19 JUILLET. Mémoire de notre vénérable Mère Macrine, sœur de Basile le Grand ; et de notre vénérable Père Die. Et invention des reliques de notre vénérable Père Séraphim de Sarov

(Voir son office plus loin, après celui des Saints Macrine et Die.)

VÊPRES

Lucernaire, t. 4

En amie de la sagesse, tu montras * l'immortalité de l'âme et sa libre détermination ; * c'est pourquoi tu t'empressas d'échapper * à l'esclavage du corps * en te gardant pure de tout

péché, * afin de pouvoir te présenter * sans ride et sans tache, toute pure, immaculée, * Bienheureuse, devant le Christ ton époux.

Sans souillure tu gardas * ton impeccable virginité, * purement tu vécus et distribuas ton avoir, * accomplissant le précepte du Christ, * que tu suivis, quittant la terre et ses possessions ; * alors, des biens célestes et du ciel te fit don * l'Ami des hommes, Jésus, * le Sauveur de nos âmes.

Même après la mort * ton visage brilla, * illustre Macrine, de splendeur lumineuse, * car le Christ t'a glorifiée * comme vierge à l'aspect divin, * sereine, compatissante, parlant de

Dieu, * toi qui telle un ange vécus sur terre * et qui plus à Dieu par l'éclat de ta vie.

* * *

Bienheureux, nous te chantons * comme un astre universel * surgi mystiquement au firmament de l'Église, * car ton divin rayonnement * illumine sans cesse l'âme et l'esprit * de ceux qui vénèrent chaque année, * auteur de merveilles, prêtre saint * et joyau des moines, ton lumineux souvenir.

Tel un autre Aaron * dont a fleuri le bâton, * saint Père, tu accèdes au sacerdoce divin * et, comme Moïse, tires l'eau du rocher, * comme Élie ressuscites un mort par ton oraison, * glorifié de prodiges sans pareil, * auréolé d'une sainte renommée, * bienheureux Père aux divines pensées.

Ayant hérité * manifestement les clartés de l'Esprit saint, * tu chasses les esprits du mal et construis * un saint lieu de méditation spirituelle * où chaque jour trouve son salut * la multitude vénérant avec foi, * gloire des Pères, ton souvenir, * tes vaillants combats et tes miracles étonnants.

Gloire... Maintenant... Théotokion

Délivre ma pauvre âme, très-sainte Épouse de Dieu, * de la condamnation que lui valent ses péchés ; * par tes prières éloigne-moi de la mort * et permets qu'au jour du jugement * comme la multitude de tous les Saints, * j'obtienne ma propre justification, * me purifiant avant la

fin * par mon repentir et le flot de m pleurs.

Stavrothéotokion

Agnelle ayant porté, * Toute-pure, l'agneau sans défaut, venu guérir le monde entier de son péché, * par son propre sang, et s'immoler pour nous, * afin que l'univers trouve en lui la

vie, * ô Vierge, revêts mon être dépouillé * de la condition immortelle * sous le manteau de la divine grâce que ton enfantement nous a tissé.

Tropaire, t. 8

En toi, vénérable Mère, la divine Image se reflète exactement : * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s'occuper plutôt de l'âme qui vit jusqu'en la mort et par-delà ; * c'est ainsi que ton esprit se réjouit, * sainte Macrine, avec les Anges dans le ciel.

t. 1

Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, théophore Père Die ; * par le jeûne, les veilles et l'oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t'a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t'a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.

MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton Occurrent, un canon de l’Octoèque, puis ces deux canons des Saints : le premier, œuvre de Théophane, a pour acrostiche : Je couronne Macrine, l'épouse du Christ ; le second, en l'honneur de saint Die : Éponyme de Dieu, je t'acclame. Joseph.

Ode l, t. 4

« Ma bouche s'ouvrira * et s'emplira de l'Esprit saint : * j'adresse mon poème à la Mère du

Roi ; * et l'on me verra, en cette fête solennelle, * chanter avec allégresse toutes ses merveilles. »

Le Christ, le saint époux * des âmes dont il aime la beauté, * celui que tu as chéri et désiré, * Macrine, de tout ton cœur, * prie-le de répandre sur tes chantres sa clarté.

