras les âmes des croyants.

Avec patience ayant montré * la résistance des martyrs, * splendidement tu foulas aux pieds le Séducteur.

À juste titre nous vénérons, * nous les fidèles, ta divine maternité, * Vierge pure qui enfantas le Dieu fait chair.

Cathisme, t. 4

Nous les fidèles, nous t'acclamons, * Marine, martyre du Christ, * car tu as foulé aux pieds vaillamment, * par la puissance de la Croix, l'hostile tyran ; * tu incarnes pour nous le courage de la foi * écrasant toute la puissance de l'ennemi ; * sur ton chef tu as reçu * la couronne depuis le ciel. * Prie le Christ de sauver tout fidèle célébrant ta mémoire sacrée.

Joseph fut saisi d'effroi en contemplant * le mystère où la nature est dépassée, * il se souvint de la toison couverte de rosée, * Mère de Dieu, lorsque sans semence tu conçus, * du buisson non consumé par le feu, * du rameau d'Aaron qui fleurit ; * ton époux et ton gardien * te rendit témoignage devant les prêtres en criant : * La Vierge enfante et demeure vierge même après l'enfantement !

Ode 4, t. 8

« C'est toi ma force, Seigneur, * toi ma puissance, * toi mon Dieu et mon allégresse ; * sans quitter le sein du Père, * tu as visité notre pauvreté ; * aussi avec le prophète Habacuc je te crie : * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes. »

Vraiment digne de Dieu * fut ta vie, Marine : * elle suscita l'admiration des Anges, * fut inaccessible à l'armée des démons * et aux ministres de leurs cruautés, * car tu chantais au Christ : * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.

Sur terre ayant lutté, * Bienheureuse, et supporté * les peines passagères, tu reçois * à présent du Seigneur * ta récompense dans les cieux * et chantes avec les Anges pour l'éternité : * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.

La fleur des Vierges * se réjouit maintenant à ton sujet, * avec elles jubile aussi la foule des Martyrs, * et la multitude des Justes réunis * exulte d'allégresse en disant au Seigneur * de leurs voix incessantes : * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.

Comme vierge pure et de toute beauté, * comme épouse tout-immaculée, * celui qui aime la beauté des âmes t'a chérie ; * et, dans le feu des tourments, * tu as resplendi plus encor, * Bienheureuse qui chantais au Christ : * Gloire à ta puissance, seul Ami des hommes.

Seule, divine Épouse, tu restas * vierge même après l'enfantement ; * car, dans la chair qu'il prit de toi, * seule, tu enfantas le Verbe hypostasié, * le Fils égal au Père en royauté, * et dans tes bras tu portes l'Infini * qui détient le pouvoir sur toute chose.

t. 4

« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Église depuis sa place * en toute vérité s'écria : * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Resplendissante de l'éclat des martyrs * et ceignant la couronne d'immortalité, * tu te tiens dans l'allégresse * en présence du Christ ton époux, * Martyre toute-digne d'acclamations.

Celui par qui la première Ève fut trompée, * tu l'as mis en fuite et renversé ; * l'ayant réduit à l'impuissance, * dans l'allégresse tu chantais : * Gloire à ta puissance, Seigneur.

Toi l'agnelle sans défaut, * les ennemis, comme des loups, * dans les supplices t'ont

déchirée, * sainte Martyre, faisant de toi * une victime pure immolée à notre Dieu.

Suivant les divines traces du Pasteur, * tu enduras pour lui ta passion de plein gré, * sainte Marine, et tu as pu loger * au bercail céleste * avec la foule des Martyrs.

Toi la Vierge tout-immaculée, * la divine Épouse, qui seule t'es montrée * plus sainte que les Chérubins, * sauve de tout danger les âmes de ceux * qui te vénèrent avec foi.

Ode 5, t. 8

« Pourquoi m'as-tu repoussé * loin de ta face, Lumière inaccessible ? * Malheureux que je suis, * les ténèbres extérieures m'ont enveloppé ; * fais-moi revenir, je t'en supplie, * et dirige mes pas vers la lumière de ta loi. »

Vierge et Martyre, tu menas * sur le stade la ferme course des Athlètes, * car en toi l'amour divin * donna des ailes à ta fragilité féminine * et rendit évidente * la maîtrise de ton âme sur la douleur.

