29 JUILLET. Mémoire du saint martyr Callinique ; et de la sainte martyre Théodote

VÊPRES

Lucernaire, t. 8

Martyr Callinique aux-divines-pensées, * toi qui préféras une sainte mort à la vie, * en vérité tu fus l'image de la mort du Christ ; * c'est pourquoi tu as trouvé * la condition immortelle * et la béatitude sans fin, toi qui demeures, jubilant, * avec les chœurs des Anges et de tous les Martyrs.

Callinique, martyr bienheureux, * contre les ennemis invisibles possédant * comme invincible allié l'invisible Seigneur, * tu as remporté la grande victoire de la condition immortelle, * renversant dans le corps à corps de tes combats * celui qui se vantait d'effacer tant la terre que la mer, * et tu l'as englouti sous les flots de ton sang.

Le champion de la foi, qui fit périr l'ennemi, * le compagnon des Martyrs, * devenu un temple du saint Esprit, * le soldat du Christ notre Roi, * l'inépuisable trésor des guérisons, * l'admirable soutien des croyants, * c'est Callinique : en ce jour célébrons-le par des chants.

t. 4

Comme vierge ayant témoigné, * comme épouse immaculée de notre Dieu, * rayonnante des clartés de l'Esprit, * ayant chéri le Christ et confondu l'ennemi * et dans ta ferme lutte supporté les peines les plus variées, * nous t'acclamons avec foi, * Théodote, et célébrons * ta mémoire porteuse de lumière et de salut.

Promise à lui dans l'Esprit saint, * tu apportas au Christ dans la foi * la brûlure de tes membres comme dot, * avec les peines de ta passion, * les supplices et le sang que tu as

versé ; * et dans la chambre divine tu pénétras, * où tu intercèdes, couronnée, * Théodote, pour les fidèles te vénérant.

Comme un acier bien trempé, * comme la martyre aux divines pensées * ayant mis fin à l'erreur du Maudit * et écrasé sur terre l'ennemi d'Ève par ton sang-froid, * glorieuse Théodote, nous t'acclamons, * toi qui es partie demeurer * dans le vaste Paradis * où tu as trouvé ta part avec Dieu.

Gloire... Maintenant... Théotokion

Notre Dame, réjouis-toi, * lumineux palais de notre Dieu, * allégresse des Anges,

réjouis-toi, * qui rachetas la faute d'Ève et rappelas Adam au Paradis, * mystique échelle, réjouis-toi, * qui fais passer les mortels * vers la gloire éternelle du ciel ; * réjouis-toi, sceptre royal et invincible talisman.

Stavrothéotokion

Lorsqu'elle vit ta mise en croix, * ta Mère virginale, Seigneur, * fut saisie de stupeur et

s'écria : * Voici ce que t'offrent en retour * ceux qui jouirent de tes bienfaits ! * Ne me laisse pas seule au monde, je t'en prie, * mais ressuscite bientôt, * pour que nos premiers parents ressuscitent avec toi.

Tropaire, t. 4

Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu'ils ont mené * ont reçu de toi, notre Dame, la couronne d'immortalité ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l'impuissance l'audace des démons ; * par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque, puis ces canons des Martyrs : celui de Callinique, avec l'acrostiche : Callinique martyr, veuille agréer ce chant ; celui de Théodote, avec l'acrostiche : Théodote, dirige mon chemin vers Dieu.

Ode 1, t. 4

« À la mer il a jeté * les chars de Pharaon et toute son armée, * le Puissant dans les

combats : * chantons-lui un chant nouveau, * car il s'est couvert de gloire. »

Monté sur ton char mystique, * tu as englouti les cavaliers * de l'invisible Pharaon * dans la mer Rouge de ton sang, * Callinique, gloire des Martyrs.

Ayant revêtu l'ornement divin, * Bienheureux, tu déposas * le vêtement terrestre * et, t'élançant vers le combat, * tu as triomphé de l'ennemi.

De l'ennemi ayant brisé * les machines compliquées, * tu l'enchaînes par tes combats * et sans forces le jettes au sol, * où tu l'écrases sous tes pieds.

Toi que le chœur des Prophètes a vue * d'avance comme porte du ciel * et buisson non consumé, * Vierge Mère immaculée, * nous te reconnaissons comme Génitrice de Dieu.