Ô Christ, toi l'océan * de l'ineffable bonté, * tu as glorifié ton épouse immaculée * que ton amour avait transpercée, * la vierge Macrine toute-digne de nos chants.

Illustre Macrine, avec ardeur * tu as gardé l'intégrité * de ta glorieuse virginité, * en soumettant la chair à l'esprit * par ton ascèse et par ta vie.

Porteuse de lumière, s'est levé * dans le cœur des fidèles vénérant * ta divine maternité, le Christ * qui a lui comme jour ensoleillé, * divine Épouse, au sortir de ton sein.

* * *

« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »

Tout entier resplendissant * par ton inclination vers le divin, * sage Père, tu as pris ta croix * et tu as suivi le Christ, * mortifiant par l'ascèse les désirs de la chair.

Toi qui veillais la nuit devant le Christ, * soleil de gloire sans déclin, * tu devins un astre lumineux, * irradiant sur les fidèles la splendeur * de tes miracles et de tes vertus.

Ayant rendu ton cœur étranger * aux charmes de ce monde, tu chéris * la gloire surnaturelle avec plus de vérité, * par grâce divine renversant * dans un corps de chair l'Incorporel.

Mère toujours-vierge, tu devins * le tabernacle du Soleil mystique * qui chasse les ténèbres de l'erreur * et de sa divine splendeur * nous éclaire dans la foi.

Ode 3

« Ce n'est pas en la sagesse que nous nous glorifions * ni dans la puissance ou les trésors, * mais dans la Sagesse du Père hypostasiée, * car il n'est d'autre Saint que toi, Jésus Christ. »

Toi que la beauté donnée par Dieu * et sa grâce faisaient briller, * illustre descendante de la race des martyrs, * tu as imité leur sainte vie.

Obéissant au précepte divin, * tu as quitté les troubles de la vie, * tu en as fui la confusion, * t'adonnant de tout cœur aux jeûnes, à l'oraison.

Dès la tendre enfance éprise de sainteté * et protégée par les regards maternels, * Macrine, tu as conservé * ta virginale intégrité.

Vierge toute-sainte, nous voyons en toi * la terre vierge ayant produit * sans semence l'épi de notre vie : * fortifiés par lui, nous te disons bienheureuse.

* * *

« Ton Église, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie : * Seigneur, tu es ma force, mon refuge et mon soutien. »

Éclairé par les divins rayons * tu devins un luminaire, Bienheureux, * illuminant les fidèles qui de toi s'approchaient.

Vers la vie tu conduisais, * Vénérable, ceux qui te suivaient, * car tu avais mortifié les passions charnelles par divine puissance

Aux habitants du ciel tu t'es uni divinement, * car sur terre c'est l'angélique vie * que tu as menée, théophore Père Die.

En toi fit sa demeure, Vierge immaculée, * celui qui habite les cieux : demande-lui * de sauver les âmes des fidèles te chantant.

Cathisme, t. 1

Mystiquement tu t'es unie au Seigneur, * en ton innocence de pure brebis, * la beauté de la grâce te servant * de parure, en la sainteté de ta vie ; * c'est pourquoi tu as reçu le pouvoir des guérisons * et tu soignes toute maladie par la puissance de l'Esprit.

t. 8

Dès l'enfance consacré au Seigneur Dieu * et l'ayant suivi jusqu'à la fin, * vénérable Père, tu as obtenu les charismes divins, * chassant par grâce la multitude des démons * et construisant un monastère pour la louange du Seigneur ; * c'est pourquoi, illustre Père, tu as mérité le pouvoir miraculeux * de ressusciter les morts par ta confiante oraison. * Intercède, nous t'en prions, auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Théotokion

Tombé dans l'enchevêtrement des épreuves et des tentations * du fait des ennemis invisibles et de ceux que l'on voit, * je suis pris par la houle de mes immenses transgressions ; * mais, sachant l'ardeur avec laquelle tu protèges et tu secours, * j'accours me réfugier dans le havre de ta bonté ; * Toute-sainte, prie celui qui sans semence s'incarna de toi * pour tous tes serviteurs qui te chantent sans répit, * intercédant sans cesse auprès de lui * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant ton enfantement virginal.