C'est une pourpre de grand prix * qu'a produite l'effusion de ton sang, * et de la sorte fut

tissée * la tunique de la joie éternelle * que tu portes maintenant dans les cieux * en présence du Christ ton époux.

Avec la chaîne de tes prières * tu enchaînas le serpent, ce vantard, * et tu as terrassé * l'audace de l'antique révolté ; * car celui qui veille sur tous, dans sa bonté, * sait accomplir la volonté de qui le craint.

Ton époux, le Verbe, t'a parée * du diadème divin * de la suprême gloire, quand il vit * que tu luttais pour lui, * supportant patiemment * la douleur des supplices et les brûlures du feu.

Toute-pure, voyant * la nature humaine purifiée * de l'antique souillure par ton enfantement virginal, * nous glorifions le Fils né de toi, * dans la tendresse de son cœur : * Vierge sainte, prie-le de nous sauver.

t. 4

« Seigneur, tu es venu comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »

En t'approchant de la grande Clarté, * tu devins une lumière de plus d'éclat * et tu éclaires ceux qui fêtent ton souvenir lumineux.

Seigneur, te chérissant, me voici immolée par le glaive * pour jouir comme vierge de ta seule beauté ; * c'est ainsi que Marine s'écriait dans sa foi.

Tu asséchas le flot hostile de l'impiété * par les flots de ton sang versé injustement, * sainte Martyre, et tu as éteint le feu de l'erreur.

Tu t'es offerte totalement à Dieu, * rendant plus vif sous la couleur de ton sang * le rouge de la pudeur virginale.

Le flux de la corruption s'est arrêté, * car la Vierge enfante purement celui qui en affranchit * la nature humaine corrompue.

Ode 6, t. 8

« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés ; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie ; * c'est vers toi que je crie ; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

Glorieuse Marine, tu as gardé * ton innocence et ta beauté * pour le Christ * et pour lui tu fus ainsi * une source limpide, un jardin plein de fruits, * une fidèle épouse, un paradis inviolable.

La splendide vierge, Seigneur, * t'a suivi pas à pas en courant * sur la trace de ton parfum, * pour imiter résolument * ta sainte et vénérable Passion.

Martyre aux multiples combats, * tu supportas la lutte vaillamment * et celui qui se vantait si fort, en sa folie, * tu l'as anéanti avec fracas * par la puissance de la Croix * et de main de

« maître », comme indique ton nom.

Toi le pur, le vénérable séjour * du Créateur de l'univers, * accorde-moi les pleurs * pour purifier mon âme, Vierge immaculée, * et exauce ma prière, ô Marie.

t. 4

« Ton Église te crie à pleine voix : * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Sous la marée montante de ton sang * tu asséchas l'océan des fausses vénérations * et tu irriguas la sainte Église du Christ, * Marine, toi la fierté * des vierges victorieuses au combat.

Sans éclaboussure tu as traversé * la tempête des châtiments *, et sans naufrage tu as

abordé, * illustre Sainte, au calme port * où tu jouis du repos.

L'inique persécuteur commanda * de te broyer impitoyablement sous les coups de verge, * toi la brebis du Seigneur * ayant l'âme tendue vers le Christ.

Toi qui veillais dans l'attente du Christ * notre Soleil sans couchant, * tu éclairas de son rayonnement, * sainte Martyre, ton âme et ton cœur, * et tu rejoignis la clarté éternelle.

Lui qui entoure l'océan de nuages, * le Créateur se laisse enfanter * par la Vierge inépousée * et comme nouveau-né * il accepte d'être langé !

Kondakion, t. 3

Parée de splendeur par ta virginité, * tu as ceint, par tes blessures, la couronne des martyrs ; * et, purifiée par le sang de tes combats, * resplendissante sous l'éclat des guérisons, * vierge Marine, tu as reçu * la récompense de ta victoire au combat.

Ikos

Dès l'enfance, ayant nourri en ton cœur * un amour enflammé pour le Christ ton époux, * vénérable vierge martyre, tu courus * vers les eaux sans cesse jaillissantes, comme biche assoiffée ; * jusqu'au martyre ayant gardé ta virginité, * tu as gagné la pure chambre nuptiale du Créateur * en épouse glorifiée, * parée de brocarts et couronnée de victoire, * resplendissante porteuse de lampe allumée * et de ton époux ayant reçu * la récompense de ta victoire au combat.

