26 JUILLET. Mémoire du saint hiéromartyr Hermolaüs et de ses compagnons ; et de la sainte hosiomartyre Parascève

VÊPRES

Lucernaire, t. 8

Athlète martyr Hermolaüs, * devenu prêtre du Seigneur tout-puissant, * tu menas sainte vie dans le sacerdoce ; * tu sauvas les peuples des ténèbres impies, * dans la grâce, par tes paroles sacrées * et, baigné par ton sang de martyr, * Bienheureux, tu partis vers les demeures des cieux.

Athlète martyr Hermolaüs, * jadis caché par crainte des impies, * tu révèles avec joie le mystère caché * de la connaissance et de la foi * au saint martyr Pantéléïmon ; * et, découvert, tu meurs de plein gré pour le Christ * qui lui-même a choisi de souffrir par bonté.

Hermippe, Hermocrate et Hermolaüs, * ces témoins du Seigneur * qui ont lutté d'admirable façon * et mis à mort le perfide serpent, * ont pris un bain qui d'autres taches ne se laisse souiller : * leur rendant gloire, acclamons-les saintement * et célébrons comme une fête leur mémoire sacrée.

* * *

Merveille inouïe, sainte Parascève, en luttant de tout cœur, * tu renversas avec courage l'arrogance d'Antonin ; * toi qui as mérité la couronne et le prix * de ta vocation céleste, * souviens-toi de tes serviteurs qui te vénèrent avec foi * auprès du Seigneur, pour qu'il nous prenne en pitié.

Illustre Martyre du Christ, * de toute ton âme ayant aimé le Seigneur, * tu supportas avec patience les coups des châtiments ; * les flancs déchirés par les fouets, * endurant tout supplice pour celui que tu aimais, * tu as reçu de lui la couronne méritée ; * c'est pourquoi nous t'acclamons, bienheureuse auprès de Dieu.

Martyre vénérable et renommée, * qui pourra dire tes pénibles exploits * et tes prodiges de vaillance au combat, * la patience et la douceur que tu montras, * telle une incorporelle ; c'est pourquoi * tu es devenue la compagne des Anges dans le ciel, Parascève, épouse du Roi et vase saint de l'Esprit.

Gloire, t. 6

Ceux qui célèbrent dignement ta passion, * demande qu'ils soient délivrés * des épreuves, de l'affliction, du jugement à venir, * par tes prières auprès de Dieu, * illustre Parascève, vierge et martyre victorieuse au combat.

Maintenant...

Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute- sainte, * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal ? * Car le Fils unique, le Reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * s'est incarné ineffablement : * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver ; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion ; * ô Vierge sainte et toute-bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Apostiches, t. 4

Courageusement tu te présentas * pour te soumettre aux châtiments douloureux, * illustre Parascève, et réduisis * en poussière les idoles des païens ; * par la force de la Croix tu mis à mort l'adversaire qui se vantait * de trôner au-dessus des astres dans le ciel ; * ayant fait de lui un jouet, * tu l'as brisé sous tes pieds.

J'espérais le Seigneur d'un grand espoir, * il s'est penché vers moi pour exaucer ma prière.

Un Ange, par providence de Dieu, * fit en sorte, rapidement, * que le poids de la plaque et la brûlure du feu * devinrent légère feuille et fraîche rosée, * comme jadis il advint, par la vision du quatrième, aux trois jeunes gens ; * avec eux tu disais : Grande est ta miséricorde, Seigneur compatissant ; * c'est pourquoi je vénère avec joie * ton nom très-digne de nos chants.

Il dressa mes pieds sur le roc, * affermissant mes pas.

Sans reproche tu gardas * la pureté de ton corps * et ton âme fut limpide en tout temps ; * car, chérissant le Christ ton époux, * tu marchas sur les traces de son parfum ; * sainte Parascève, prie le Sauveur de l'univers * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles célébrant ta mémoire sacrée.

Gloire, t. 6

Tous les confins de la terre, venez, * formons un chœur spirituel, * acclamons la virginale Martyre du Christ * en disant : Réjouis-toi, * vénérable Parascève chère à Dieu, * réjouis-toi, qui as si bien témoigné, * réjouis-toi, compagne des saintes moniales, partageant le rang des martyrs ; * intercède avec eux * pour le salut de nos âmes.

Maintenant...

Mère de Dieu, tu es la Vigne, en vérité, * qui a fait croître le fruit de vie ; * notre Dame, nous t'en prions, * avec les Martyrs et tous les Saints, * intercède pour le salut de nos âmes.