Stavrothéotokion

Ton côté transpercé par la lance, Créateur * qui n'as pas transpercé mon sein pour ton enfantement, * mais qui sur la croix frappas de la lance le tyran, * tu opères en nouvel Adam la divine recréation, * toi qui avais formé la femme à partir du premier ; * et, dormant d'un sommeil fécond, tu donnes vie à tous ; * comme du sommeil tu nous éveilles, ô Verbe, par ta dormition ; * mais par tes Souffrances, mon Enfant, * tu as cruellement transpercé mon

cœur * et par ton sommeil tu me prives de la vie.

Ode 4

« Celui qui siège glorieusement * sur le trône de la divinité * est venu sur la nuée légère : * c'est Jésus, notre divin Sauveur ; * et de sa main toute pure * il a sauvé ceux qui lui

chantent : * Ô Christ notre Dieu, gloire à ta puissance. »

Morte au monde désormais * et à ses œuvres, tu désiras * ne vivre que pour Dieu, * vénérable Macrine, par amour * de ton époux divin * conservant, dans la virginité, * ta plus pure beauté.

Afin de rivaliser * avec Thècle, qui témoigna la première, * tu cherchas à imiter * sa sainte vie et sa foi * et, par divine inspiration, * tu as reçu d'en haut * comme un symbole son nom.

En nymphagogue tu menas * de virginales fiancées * au Verbe vierge qui s'est levé * de la Vierge comme un soleil, * Macrine, et leur montrais clairement * qu'à l'Impassible s'adapte bien * notre absence de passions.

Le flot des charismes saints, * le jaillissement des guérisons, * la distribution des trésors divins, * tout cela est réparti * par la vivifiante main * du Fils né de ton sein, * divine Épouse comblée de grâce par Dieu.

* * *

« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Église depuis sa place * en toute vérité s'écria : * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Le cœur illuminé * par le rayonnement immatériel de l'Esprit, Père théophore, tu traitas * comme songe les attraits de la chair, tes yeux fixant la cité d'en-haut qui t'attendait.

Tel un nuage porteur de pluie * paraissant à l'impériale cité, tu l'arrosas de tes

enseignements, * saint Die, en y construisant un lieu splendide de méditation spirituelle.

Toi qui étais mort au péché * grâce à la tempérance, tu rendis * avec l'aide de Dieu la vie aux morts * et tu fis jaillir des flots de componction * pour nous qui célébrons ton souvenir.

Ô Vierge, nous savons * qu'en ton sein tu as porté * comme luminaire la divine clarté ; * c'est pourquoi nous te prions d'illuminer * les âmes des fidèles te chantant.

Ode 5

« Les impies ne verront pas ta gloire, ô Christ, * mais nous qui veillons la nuit devant toi, * Fils unique et divin Reflet de la paternelle splendeur, * Ami des hommes, nous te célébrons. »

En vierge sage, tu n'as pas voulu * souiller par les passions * l'aspect divin de ton âme et sa beauté, * car tu saisissais l'ineffable splendeur de ton Époux.

Dans le Christ ayant trouvé * ta puissante, inébranlable et sûre consolation, * tu mortifias les passions tumultueuses, * veillant la nuit pour glorifier le Seigneur.

Pour le Christ tu gardas ferme ta foi, * à lui dès ta naissance tu fus confiée, * à lui tu consacras ton âme et ton corps, * dès ta jeunesse t'exerçant dans l'ascèse.

Tu as mis au monde le Créateur de l'univers, * le Christ qui a voulu renouveler * notre nature glissée dans la corruption * et vers l'ineffable gloire, divine Mère, l'a fait monter.

* * *

« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »

Sur la montagne de ta sainte vie, * par l'élévation de ton cœur, * tu t'es affranchi des

passions * et conversas avec Dieu.

Père théophore, comme Aaron * c'est par la floraison merveilleuse * de ton bâton que tu accédas * au sacerdoce divin.

De quels dons te comble notre Dieu ! * avec la houe de tes prières tu extrais * l'eau vive, Père saint, * des entrailles de la terre.

Ni l'esprit des anges ni l'esprit humain * n'est capable d'expliquer, * Vierge toute-pure, le mystère profond * de ton merveilleux enfantement.

