THEOTOKIÀ DOMINICAUX DES HUIT TONS

Ton 1

Au Lucernaire, Dogmatique

Chantons celle qui est la gloire de l'univers * éclose en notre humanité, * la Mère du Seigneur, la porte du ciel, * la Vierge Marie, * celle que chantent les célestes esprits, * la parure et l'ornement des fidèles, * car elle est devenue le ciel, * le temple de la divinité ; * elle a renversé la barrière d'inimitié * et nous a ramené la paix en nous ouvrant les portes du royaume ; * tenant en elle l'ancre de la foi, * nous avons pour défenseur le Seigneur qu'elle enfanta ; * prends courage désormais, * prends courage, peuple de Dieu, * car le Seigneur combat tes ennemis, * le Seigneur tout-puissant.

Aux Apostiches, Théotokion

Voici que s'accomplit la parole d'Isaïe : * Vierge, tu as conçu, demeurant vierge après l'enfantement ; * et, puisque Dieu lui-même est enfanté, * les lois de la nature sont aussi renouvelées ; * Mère de Dieu, ne méprise pas * les prières qu'en ton sanctuaire t'adressent tes serviteurs ; * toi qui as porté dans tes bras le Seigneur compatissant, * montre ta miséricorde envers les gens de ta maison, * intercède pour le salut de nos âmes.

Ton 2

Au Lucernaire, Dogmatique

L'ombre de la Loi s'évanouit devant la grâce * et comme brûlait le buisson ardent sans être consumé, * ô Vierge, tu as enfanté * et vierge tu es demeurée ; * le Soleil de justice s'est

levé * au lieu de la colonne de feu ; * à la place de Moïse, * voici le Christ, le Sauveur de nos âmes.

Aux Apostiches, Théotokion

Merveille inouïe surpassant toutes les merveilles de jadis : * nul n'avait vu jusqu'alors une mère enfanter virginalement * et porter dans ses bras celui qui embrasse toute la création ; * cet enfantement est voulu par Dieu * et, puisque tu l'as porté dans tes bras comme un enfant * et que devant lui tu possèdes l'assurance d'une mère, * Vierge pure, intercède en notre

faveur * pour le salut de nos âmes.

Ton 3

Au Lucernaire, Dogmatique

Comment n'admirerions-nous pas, ô Toute-digne d'honneur, * ton enfantement qui unit la divinité à notre humanité ? * Car sans connaître d'homme, ô Vierge immaculée, * tu as enfanté un Fils qui n'a point de père selon la chair, * né du Père avant les siècles * sans le concours d'une mère. * En naissant de toi, il n'a subi aucun changement ni mélange ni division, * mais il conserve intactes les propriétés de ses deux natures. * Et toi, souveraine Vierge et Mère, implore-le, * pour qu'il sauve les âmes * de ceux qui professent la vraie foi * en te reconnaissant pour la Mère de Dieu.

Aux Apostiches, Théotokion

Selon la volonté du Père * tu as conçu du saint Esprit le Fils de Dieu, * sans le concours d'une mère * né du Père avant les siècles ; * pour nous tu l'as enfanté sans père selon la chair, * tu l'as allaité comme un enfant nouveau-né ; * sans cesse intercède auprès de lui * pour qu'à nos âmes il épargne tout danger.

Ton 4

Au Lucernaire, Dogmatique

L'ancêtre de Dieu, le prophète David, * parlant de toi et s’adressant à celui * qui fit pour toi des merveilles, * a chanté mélodieusement : * À ta droite se tient la Reine. * Car il fit de toi la mère qui nous donne la Vie, * le Christ notre Dieu, * qui a voulu virginalement s'incarner en toi * afin de restaurer sa propre image * corrompue par le péché * et de prendre sur ses épaules * la brebis perdue retrouvée sur la montagne * pour la ramener vers le Père * et selon sa volonté la réunir aux puissances des cieux * pour sauver le monde, ô Mère de Dieu, * en lui accordant en abondance la grâce du salut.

Aux Apostiches, Théotokion

Ô Vierge immaculée, * exauce les prières de tes serviteurs, * délivre-nous de tout mal, écarte de nous toute affliction : * tu es notre ancre de salut, notre infaillible protection, * ne déçois pas notre attente lorsque nous t’invoquons, * hâte-toi de secourir les fidèles qui te crient : Souveraine, réjouis-toi, secours de tous, joie, refuge et salut de nos âmes.