Tropaire, t. 4

Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons ; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

t. 1

Ayant rendu ton zèle conforme à ton nom, * tu as reçu en héritage la promptitude de la foi, * Parascève, martyre victorieuse et bien-nommée ; * c'est pourquoi tu répands les guérisons * et tu intercèdes pour nos âmes.

Ô Vierge, lorsque Gabriel te disait : Réjouis-toi, * à sa voix s'incarnait le Maître de l'univers * en toi, l'arche sainte, * selon la parole du juste David, * et tu as paru plus vaste que les

cieux, * puisqu'en ton sein tu portas le Créateur. * Gloire à celui qui fit sa demeure en toi, * gloire à celui qui est sorti de toi, * gloire à celui qui est né de toi pour nous sauver.

MATINES

Cathisme I, t. 4

Ayant chéri la beauté splendide du Christ * et fait resplendir ton âme de pureté, * par toutes sortes de peines et d'afflictions * tu t'es approchée de lui en épouse immaculée ; * dès lors, il te jugea digne des parvis célestes, * où tu intercèdes auprès de lui * pour qui te vénère, Parascève au grand renom.

Jamais nous ne cesserons, ô Mère de Dieu, * malgré notre indignité, de louer ta majesté ; * car, si tu ne dirigeais l'intercession, * qui nous délivrerait de tant de périls ? * Tu es celle qui nous garde en liberté ; * notre Dame, ne nous éloigne pas de toi, * car tu sauves de tout danger tes serviteurs.

Cathisme II, t. 1

Comme agnelle pure et sans reproche, mystiquement * tu t'es unie au Seigneur par la sainteté de ta vie * et toi-même, par ta passion, * tu t'es ornée de beauté ; * c'est pourquoi tu as reçu le pouvoir des guérisons, * soulageant toute affection par la puissance de l'Esprit.

En toi nous reconnaissons la Mère de Dieu * demeurée vierge même après l'enfantement, * nous tous qui cherchons refuge en ta bonté, * car tu offres ton secours aux pécheurs ; * en toi nous trouvons au milieu des périls, * Vierge toute-pure, le salut.

Canon de la Mère de Dieu, puis ces deux canons des Saints ; le premier (t. 8), en l'honneur des Martyrs, a pour acrostiche : D'Hermolaüs je chante les peines. Joseph ; le second (t. 4), œuvre de Théophane en l'honneur de la Sainte, porte (en dehors des théotokia) l'acrostiche : Par des hymnes je loue la vierge au grand renom.

Ode 1, t. 8

« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »

Par des hymnes louons * la mémoire glorieuse, illustre et lumineuse d'Hermolaüs * en magnifiant le Christ.

Grande est ta gloire, illustre Hermolaüs : * de notre grand Dieu, en effet, * tu t'es montré un ardent serviteur.

Selon les règles ayant mené le combat, * tu écrasas l'audace des sans-loi, * illustre martyr Hermolaüs.

Possédant le Christ comme inépuisable trésor, * tu fus capable d'enrichir * les cœurs indigents, bienheureux Hermolaüs.

Vierge toute-pure, procure-moi * la faveur de ton Fils au jour du jugement, * en me sauvant de la terrible condamnation.

t. 4

« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »

À nous qui chantons ta mémoire porteuse de clarté, * illustre Martyre, prie le Christ * d'accorder la grâce et la rémission de nos péchés, * Parascève toute-digne de nos chants, * par ton intercession auprès de Dieu.

Toi le joyau des Martyrs, * tu renversas au moyen de la Croix * les machinations de

l'ennemi * et combattis en athlète la cruauté des tyrans * pour prêcher la foi en Dieu.

Pour briser ton endurance, le tyran * t'ordonna cruellement * de rendre un culte aux faux-dieux, * mais son audace fut vaincue * par tes sages paroles.

De tes entrailles immaculées, * notre Dame, le Verbe est né, * assumant la chair animée, * et nous qu'avait perdus la morsure du trompeur, * par divine puissance il nous a recréés.

Ode 3, t. 8

« Tu es le firmament de qui chemine vers toi ; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »

Père saint, fortifié * par la puissance de l'Esprit créateur, * tu renversas les forces du Puissant-dans-le-mal.

Tu étais connu du Tout-puissant, * puisque de tous tu faisais * ses amis par ta sainte parole.

Sage Père, instruit par toi, * Pantéléïmon connut le Dieu Créateur * et combattit, selon les règles, pour lui.