Ode 6

« Ton Église te crie à pleine voix : * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

L'amour du Christ, fleurissant * clairement dans ton cœur, * y implante en particulier * toute sorte de vertu * et les divins enseignements de la foi.

En tes oraisons incessantes * chantant Dieu, tu attiras * son aide puissante sur toi * et tu as reçu de lui * la grâce de la sainte virginité.

D'une couronne de grâces le Christ * comme vierge pure t'a couronnée * et comme guide d'un chœur virginal ; * puis dans les demeures célestes il t'a menée, * Mère aux divines pensées.

Ce qui jadis était séparé * a trouvé son unité : * en deux natures unies l'une à l'autre, * Vierge pure, tu as enfanté * ineffablement le Verbe fait chair.

* * *

Vers Dieu tu élevas * les désirs de ton cœur, * tu as humilié les passions * et renversé l'orgueil des démons, * ferme assise des moines, Père saint.

Des plaies de la tempérance tu frappas, * vénérable Père, l'Égypte des passions * et de leur servitude rachetas * bon nombre de célibataires et de consorts * qui te suivirent pieusement.

Riche du rayonnement * de tes miracles et de tes vertus, * sage Père, tu es parti * vers la cité d'en-haut, et là tu pries * pour que ton troupeau soit délivré du péril.

De mon âme mortifie, * Vierge toute-pure, les passions, * toi qui as enfanté * par l'ineffable parole la vie de tous * et donne à mon esprit le calme et la paix.

Kondakion, t. 2

Fortifié divinement par la pureté de ton âme * et comme lance empoignant l'oraison incessante, * avec force tu frappas les phalanges des démons, * auteur de miracles, vénérable Père Die * qui sans cesse intercèdes pour nous tous auprès du Christ.

Ikos

Comment, vénérable Père, ferai-je pour louer, * misérable que je suis, tes combats * et comment décrirai-je l'océan de tes pleurs ? * Remarquable fut ta vie et tu as connu la condition des Anges * pour avoir mortifié par la tempérance les passions ; * ayant réduit en servitude la chair, tu l'as soumise à l'esprit ; * et le prince des ténèbres, tu l'as renversé avec l'oraison pour glaive, * toi qui sans cesse intercèdes pour nous tous auprès du Christ.

Synaxaire

Le 19 juillet, mémoire de notre vénérable Mère Macrine, sœur de saint Basile le Grand.

En sœur qui partageais les pensées de tes frères,

dans le ciel avec eux tu habites, Macrine.

D'ici-bas, le dix-neuf, gloire des solitaires,

les Anges t'ont portée à la vision divine.

Ce même jour, mémoire de notre vénérable Père Die le thaumaturge.

Toi aussi, bienheureux Die, tu goûtes la mort,

admirable de nom, mais d'œuvres plus encor.

Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7

« De la fournaise tu sauvas les enfants d'Abraham, * et tu fis périr les Chaldéens * par le feu qu'ils avaient eux-mêmes préparé ; * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Ne désirant que le seul Christ * et blessé du plus parfait amour, * tu lui chantais : Je cours sur tes pas, * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ayant rejeté le trouble des passions, * tu revêtis le brillant habit * de l'absence de passions en t'écriant : * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ayant abattu l’orgueil bestial * qui soulevait l'hostile prince du mal, * tu reçus le prix de ta victoire, * admirable Sainte, en psalmodiant : * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Brise les liens de nos péchés * par ton intercession maternelle : * à ton Fils, ô Vierge, nous chantons fidèlement : * Seigneur très-digne de nos chants, * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

* * *

« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient : Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »

De ton cœur tu avais fait, Père saint, * la demeure de la Trinité ; * c'est pourquoi tu élevas un monastère en t'écriant : * Tu es béni, mon Seigneur et mon Dieu.

Ouvrant la source des miracles, Bienheureux, * tu fis jaillir l'eau du salut * pour les fidèles célébrant ta dormition, * luminaire des moines, admirable Père Die.

Ayant orné ta vie de tes vertus, * tout entier tu devins resplendissant, * colonne lumineuse guidant ceux qui psalmodient : * Tu es béni dans le temple de ta gloire, Seigneur.