* * *

« Lorsqu'il eut franchi à pied sec * l'abîme de la mer Rouge, * l'antique Israël mit en fuite * au désert la puissance d'Amalec * grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix. »

Toi qui rayonnes à la fois * la splendeur du martyre et de la virginité, * Théodote, supplie le Christ * pour que tes chantres soient illuminés * par la grâce de la divine clarté.

Toi qui, fortifiée par l'Esprit saint, * confondis la multitude des esprits mauvais, * fais briller sur tes chantres * ton éclat spirituel, * Théodote au grand renom.

Martyre glorieuse, tu marchas * selon les règles vers le combat, * brillamment ornée par les enseignements * des paroles divinement inspirées, * et fis paraître fous les conseils des impies.

Comme vierge tu es présentée au Christ * pour te tenir devant le Roi, * à la suite de celle qu'il a choisie, * l'ineffable Mère de Dieu, * et tu devins une victime sainte pour le temple des cieux.

Ode 3

« Créateur du tonnerre et des vents, * affermis, Seigneur, mon esprit, * afin que je te chante en vérité * et que j'accomplisse ta volonté, * car il n'est d'autre Saint que toi, notre Dieu. »

Blessé par l'amour du Christ, * le Martyr s'est écrié * en la fermeté de ses combats : * Je cours sur la trace de ton parfum * et je suis ta Passion en luttant jusqu'au sang.

Tu n'as pas été mordu * par la langue du serpent, * mais le perfide, clouant tes pieds, * eut la tête écrasée, * Callinique, par tes exploits.

Ayant retranché les ronces de l'erreur * avec la serpe de l'Esprit, * sans faille tu as cultivé la foi du Christ * et fait produire à tes peines cent fois plus, * pour l'offrir à ton Maître, Bienheureux.

Seule, tu fus mère sans qu'on puisse expliquer * ta conception et ton enfantement, * en ton sein concevant le Verbe Dieu antérieur à toi, * Vierge pure, et comme un nourrisson * allaitant celui qui précède tout début.

* * *

« Ton Église, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie : * Seigneur, tu es ma force, * mon refuge et mon soutien. »

Le tyran impie, emprisonné * par les mailles de tes discours, * aux yeux des gardes semblait * le contraire de ta virile fermeté.

Ton amour pour Dieu * et l'inspiration du Sauveur, * Martyre du Christ, ont fortifié * le zèle de ton âme.

Tu t'es empressée de mépriser la chair * pour t'occuper de l'âme ; c'est pourquoi * tu souffris d'être lacérée * par les terribles coups de fouet.

Tu fus le doux encens * répandu sur les charbons du martyre * pour la Braise mystique * née de la Vierge Marie.

Cathisme, t. 3

Ton âme brûlant de zèle divin, * tu as mis avec courage en échec * ceux qui violaient la loi pour des vanités ; * et, au milieu des châtiments, * tu menas noblement ta lutte à bonne fin ; * glorieux martyr Callinique, prie le Christ notre Dieu * de nous accorder la grâce du salut.

Gloire, t. 4

Ayant chéri la beauté suprême du Christ * et fait resplendir ton âme d'un chaste éclat, * par toutes sortes de peines et d'afflictions * tu t'en es approchée comme épouse immaculée ; * c'est pourquoi il t'a jugée digne des palais célestes, * où tu intercèdes auprès de lui, * Théodote, pour nous qui te vénérons de tout cœur.

Maintenant... Théotokion

Auprès de la Mère de Dieu, * nous les pécheurs, accourons humblement * et, pleins de repentir, devant elle nous prosternant, * crions-lui du fond de notre cœur : * Vierge de tendresse, viens à notre secours, * hâte-toi, car nous sommes perdus, * vois la multitude de nos péchés, * ne laisse pas sans aide tes serviteurs ; * notre unique espérance repose en toi.

Stavrothéotokion

La Brebis virginale et toute-pure, * voyant cloué sur la croix le Fils qu'elle avait enfanté, * fut frappée en son âme * de douleurs mortelles et s'écria en pleurant : * Mon enfant bien-aimé, * qui se souvient à présent * des miracles et des bienfaits * dont ce peuple ingrat a joui ? * Mais tu souffres tout cela * pour sauver le genre humain ; * et je chante la tendresse de ton cœur.