Toute-pure, délivre-moi * de la tempête des passions et des pensées * qui assaillent mon cœur sans pitié.

t. 4

« Ton Église, Ô Christ, * en toi se réjouit et te crie : * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »

L'Esprit saint a fortifié * ta faible nature et l'a rendue * radieuse pour refléter * la limpidité de ton âme.

Fortifiée par la puissance du Christ, * sainte Martyre, tu supportas * avec la fermeté d'un diamant * les impitoyables coups de fouet.

Par amour de Dieu tu enduras * patiemment sur le stade * les déchirures de ton corps * et les intolérables châtiments.

Toi seule, ô Mère de mon Dieu, * tu es devenue pour les hommes * l'intendante des trésors surnaturels ; * aussi nous te chantons : Réjouis-toi.

Cathisme, t. 8

Ayant mené ta vie dans la sainteté, * tu es devenu un prêtre du Rédempteur, * illuminant les fidèles qui s'approchent de toi chaque jour, * bienheureux Père, et pour finir tu as brillé divinement * de l'éclat du martyre, dont tu éclairas le monde entier ; * c'est pourquoi, célébrant ta mémoire sainte et porteuse de clarté, * nous te chantons avec foi et te disons bienheureux ; * victorieux martyr Hermolaüs, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Gloire...

Ayant consacré dès l'enfance ta personne au Christ, * sans cesse tu fus agréable au Sauveur de l'univers ; * fermement tu écrasas l'audace des tyrans * et supportas avec grand courage les châtiments ; * c'est pourquoi le Christ, te couronnant, t'a fait entrer * glorieusement dans les demeures des cieux ; * admirable Parascève, intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * à ceux qui fêtent de tout cœur ta mémoire sacrée.

Maintenant...

Comme Vierge et seule femme qui sans semence enfantas Dieu dans la chair, * nous te disons bienheureuse, nous, toutes les générations humaines ; * car le feu de la divinité fit sa demeure en toi * et comme nourrisson tu allaitas le Seigneur et Créateur ; * aussi avec les Anges nous glorifions comme il se doit, * nous, l'ensemble des hommes, ton enfantement très-saint * et nous unissons nos voix pour te crier : * Toute-pure, intercède auprès de ton Fils et ton Dieu * pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés * aux fidèles qui se prosternent devant ton enfantement virginal.

Ode 4, t. 8

« Seigneur j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »

Facilitée par l'Esprit saint, * ta marche fit trébucher * les pas du Maudit * et pour beaucoup tu as été le droit chemin.

Admirable Hermolaüs, * tu fus un prêtre de grande sainteté, * un Témoin de parfaite vérité ; * c'est pourquoi nous te glorifions.

T'opposant à l'impie * de toute la force de ta volonté, * tu as reçu la couronne des martyrs * pour le courage avec lequel tu combattis.

Comme un trône flamboyant, * Pleine de grâces, tu portes le Seigneur : * supplie-le de nous sauver, * qui sommes en péril sur l'océan du péché.

t. 4

« Te voyant suspendu à la croix, * toi le Soleil de justice, * l'Église depuis sa place * en toute vérité s'écria : * Gloire à ta puissance, Seigneur. »

Toi qui as reçu le don * des guérisons, des charismes, des visions, * tu fais jaillir les grâces divines chaque jour * sur les fidèles qui te glorifient * et qui accourent vers ton temple sacré.

Nulle ride ni souillure ne t'ayant marquée, * en ton corps déjà sanctifié, * tu as eu la vision des Anges * et avec eux tu t'écrias : * Gloire à ta puissance, Seigneur.

En ton corps de femme tu as vu * la Couronne et la Croix, * l'Eponge et le Roseau * représentés comme signe étonnant * du redoutable jour de la Passion du Sauveur.

Sans épousailles, ô Vierge, tu conçois * et te montres vierge * même après l'enfantement ; * c'est pourquoi nos voix incessantes * dans une foi que rien n'ébranlera * te chantent, ô notre Dame : Réjouis-toi.

Ode 5, t. 8

« Toi qui fis briller jusqu'au bout de l'univers * sur la nuit de l'ignorance la connaissance de Dieu, * au matin éclaire-moi, Seigneur, * de ton amour pour les hommes. »

Ceux qui gisaient dans la nuit de l'erreur, * tu les as conduits vers la clarté, * et il te fut donné pour récompense * de rejoindre par ton sang la perfection.