Plus sainte que les Chérubins t'a rendue * le Dieu saint qui sanctifie, * ô Vierge, ceux qui chantent de tout cœur : * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8

« Les nobles Jeunes Gens de la fournaise furent délivrés * par celui qui est né de la Mère de Dieu ; * ce qui jadis n'était qu'une image * maintenant devient réalité, * puisqu'il rassemble tout l'univers qui continue de chanter : * Louez le Seigneur, toutes ses œuvres, * à lui haute gloire, louange éternelle. »

Illustre Sainte qui brillais * par ta vie pure et consacrée, * comme offrande réservée, * comme beauté secrète et divine splendeur * à nos yeux tu apparais, * t'écriant : Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Ayant revêtu l'habit de mortification, * tu passas à la divine immortalité, * toi qui avais si bien enseigné, * en amie de la sagesse, la libre détermination * et l'immortalité de l'âme ; tu partis donc * en t'écriant : Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

De la splendeur au triple éclat, * Bienheureuse, illuminée * en ton visage et ton esprit, * tu t'endormis du sommeil bienheureux, * avec allégresse contemplant celui que tu aimais * et t'écriant : Louez le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Arche de toute sainteté * que de son ombre couvre l'Esprit saint, * Mère de Dieu qui

enfantas * le Verbe devançant l'éternité * et prenant chair en notre humanité, * dans son ineffable compassion, * nous te louons et t'exaltons dans tous les siècles.

* * *

« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions ; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient : Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »

En faisant fleurir ton bâton, * Dieu montra que ton âme fertile en fruits * ferait croître des plants mystiques et féconds * au Paradis de délices, par volonté divine, * à savoir une multitude de moines s'écriant : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ton esprit, illuminé * par les beautés divines, a resplendi ; * désormais, en sa totale pureté, * il a rejoint le suprême bien, * divinisé auprès de Dieu et sans cesse psalmodiant : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Afin que nous puissions te glorifier, * nous qui te célébrons de nos allègres voix, * sauve les brebis de ton bercail * qui fêtent ta mémoire et conduis-les * vers les parvis de Dieu pour y chanter : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Tu t'es montrée plus vaste que les cieux, * Vierge Marie, en faisant place à l'Infini ; * notre Dame, supplie-le * de me libérer de mes passions * et de la redoutable sentence, moi qui m'écrie : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9

« Par sa faute et transgression * Ève instaure la malédiction ; * mais toi, ô Vierge Mère de Dieu, * pour le monde tu as fait fleurir * par le fruit de tes entrailles la bénédiction ; * et tous ensemble nous te magnifions. »

Imitant le grand amour de Dieu, * tu as accompli la charité, * illustre Sainte, en nourrissant * ceux qu'affligeait la pauvreté ; * c'est pourquoi le Dieu compatissant * t'a glorifiée pour ta miséricorde.

Devant Dieu te voici donc, * toi qui par ta vie et tes discours * as resplendi, porteuse de

clarté, * parée de toutes sortes de vertus, * illustrée par ta noble extraction * et par tes sublimes élévations.

Sainte Macrine, ton logis, * c'est la demeure lumineuse, le palais des cieux ; * là, comme vierge, en compagnie * des Hiérarques de ton sang, * tu pries Dieu avec confiance * de sauver tous les fidèles te chantant.

Le fruit de tes entrailles resplendit plus que tous * par sa beauté suprême, * car tu as enfanté le Dieu fait chair * venu sauver l'humanité ; * et nous les fidèles, pour cela, * divine Mère, nous te magnifions.

* * *

« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée ; * c'est lui qui réunit les natures séparées : * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Père comme un ange apparu * par la perfection de tes vertus * et qui es monté au ciel * à tire de tes ailes dorées, * nous faisons ton éloge et te glorifions avec joie.

Comme un soleil aux mille feux, * tu t'es levé de l'Orient * et déployas comme rayons * tes miracles et tes vertus, * éclairant le monde entier.

Père devenu resplendissant * par l'éclat de tes vertus, * vers la lumière sans couchant * avec joie tu es parti * là où les esprits des Justes ont leur repos * et tu y pries pour ton troupeau.

Ô Christ, épargne-moi * lorsqu'avec gloire tu viendras dans le monde pour le juger, * ô Verbe, puisque t'en supplient * la toujours-vierge Mère de Dieu, * le chœur des Anges et les Justes rassemblés.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.