Ode 4

« Seigneur, j'ai entendu ta voix * et je suis rempli d'effroi, * j'ai saisi ton œuvre de salut, * disait le Prophète de Dieu, * et j'ai glorifié ta puissance. »

Bienheureux qui fus baigné * dans les flots de ton sang, * martyr Callinique, tu as brillé * par la pureté de ton esprit * et goûté aux jouissances des Incorporels.

Comme pierre de grand prix * tu fus érigé pour l'Église * et tu ébranlas les temples des faux-dieux, * que tu renversas jusqu'au sol * par ton inflexible force au combat.

Des ennemis tu repoussas * les flatteries venimeuses * et, ton âme fortifiée * par les paroles de l'Esprit, * tu remportas la victoire sur l'erreur.

Le grand prophète Moïse, te préfigurant * comme le buisson du Sinaï, * Vierge pure, t'a vu porter, * sans être consumée, * en ton sein le feu de la divinité.

* * *

« Sur la croix tu es monté * par amour pour ton image, Sauveur ; * les nations païennes ont disparu, * Ami des hommes, devant toi, * car tu es ma force et mon chant. »

Sainte Martyre qui planais * sur les ailes de l'amour divin, * tu ne t'es pas aperçue * des châtiments pénibles, * transportée en esprit vers celui que tu aimais.

Celui qui séduisit * Ève au Paradis * est écrasé sous les splendides pieds * d'une vierge aux divines pensées, * la martyre Théodote.

Illustre Martyre, fiancée * à l'immortel Époux, * par la mort corporelle * tu es passée vers la vie * en trouvant le bonheur éternel.

Initiée aux mystères divins, * tu chantais à celui qui s'est incarné de la Vierge Mère : * Ma force et mon chant, * Ami des hommes, c'est toi.

Ode 5

« Seigneur, fais lever sur moi la lumière de tes commandements, * car mon esprit, ô Christ, veille devant toi * et te chante : Tu es mon Dieu, * en toi j'ai mon refuge, divin Roi de la paix. »

Seigneur, je suis tombé dans le bourbier sans fond, * dans le gouffre de mes péchés, * j'enfonce dans la houle de mes fautes et je te crie : * Sois pour moi le secours.

Martyr aux pieds cloués, tu psalmodiais : * Sur la voie de ton témoignage richement, * Arbitre des combats, je me suis délecté * et dans l'espoir des récompenses j'ai souffert les clous.

Ayant acquis de l'huile au prix de ton amour, * tu as allumé ta lampe de martyr * et par elle tu devins entièrement * un sacrifice pur, un holocauste agréé.

La gloire des Apôtres que les Prophètes ont annoncée, * la parure des Martyrs, c'est bien toi, * divine Mère toute-pure, car ineffablement tu as porté * le Verbe Dieu né du Père avant les siècles.

* * *

« Seigneur, tu es venu * comme la lumière en ce monde, * lumière sainte qui retire de la sombre ignorance * ceux qui te chantent avec foi. »

Théodote, ton esprit, * uni par amour au Créateur, * sans fléchir a dédaigné * tous les charmes d'ici-bas.

Vers la future, la joie éternelle * dirigeant tes pensées, * tu ne fus pas découragée * par le souci des châtiments.

Désormais te sont données * longueur de jours et douce joie * pour les coups des châtiments * et les peines que tu as vues.

Sur les vierges et les martyres * les dons divins ont jailli * de la Vierge qui enfanta le

Christ, * l'unique Mère de Dieu.

Ode 6

« Naufragé dans la tempête du péché * et comme englouti dans le ventre du poisson, * avec le Prophète je te crie : * À la fosse arrache ma vie * et sauve-moi, Seigneur. »

Inaccessible fut tenu * aux bestiales hérésies, * le bercail de ton troupeau * ayant, pour repousser les loups, * le solide bâton de tes combats.

La nuit de l'erreur fut dissipée * par ta lutte, et s'est levée * comme soleil sur l'univers * la splendide foi que tu as confessée, * glorieux hoplite de la Trinité.

En sûr prédicateur de la foi, * tu déclares promptement à l'impie : * Pourquoi menaces-tu * celui dont l'âme est plus trempée que l'acier ? * Contre elle les flèches des sans-Dieu ne peuvent rien !

Après comme avant l'enfantement * tu conserves intacte ta virginité, * divine Épouse, car en toi * le mystère dépasse * ineffablement l'entendement.