Ton 5

Au Lucernaire, Dogmatique

Dans la mer Rouge s’inscrivit autrefois * l’image de l’Épouse inépousée : * jadis Moïse fut celui qui divisa les eaux ; * dans ce nouveau mystère c'est Gabriel * qui du miracle devient le serviteur ; * autrefois pour traverser l'abîme Israël passa à pied sec * et maintenant, pour enfanter le Christ, la Vierge sans semence a conçu ; la mer est demeurée infranchissable après le passage d'Israël, * comme la Vierge est demeurée intacte après l'enfantement de l'Emmanuel. * Ô Dieu vivant qui es et qui étais * et qui as revêtu notre humanité, * Seigneur, aie pitié de nous.

Aux Apostiches, Théotokion

Ô Vierge toute-sainte, tu es le Temple, * la porte, le palais et le trône du Roi : * par toi le Christ mon libérateur et Seigneur : * sur ceux qui donnaient dans les ténèbres s'est levé, * Soleil de justice pour illuminer * ceux qu'à son image il avait créés de sa main ; * ô Toute-vénérable, * forte de l'assurance dont tu jouis devant ton Fils, * intercède auprès de lui pour le salut de nos âmes.

Ton 6

Au Lucernaire, Dogmatique

Qui donc refusera de te dire bienheureuse, ô Vierge toute-sainte, * qui donc ne voudra chanter la louange * de ton enfantement virginal ? * Car le Fils unique, le reflet du Père intemporel, * celui qui est sorti de toi, ô Vierge immaculée, * ineffablement s'est incarné : * il est Dieu par nature et, par nature, s'est fait homme pour nous sauver ; * sans être divisé en deux personnes, il s'est fait connaître en deux natures sans confusion ; * ô Vierge sainte et toute-

bienheureuse, * intercède auprès de lui pour qu'il ait pitié de nous.

Aux Apostiches, Théotokion

Mon créateur et mon libérateur, le Seigneur Jésus Christ, * Vierge pure, en sortant de ton

sein, * de tout mon être s'est revêtu * pour délivrer Adam de l'antique malédiction ; * c'est pourquoi, Vierge Mère de Dieu, * nous ne cessons de t'adresser l'angélique salutation : * Souveraine, réjouis-toi * qui nous protèges et nous défends pour que nos âmes soient sauvées.

Ton 7

Au Lucernaire, Dogmatique

Comme les lois de la nature sont dépassées * en ta maternité, ô Mère de Dieu, * en ta virginité tu dépasses l'entendement, * nulle langue ne peut expliquer la merveille de ton

enfantement ; * étonnante est la façon dont tu conçus, ô Vierge immaculée, * impénétrable la manière dont tu enfantas ; * car, lorsque Dieu le veut ainsi, * les lois de la nature doivent se plier ; * et nous qui savons tous que tu es la Mère de Dieu, * nous te prions ardemment d'intercéder auprès de lui * pour le salut de nos âmes.

Aux Apostiches, Théotokion

Vierge souveraine, nous trouvons refuge sous ta protection, * nous tous, les habitants de la terre, et nous te crions : * Mère de Dieu, notre espérance, * délivre-nous de la multitude de nos péchés, * pour le salut de nos âmes.

Ton 8

Au Lucernaire, Dogmatique

Le Roi des cieux, dans son amour pour les hommes, * sur la terre s'est manifesté, * il a conversé avec les hommes ; * ayant pris chair d'une Vierge pure * et sorti d'elle par l'enfantement, * il est le Fils unique, une seule personne en deux natures. * Et nous qui proclamons en toute vérité * la perfection de sa divinité et de son humanité, * nous confessons le Christ notre Dieu. * Mère inépousée, intercède auprès de lui, * pour qu'il accorde à nos âmes sa miséricorde.

Aux Apostiches, Théotokion

Ô Vierge inépousée dont Dieu prit chair ineffablement, * Mère du Dieu très-haut, * ô Tout-immaculée, reçois notre supplication ; * toi qui obtiens pour les hommes la rémission de leurs péchés, * exauce-nous maintenant et intercède pour notre salut.