Synaxaire

Le 17 juillet, mémoire de la sainte mégalomartyre Marine.

Si la main du bourreau décapite Marine,

de sa main toute-pure le Seigneur, en fait,

dans le ciel la couronne par grâce divine.

Elle fut décollée en juillet, le dix-sept.

Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 8

« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée, * et ils criaient : Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »

À juste titre la lumière inaccessible, * Marine, a resplendi sur ton âme, * t'illuminant de ses clartés, * toi qui chantais : Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Tu es montée vers la hauteur divine, * à cause de la sublimité de ton esprit, * pour habiter la chambre brillante de l'Époux * en chantant : Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Marine, porteuse de Dieu, * en épouse fidèle du Seigneur * et comme invincible martyre, incessamment * tu lui chantes : Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Il n'est plus de prince en Juda, * car de toi s'est levé le Seigneur, * lui l'espérance des

nations, * que d'âge en âge bénit * toute langue et tribu.

t. 4

« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient : Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »

Enflammée par la divine ardeur, * tu ne t'es pas souciée du feu ; * et sans cesse tu fais sourdre pour les croyants, * sainte Marine, les flots qui guérissent les passions.

De toutes sortes de supplices t'ayant menacée, * en ton âme le tyran a trouvé * un ferme roc, puisque tu chantais : * Tu es béni dans le temple de ta gloire, Seigneur.

Comme cadeau nuptial tu as offert à ton Époux * tout un peuple de croyants * qui rejeta les ténèbres de l'erreur * grâce à tes miracles pleins d'éclat.

Vierge Mère, pure et sans péché, * dans sa pureté, le Verbe t'a chérie ; * incarné de toi, il restaura l'entière humanité, * celui qui glorifia Marine par des miracles étonnants.

Ode 8, t. 8

« Au son de la musique et de tous les instruments, * alors que les peuples adoraient la statue d'or, * les trois Jeunes Gens, refusant de s'incliner, * chantaient le Seigneur, * le glorifiant dans tous les siècles. »

Dans la fermeté de ta foi, * tu supportas fermement le combat * et reçus la couronne de victoire en t'écriant : * Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

L'époux de nos âmes, le Verbe Dieu, * a préparé ta demeure mystique dans les cieux ; * et, lorsque tu le vis, tu t'écrias : * Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Toi qui étais parée de multiples vertus, * tu as trouvé ta grande récompense en voyant * le suprême objet de tes désirs et t'écrias : * Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Pour beaucoup tu as été la cause du salut * et tu menas au Christ une foule de martyrs, * avec lesquels tu psalmodiais : * Chantez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Grâce à toi, divine Génitrice, * nous fut accordé le pardon, * car tu as acquitté la dette en concevant * le Seigneur Dieu de l'univers, * Vierge pure, pour notre salut.

t. 4

« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions ; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient : Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »

Pour Dieu tu gardas vierges ton âme et ton corps * et comme riche dot tu lui portas, * glorieuse Marine, ton illustre combat ; * alors tu entras dans la chambre de l'Époux * en chantant : Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.

Obéissant aux ordres du cruel tyran, * les insensés, dignes eux-mêmes du feu, * t'y jetèrent vive, Martyre vénérée, * mais la flamme ne t'a pas brûlée, * car tu fus couverte de rosée * par ton amour envers l'Époux que tu chantais.

Devant le tribunal tu confessas le Christ, * Dieu immortel ", soumis à la crucifixion, * par qui l'erreur fut mise à mort * et qui accorde la vie éternelle * aux fidèles chantant : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Tu t'es montrée plus haute que les cieux, * Vierge pure, en enfantant * le Dieu céleste qui permet * à la terre de rejoindre le ciel * et qui glorifie la mémoire de Marine ; chantons-lui : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9, t. 8

« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu ; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein

virginal ; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »

C'est l'impérissable vie éternelle au Paradis * que par tes peines tu as récoltée, * Marine, martyre du Christ ; * et sans mal tu dépassas le glaive dégainé, * resplendissante sous le sang des martyrs.