* * *

« Ton Église te crie à pleine voix : * Je t'offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l'as purifiée * du sang offert aux démons * par le sang qui coule de ton côté. »

Les glaives de l'ennemi * ont finalement disparu, * puisque de jeunes vierges le foulent aux pieds, * fortifiées manifestement * par la puissance de la Croix.

La chute de la Mère des vivants, * ses filles l'ont redressée, * qui ont élevé brillamment * toutes sortes de trophées * et reçu la couronne pour leurs victorieux combats.

Martyre Théodote, enflammée * par l'amour de ton Époux, * tu supportas l'âcreté du feu * et courageusement * tu éteignis la flamme de l'erreur.

Par la sage confession de Dieu * que tes lèvres ont prononcée, * tu repoussas les caresses des tyrans * en proclamant celui qui a pris chair * en la Vierge Mère de Dieu.

Kondakion, t. 2

À bon droit tu savoures désormais * les délices d'en-haut, * Callinique, puisqu'enflammé d'amour pour le Christ * avec courage tu affrontas la flamme pour lui ; * en sa présence tu te trouves maintenant : * ne cesse pas d'intercéder auprès de lui pour nous tous.

Synaxaire

Le 29 juillet, mémoire du saint martyr Callinique.

Jeté dans la fournaise ardente, Callinique

y trouve la couronne, en victorieux martyr.

Le vingt-neuf, dans son zèle pour le Dieu unique,

le martyr par les flammes se laisse engloutir.

Ce même jour, mémoire de la sainte martyre Théodote.

« Ce n'est donc pas si mal ! » (passez-moi la litote)

dit le Christ couronnant par deux fois Théodote.

Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7

« Le feu brûlant de la fournaise fut troublé * et les Jeunes Gens, couverts de rosée, * se mirent à chanter : * Béni sois-tu qui es vraiment * l'unique Dieu de nos Pères. »

Le spectre des châtiments * me procure le bonheur, * disait le Martyr, et ni le feu * ni les fouets ne me sépareront * de celui que j'aime en vérité.

Fortifié par l'alliance du Christ, * glorieux Martyr, en combattant * tu jetas à terre l'ennemi * et remportas, comme l'indique ton nom, * belle victoire sur les tyrans.

Illustre Callinique, par tes exploits * tu confondis le Diable et fis la joie des Anges ; * et pour le Christ tu psalmodiais : * Béni sois-tu qui es vraiment * l'unique Dieu de nos Pères.

Tu as effacé par ton enfantement, * Vierge pure, la malédiction * qu'Eve, la prime aïeule, a méritée, * car tu es la Mère du seul Seigneur * et la source de joie universelle.

* * *

« Dans la fournaise de Perse les enfants d'Abraham, * plus que par l'ardeur des flammes embrasés par leur piété, * s'écriaient : Seigneur, tu es béni * dans le temple de ta gloire. »

En martyre désireuse du royaume des cieux, * sans fléchir tu as suivi l'étroit chemin * à travers le martyre et t'écrias : * Béni es-tu dans le temple de ta gloire, Seigneur.

L'impie fit preuve de férocité cruelle * en te lacérant sous les coups de fouet, * martyre Théodote qui chantais : * Béni es-tu, mon Seigneur et mon Dieu.

Pour prix de ta patience et de ta fermeté, * c'est la gloire et le bonheur sans fin * que t'a donnés le Christ, alors que tu chantais : * Béni es-tu, mon Seigneur et mon Dieu.

La nature humaine mise à mort, * divine Épouse, tu l'as fait revivre en enfantant * la vie immortelle qu'est le Christ : * bénie es-tu entre les femmes, Souveraine immaculée.

Ode 8

« En ta sagesse, Seigneur, tu rassembles l'univers, * les bases de la terre, tu les fondes à nouveau, * ses fondements, tu les fixes sur les immenses eaux ; * c'est pourquoi nous te chantons joyeusement : * Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur. »

Réjouis-toi, délices des Témoins de vérité, * réjouis-toi, joyau et gloire de la foi, * réjouis-toi, splendide aurore des Martyrs * qui dissipas l'erreur par ta passion * et fis luire sur le monde la clarté.

Le tyran fut confondu par ton ardeur dans les combats, * les bourreaux furent vaincus par tes blessures, Bienheureux, * l'erreur, percée des clous rivant tes pieds * et tout temple des idoles, consumé, * brûlé au feu de ton martyre, Sage-en-Dieu.