Ces hoplites du Christ, * Hermippe et Hermocrate, * sont glorifiés par des cantiques * en compagnie d'Hermolaüs.

Ces trois Martyrs, ayant lutté * pour la divine Trinité, * en compagnie des Anges si

nombreux * se réjouissent à présent dans les cieux.

Grâce à toi, ô Vierge, puissions-nous * être sauvés de toute affliction, * nous tous qui possédons en toi * protection, refuge et sûr abri.

t. 4

« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »

Sainte Martyre, tu as combattu * et fait périr le tyran * lorsque tu annonças le Christ * par tes sages paroles devant le tribunal.

Dans la fermeté de ton esprit, * intrépide, tu réfutas * tous les cultes des faux-dieux * avec les preuves de l'Écriture à l'appui.

Illustre Parascève, tu as mérité * le palais mystique, la chambre de l'Époux ; * avec les Vierges sages c'est là * que tu exultes divinement.

Tu es l'armure nous gardant de l'Ennemi, * en toi nous possédons, sainte Épouse de Dieu, * notre espérance et notre ancre de salut.

Ode 6, t. 8

« Je répands ma supplication devant Dieu, * au Seigneur j'expose mon chagrin, * car mon âme s'est emplie de maux * et ma vie est proche de l'Enfer, * au point que je m'écrie comme Jonas : * De la fosse, Seigneur, délivre-moi. »

Hermolaüs, en courageux soldat, * Hermocrate et Hermippe, avec lui, * ont montré la même fermeté * en prêchant l'unique Dieu de l'univers ; * et, mourant pour le Christ, * ils ont reçu leur couronne dans le ciel.

Sous les flots de votre sang * ayant teint de pourpre votre manteau, * devant le Roi des siècles divinement, * victorieux Athlètes du Seigneur, * vous priez pour nous en compagnie * de toutes les Puissances d'en-haut.

Le sublime Pantéléïmon * en l'Esprit saint et par toi * fut initié à la vraie foi ; * puis, combattant selon les règles, * il te procura le martyre, saint Hermolaüs ; * avec lui prie pour nous le Christ notre Dieu.

Le flot de mes immenses péchés * me trouble et m'entraîne constamment, * ô Vierge, dans le gouffre du désespoir ; * viens donc, tends-moi la main * et donne-moi d'aborder * au calme port du repentir.

t. 4

« Ton Église te crie à pleine voix : * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Par l'intervention d'un Ange, divinement, * le Seigneur eut tôt fait d'enlever * la lourde plaque posée par les bourreaux * sur ta poitrine et d'ôter, * sainte Martyre, les clous de tes mains.

En seconde Thècle nous te glorifions : * comme la protomartyre, en effet, * par la divine parole que tu prêchas à tous * tu as illuminé les multitudes et mené * les infidèles vers la foi en Dieu.

De tes lèvres, comme d'un rayon de miel, * coulaient tous les enseignements divins * et tu instruisais librement * tout homme dans la connaissance de Dieu, * Parascève, joyau des martyrs.

Merveille qui surpasse les merveilles de jadis : * une Vierge dans son sein * a conçu sans épousailles * et sans qu'il y fût à l'étroit, * celui qui tient le monde dans sa main.

Kondakion, t. 4

En ton temple ayant trouvé * le lieu où nos âmes sont guéries, * en lui nous tous, les

croyants, * à haute voix nous t'honorons, * vénérable Parascève, martyre digne de nos chants.

Ikos

L'Époux, dont la voix t'appela comme épouse, * t'a remis la couronne d'immortalité, * illustre Parascève, sage-en-Dieu, * et dignement tu fus comptée * au nombre des martyrs

victorieux ; * toi qui exultes avec eux, * souviens-toi des fidèles rassemblés * dans ton temple pour célébrer ta fête sacrée ; * et nous qui y pénétrons maintenant en esprit, * de toute notre âme nous offrons des hymnes en ton honneur, * vénérable parascève, martyre digne de nos chants.

Synaxaire

Le 26 juillet, mémoire des saints hiéromartyrs Hermolaüs, Hermippe et Hermocrate.

Hermolaüs, Hermippe, avec eux Hermocrate

en braves font rougir qui adorait Hermès.

Le vingt-sixième jour, la lame scélérate

décolle Hermolaüs, primum inter pares.

Ce même jour, mémoire de la sainte et vénérable martyre Parascève.

Pour Dieu tu préparas comme pure demeure,

Parascève, le temple sacré de ton corps.