En ton cœur l'amour divin consuma * l'attachement aux choses d'ici-bas * et fit qu'en toi furent unies * la fermeté des martyrs et l'éclat de la virginité ; * c'est pourquoi nous, les fidèles, te disons bienheureuse.

Brise les liens de mes fautes, * déchire la cédule de mes péchés * et dissipe la nuée de mes passions, * par tes prières, Martyre qui te tiens * en épouse choisie près du Roi de compassion.

L'outrecuidance du Séducteur a cessé, * car voici, des jeunes filles, oubliant * leur féminité, ont combattu * et remporté sur lui brillante victoire, * réparant la faute de la Mère des vivants.

Je récolte le fruit mûr de la vie * sans être lésé par l'arbre du savoir, * car tu as fait croître l'arbre de vie, le Christ * qui nous a fait connaître les chemins de la vie : * Vierge toute-pure, nous proclamons ta divine maternité.

t. 4

« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée ; * c'est lui qui réunit les natures séparées : * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Voyant Marine se couvrir de gloire * en ses combats pour la foi, * les Anges admirèrent qu'elle ait confondu, * dans sa féminité, celui qui mit à mort * notre prime aïeule au Paradis.

Dans ton adresse et ta beauté, * selon les règles, tu tressas * ta couronne de justice en piétinant * l'incorporel avec ta chair * sur lequel tu remportas la victoire.

Comme l'hirondelle mystique nous te célébrons, * comme la colombe et la tourterelle immaculée ; * par ton martyre tes ailes se couvrirent d'or * et c'est ainsi que tu t'envolas * vers Dieu pour trouver ton repos.

Comme lis dans la vallée des Martyrs, * victorieuse Marine, tu as fleuri * et comme rose fleurant bon la virginité * tu fus pour ton mystique Époux * un parfum de divine senteur.

De tes entrailles inépousées * s'est levé pour nous la Clarté * qui par son divin rayonnement * fit resplendir Marine de sa joie, * Vierge Mère et Génitrice de Dieu.

Exapostilaire, t. 3

Marine, martyre du Seigneur, * sa virginale épouse resplendissante de beauté, * sauve ton peuple et ta cité * en priant Dieu d'épargner à chacun * les malheurs qui nous menacent et toute sorte de péril.

Citadelle couverte d'or, * ville aux douze remparts, * trône baigné par le Soleil * et siège du grand Roi, * merveille impossible à saisir, * comment tu allaites le Seigneur ?

Laudes, t. 4

De toi-même, courageusement * tu vins te soumettre aux douloureux châtiments * et mis en cendre les cultes païens ; * quant à l'hostile tyran * qui se vantait de poser son trône au-dessus des cieux, * tu l'as couvert de confusion, * illustre Marine, martyre toute-digne d'acclamations, * et sur les peuples tu fis briller la divine clarté. (2 fois)

Le prince du mal, le serpent * qui avait jadis mis à nu * Ève en suscitant sa transgression, * tu l'as enchaîné par tes luttes sacrées * et l'as mis à mort par la Croix du Christ qui te fortifiait ; supplie-le, illustre Martyre, d'épargner * les périls mortels à tous ceux * qui célèbrent avec foi ta mémoire vénérée.

Comme cadeau de noces très-précieux, * Martyre illustre, tu offris à ton Époux * un peuple saint conquis par tes prodiges à la foi, * car toi-même tu les accomplis fidèlement, * te montrant supérieure à tout châtiment, * le feu brûlant et les torsions de ton corps, * dans le Christ qui t'accordait comme Dieu, * Vierge sainte, la victoire du haut du ciel.

Gloire, t. 6

Ayant pris le chemin des combats, * Martyre sainte et vénérée, * à la prime aïeule tu ne t'es pas conformée, * mais comme une vierge sage, tenant ta lampe allumée, * tu es entrée dans les parvis de ton Seigneur ; * et comme vaillante martyre tu as reçu * la grâce de guérir les maladies corporelles ; * quant à nous qui en ce jour te célébrons, * délivre aussi nos âmes de leurs maux * par tes prières au Seigneur notre Dieu.

Maintenant...

Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie ; * notre Dame, nous t'en prions : * avec les Martyrs et tous les Saints * intercède pour le salut de nos âmes.

Si l'on veut, on chante la grande Doxologie.