Par le crédit que tu possèdes auprès de Dieu, * pour ceux qui te vénèrent prie sans te lasser * et préserve de tout piège du maudit * le troupeau que tu conduis ; * toi, sa gloire et sa vigueur, fortifie-le dans la foi.

Les Prophètes, ô Vierge, dans l'Esprit * comme table et tabernacle t'ont préfigurée, * comme l'urne, la montagne sainte, la nuée, le chandelier, * l'arche, le bâton, les tables de la Loi * et la divine porte ouvrant pour tous l'antique Paradis.

* * *

« Daniel, étendant les mains, * dans la fosse ferma la gueule des lions ; * les Jeunes Gens, pleins de zèle pour leur foi, * ceints de vertu, éteignirent la puissance du feu, * tandis qu'ils s'écriaient : Bénissez le Seigneur, * toutes les œuvres du Seigneur. »

Sainte Martyre, ni le feu ni les coups de fouet * ni les torsions de tes membres ni la mort, * aucun de ces tourments ne put briser * les liens de ton amour envers le Christ, * pour lequel tu psalmodiais : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ton époux le Christ t'a fait le don * de l'agréable et pur séjour, * vénérable Martyre qui brillais * d'une double grâce et qui chantais, * pleine de joie, en ton amour ardent : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Le Christ ton aimé, Bienheureuse, t'inspira * la force en proportion de ton amour ; * grâce à elle tu fis échec à l'impiété * et supportas les épreuves les plus variées * en chantant : Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur.

Selon tes propres termes nous te disons * bienheureuse, comme Dieu lui-même t'a nommée, * puisqu'en toi nous avons trouvé * la base du bonheur divin, * la Mère du bienheureux Verbe pour lequel nous chantons : * Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.

Ode 9

« Le Christ notre Dieu que tu enfantas, * sainte Mère, de virginale façon, * par nos hymnes incessantes nous le magnifions. »

Glorieux Martyr, le manteau de foi * grâce auquel tu dépouillas sur le stade l'ennemi * te fut tissé d'en haut.

Le tyran pensait, dans sa folie, * fléchir par des caresses le Martyr, * mais il a tenu bon dans sa foi.

En pur holocauste, en agréable encens, * illustre Callinique, tu fus offert à Dieu * dans le feu de ta passion.

Te découvrant comme un autre Paradis, * nous les fidèles, nous puisons aux flots divins * grâce aux peines de tes combats.

Qu'ils sont beaux, martyr Callinique, tes pieds * qui s'avancent, percés de clous, * pour la divine prédication !

En toi, Vierge pure, nous possédons * le refuge, le havre, l'ancre, le mât * et la solide espérance au milieu des périls.

* * *

« Le Christ, pierre angulaire que nulle main n'a taillée, * fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée ; * c'est lui qui réunit les natures séparées : * aussi, pleins d'allégresse et de joie, * Mère de Dieu, nous te magnifions. »

Supplie ton Époux immortel * d'accorder sa faveur * à ceux qui te chantent avec amour, * admirable Martyre sage-en-Dieu, * qui rayonnes en tout temps de grâces brillantes.

Devant le trône du Maître te voilà * sans crainte, intercédant, en fidèle et martyre, * toi qui fus agréable doublement * à celui qui t'inspira vigueur * et t'a richement couronnée.

Tu es toute belle et chère à ton Seigneur, * Théodote, car tu es toute clarté ; * sainte Martyre, point de tache en toi : * d'une double grâce, en effet, * tu as été gratifiée.

Comme épouse et génitrice du Roi de tous, * tu surpasses en sainteté * tout ce qui depuis les siècles fut créé ; * et nous, sauvés grâce à toi, * divine Mère, nous te magnifions.

Exapostilaire, t. 3

Bien que morte, tu fais jaillir ton sang * tel une myrrhe de vie, * toi qui es vive dans le Dieu vivant, * en héritière de son divin testament, * et tu gardes, Théodote, les fidèles qui te chantent avec amour.

Mère plus vaste que les cieux * et transportée dans le ciel, * dans ta bonté ne nous délaisse pas, * nous les terrestres, ici-bas, * mais intercède pour le monde en levant * tes saintes mains vers le Seigneur compatissant.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.