Si le fer, le vingt-six, frappe ta dernière heure,

tu peux entendre au ciel d'angéliques accords.

Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7, t. 8

« Les Jeunes Gens venus de Judée * à Babylone foulèrent jadis * par leur foi dans la Trinité * la flamme de la fournaise en chantant : * Dieu de nos Pères, béni sois-tu. »

Éclairé par la splendeur sans déclin * de la foi divine, Bienheureux, * vers la lumière de la divine connaissance tu guidas * une multitude sauvée qui chantait : * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

En frères unanimes, bienheureux Hermolaüs, * le grand Hermocrate et le divin Hermippe * burent avec toi * le calice du martyre en chantant : * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Ayant rejoint le suprême objet de ton désir, * Hermolaüs, divinisé auprès de lui, * avec joie tu chantes désormais * au Seigneur, en compagnie des Martyrs : * Dieu de nos Pères, béni

sois-tu.

Illustres Martyrs, enflammés * par l'amour de la suprême Trinité, * vous avez éteint sous les flots de votre sang * la flamme des sans-Dieu, en chantant : * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

Vierge sainte ayant conçu * le Dieu porteur de notre chair, * sauve de l'affliction et du

péché * ton peuple qui s'écrie : * Dieu de nos Pères, béni sois-tu.

t. 4

« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient : Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »

Gardée par le Seigneur, tu supportas * devant le tribunal des impies * d'avoir les aisselles brûlées, * sainte Martyre, et tu chantais : * Seigneur mon Dieu, tu es béni.

Plutôt que de te consumer, * le feu brûle les impies, * car saine et sauve t'a gardée le Christ, * comme jadis, de sa main puissante, il a sauvé * de la flamme grondante les intrépides Jeunes Gens.

Périssent les idoles des démons * et ces faux dieux qui, sûrement, * n'ont créé ni la terre ni le ciel, * disais-tu, sainte Martyre, en ta prédication ; * le Créateur de toute chose, c'est le Christ Seigneur.

Réjouis-toi, demeure sanctifiée, * divin tabernacle du Très-Haut ; * Mère de Dieu, c'est par

toi * que nous est donnée la joie, et nous crions : * Tu es bénie entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8, t. 8

« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur ; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria : * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Le saint prêtre Hermolaüs, * ayant reçu la sainte illumination, * offrait le sacrifice non sanglant * à celui qui, par miséricorde, pour nous * s'immola comme brebis ; * et, sacrifié pour lui de son plein gré, * comme agréable victime il s'offrit en chantant : * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Tel une branche morte, Pantéléïmon * s'était laissé gagner par le manque de foi ; * mais, ayant retrouvé la vie * grâce à tes saintes exhortations, * puis ayant ressuscité un mort * par la vivifiante invocation du Christ, * il gravit le sommet du témoignage avec toi * glorifiant le Sauveur dans les siècles, bienheureux Hermolaüs.

Le saint prêtre Hermolaüs, * le sublime Hermippe et Hermocrate avec lui, * ces hommes d'acier, n'ont épargné la chair * ni sacrifié aux images taillées, * mais comme victimes agréables au Seigneur * se sont offerts eux-mêmes en chantant : * Vous les prêtres,

bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Fortifié par le Christ, le sage Hermolaüs * révélait aux fidèles le mystère scellé dès l'origine, * mais il se cachait par crainte des ennemis ; * découvert, il annonça le Verbe Dieu * immolé pour tous au grand jour, * fut mis à mort et désormais * il vit en compagnie des Martyrs * dans les siècles des siècles.

Dame toute-sainte, nous te chantons * comme l'agréable palais, * l'habitacle lumineux du Roi de tous, * et te prions : fais de nous * des temples du Seigneur né de toi, * en nous purifiant de tout mal causé par l'ennemi, * nous qui psalmodions sans cesse : * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.

t. 4

« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions ; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient : Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur.

Sainte Martyre, ayant montré * que les simulacres des démons * sont des faux dieux, tu renversas * et mis en miettes leurs statues * en psalmodiant sans cesse pour le Christ joyeusement : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Sur le sol s'est effondré, * ébranlé par ta présence, le temple d'Apollon * et les idoles furent abattues * par la puissance de la sainte Croix ; * protégée par elle, tu chantas en pleine

liberté : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Éprise de ta beauté, ô Christ, * la vierge Parascève a supporté * la brûlure du feu en

s'écriant : * Sur les traces de ton parfum divin, * je cours à ta suite, en mon ferme combat, * sans cesse bénissant ton saint nom.

Toi seule parmi toutes les générations, * Vierge pure, fus la Mère de Dieu, * tu en devins la demeure immaculée * sans brûler au feu de sa clarté, * Marie, divine Épouse, et c'est pourquoi * d'âge en âge nous te bénissons.

Ode 9, t. 8

« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu ; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein

virginal ; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »

Devant les ennemis tu confessas, Bienheureux, * le Christ qui devant Pilate avait si bien répondu ; * et, conduit vers l'immolation, * tu sanctifias la terre de ton sang * et fis briller, de ton âme, les cieux.

Hermippe, Hermocrate, Hermolaüs, * comme lampe à trois flammes allumée * au feu du saint Esprit, * vous chassez les ténèbres de l'impiété * et vous éclairez, par divine grâce, les âmes des croyants.

De nos lèvres radieuses et le cœur à la joie, * chantons tous les victorieux Athlètes du Christ * ayant revêtu la divine gloire pour ornement * et, du ciel où ils vivent désormais, * faisant jaillir les miracles à flots.

Soleil sans déclin, par les saintes prières d'Hermolaüs, * d'Hermocrate, de Pantéléïmon * et de leurs compagnons de lutte, n'éloigne pas de nous * ta miséricorde, ô Christ, mais selon ton habitude * nous faisant grâce, délivre-nous de tout mal.

Sauveur qui, même après l'enfantement, * conservas ta Mère vierge comme avant, * lorsque tu viendras juger les œuvres de ma vie, * fais-moi grâce, malgré mes fautes, mes iniquités, * Dieu de tendresse, ami des hommes et sans péché.

t. 4

« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée ; * c'est lui qui réunit les natures séparées : * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »

La vie éphémère qui se corrompt, * tu l'as échangée pour la vie future, * pressée que tu étais de contempler * la prodigieuse beauté de ton Époux * et tu obtins la couronne d'immortalité.

Du ciel tu entendis la voix de Dieu * réalisant, Parascève, ton vœu ; * alors tu menas ta course avec ardeur, * sainte Martyre ; et, ta précieuse tête retranchée, * tu montas en courant vers le Christ.

Pour ceux qui s'approchent de ton saint temple dans la ferveur de leur foi, * Parascève, demande au Christ * de leur accorder victoire sur les ennemis, * rémission de leurs péchés * et délivrance de tout mal.

Tu t'es montrée supérieure aux Chérubins * et plus haute que les cieux * en enfantant, pure Vierge Marie, * le Fils coéternel au Père, l'Ange du Grand Conseil, * celui qui viendra juger l'univers.

Exapostilaire, t. 3

Fortifiée par la Croix de ton Seigneur, * tu as brisé l'audace des tyrans, * sainte Martyre, en luttant courageusement * et tu as reçu du Christ la récompense des vainqueurs ; * admirable Parascève, supplie-le * pour les fidèles qui l'honorent de tout cœur.

Tu es vraiment le pur encensoir d'or, * la demeure de la Trinité que nul espace ne peut contenir, * Vierge Marie, car en toi le Père s'est complu, * en toi le Fils a demeuré * et de son ombre t'a couverte l'Esprit saint, * faisant de toi la Mère de Dieu.

Laudes, t. 1

Martyre vénérable, exultant * dans les parvis du Seigneur * en compagnie des Vierges

sages, * Parascève, tu as reçu le pouvoir * de guérir les maladies * et de chasser les esprits impurs * loin des fidèles qui s'approchent de toi. (2 fois)

Martyre, ayant brisé * la force impie des tyrans * et entrepris ta montée vers Dieu, * tu n'as redouté ni les fouets garnis de plombs * ni les déchirements de ta chair * ni le bouillonnement des chaudrons * ni le feu ni le glaive t'immolant.

Ayant déjà consumé * ton corps dans l'ascèse, * puis affermi ton cœur pour le combat, * splendide vierge et martyre du Christ, * tu parus aux yeux de tous * comme un glaive forgé par le ciel, * comme un or éprouvé dans le creuset des tourments.

Gloire, t. 2

Dans la cité de notre Dieu, * sur sa sainte montagne s'est fixée * la Sainte ayant tenu sa lampe allumée. * Écoutons comment une vierge est louée : * La virginité, c'est le temple de Dieu, * la gloire des martyrs * et la compagne des Anges dans le ciel.

Maintenant...

Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi : * garde-moi sous ta protection.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.