7 JUILLET. Mémoire de notre vénérable Père Thomas du mont Malée ; et de la sainte mégalomartyre Cyriaque (Dominique)

VÊPRES

Lucernaire, t. 1

En toi, bienheureux Thomas, nous reconnaissons * l'astre au divin éclat, illuminant * le monde entier de ses rayons mystiques * et dissipant le trouble funeste des sombres démons ; * c'est pourquoi nous célébrons avec foi ta mémoire porteuse de clarté.

Toi qui menais d'abord grand train de vie, * possédant richesse et pouvoir, * saintement tu revêtis l'habit des moines, pour imiter * la pauvreté de celui qui s'incarna pour nous * et qui t'a fait riche de nombreux charismes.

Dans la colonne de feu * Dieu t'a mené visiblement vers le salut, * vers le havre tranquille, vers le rivage de l'impassible condition ; * l'eau jaillit à ta prière, les aveugles ont pu voir * et les boiteux se sont mis à marcher.

t. 2

Victorieuse Martyre du Christ, * virilement devant les tribunaux tu prêchas * celui qui a souffert la crucifixion de plein gré ; * supportant les chaînes et toutes sortes de tourments, * tu es montée joyeusement vers le ciel * pour t'adjoindre à la foule des martyrs * ayant confessé depuis les siècles le Seigneur * et pour jouir de sa gloire dans les siècles sans fin.

Tu t'es montrée comme épouse choisie * du Verbe qui a paru sur terre, * Dominique, et tu brillas * de la beauté de tes divines actions * et de l'éclat resplendissant * de ta passion soufferte pour Dieu ; * Vierge et Martyre qui sans cesse exultes dans les parvis célestes, * souviens-toi de tous ceux qui font mémoire de toi.

Toi le splendide rameau * issu d'une illustre souche, tu portas * comme fruits salutaires les exploits de ta passion * et dans la grâce fis dépérir les plantes des impies ; * c'est pourquoi nous vénérons avec amour * ta mémoire de sainteté * et nous embrassons la châsse de tes reliques en esprit, * pour recevoir la grâce des guérisons.

Gloire, t. 6

À la droite du Sauveur * se tient la vierge martyre victorieuse au combat, * sous l'invincible manteau des vertus, * parée de virginale pureté, * bariolée par le sang du combat, * ayant garni sa lampe d'une huile d'allégresse et lui criant : * J'ai couru vers toi sur la trace de ton parfum, * Christ mon Dieu, ton amour m'a transpercée, * ne t'éloigne pas de moi, céleste Époux ! * Par ses prières envoie sur nous * ta miséricorde, Sauveur tout-puissant.

Maintenant... Théotokion

Vierge toute-digne de nos chants, * renverse la force meurtrière des ennemis, * change la tristesse de ton peuple en joie et fais-nous grâce, en ton amour, * afin que, sauvés, nous puissions te chanter.

Stavrothéotokion

La toute-pure Mère de Dieu, * voyant notre Vie suspendue sur la croix, * en sa douleur maternelle s'écria : * Ô mon Fils et mon Dieu, * sauve les fidèles qui chantent pour toi.

Après les Apostiches de l'Octoèque :

Gloire, t. 2

Dans la cité de notre Dieu, * sur sa sainte montagne s'est fixée * la Sainte ayant tenu sa lampe allumée. * Écoutons comment une vierge est louée : * La virginité, c'est le temple de Dieu, * la gloire des martyrs * et la compagne des Anges dans le ciel.

Maintenant... Théotokion

Mon espérance, ô Mère de Dieu, * tout entière je la mets en toi : * garde-moi sous ta protection.

Stavrothéotokion

Vierge pure, lorsqu'on mit en croix ton Fils et ton Dieu, * quelle douleur tu éprouvas, * pleurant, gémissant et criant amèrement : * Hélas, mon Enfant bien-aimé, * comme tu souffres injustement, * toi qui veux sauver les terrestres fils d'Adam ! * C'est pourquoi, Vierge sainte, nous te supplions avec foi : * procure-nous la faveur de ton Fils.

Tropaire, t. 4

Ta brebis, ô Jésus, * s'écrie de toute la force de sa voix : * C'est toi que j'aime, divin Époux, * c'est toi que je cherche en luttant ; * avec toi crucifiée, * je suis ensevelie en ton baptême ; * pour toi je souffre, afin de régner avec toi, * pour toi je meurs, afin de vivre aussi en toi ; * reçois comme victime sans défaut * celle qui par amour s'immole pour toi. * Par ses prières, Dieu de miséricorde, sauve nos âmes.

MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, un canon de l'Octoèque et ces deux canons des Saints, dont le second porte en acrostiche : Martyre, pieusement je t'acclame avec joie. Joseph.

Ode 1, t. 2

« Venez, tous les peuples, chantons pour notre Dieu, * le Christ qui divisa la mer * pour le peuple qu'il a soustrait * à la servitude des Égyptiens, * car il s'est couvert de gloire. »

Illustre Père, en ton âme ayant reçu * l'illumination de la grâce de Dieu, * tu as quitté, comme une autre Égypte, les ténèbres des passions * et tu as trouvé la vie dans le ciel.

Dans l'éclat de ta vie mondaine, tu as remporté * sur les barbares d'immenses trophées * et dans ta sainte vie de moine * tu as triomphé d'une foule de démons.

Combattant par l'ascèse l'ennemi, * tu l'as humilié * avec, pour allié, l'Esprit divin * et du ciel tu as reçu la couronne des vainqueurs.

Toi seule, ô Vierge, tu as enfanté * l'insaisissable Dieu qui par bonté * s'enferma dans les limites de ta chair ; * prie-le de sauver les chantres de ton nom.

* * *

En mémoire de la Martyre victorieuse jubilons * d'allégresse et chantons : * par ses prières, Christ sauveur, * prends en pitié et sauve le monde qui est tien.

L'illustre Dominique, illuminée, * Ami des hommes, par ta clarté, * évita le sombre leurre des dieux multiples * et fit briller sur tous l'éclat des guérisons.

Afin de plaire à ton époux immortel, le Christ, * tu as compté pour rien * la mort, le feu et les tourments, * et gloire immortelle t'en revint.

L'élan de la mort, tu l'as stoppé, * ô Vierge, en enfantant le Christ * qui nous procure l'immortalité * et que l'Hadès fut effrayé de voir mourir de plein gré.

Ode 3

« Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom * dans les cœurs de ceux qui te louent. »

Cédant à tes prières, Dieu te délivra * par la main du Prophète, de tes liens * et te laissa marcher * vers les pénibles exercices de l'ascèse.

Celui qui jadis permit à Israël, * grâce à la colonne, de franchir le désert, * prévoyant la noblesse de ton âme, * t'a guidé par la colonne de feu.

Ô Vierge, nous te désignons * comme l'encensoir d'or, en vérité, * l'urne ayant porté la manne, * la montagne sainte, le charmant palais de notre Dieu.

* * *

En sa bonté suprême s'étant épris de toi, * sainte Martyre, le Verbe de Dieu * a fait de toi sa épouse virginale, * resplendissante de beauté.

Ayant laissé flétrir les charmes extérieurs, * tu révélas ta beauté intérieure * à celui qui sait tous les secrets * et qui, pour cela, devint ton Époux.

Sur la sainte racine tu as bien poussé, * Vierge et Martyre, comme un rameau sacré * et tu as porté les splendides fruits * qui te procurent la jouissance infinie.

Délivre-moi du sophiste du mal * par ta médiation, Vierge seule digne de nos chants, * toi qui as enfanté * la Sagesse divine personnifiée.

Cathisme, t. 4

Vénérable Thomas, ayant plu au Seigneur * par tes saintes œuvres et la pureté de ta vie, * tu as mérité la part des Anges incorporels.

Gloire...

Tu as fleuri, en l'éclat de ta pureté, * comme un lis au doux parfum * dans la vallée des Martyrs, * illustre Dominique, pour le Christ. * Tu fus illuminée par les clartés * de la connaissance de Dieu * en rejetant les méfaits * et la pestilence de l'erreur ; * c'est pourquoi nous célébrons, sainte Martyre, ta mémoire sacrée.

Maintenant... Théotokion

La Stérile ayant vu d'avance ta venue * et dont les oreilles retentissaient de la salutation angélique, * ô Vierge, fut saisie d'admiration, * lorsque toi-même tu vins la saluer, * car en ses entrailles l'enfant tressaillit * et c'est ainsi qu'elle connut * l'incarnation de notre Dieu dans ton sein.

Stavrothéotokion

Te voyant exalté sur la croix, * ta sainte Mère, ô Verbe de Dieu, * pleurait maternellement et disait : * Quelle est cette étrange merveille, ô mon Fils ? * Toi qui es la Vie de l'univers, * comment peux-tu descendre dans la mort ? * Mais, dans ta miséricorde, tu veux rendre la vie aux défunts.

Ode 4

« Seigneur, j'ai perçu le plan de ton salut * et je t'ai glorifié, seul Ami des hommes. »

Au feu divin de la tempérance tu brûlas les ronces du péché * et resplendis de l'éclat des miracles, Père saint.

Ayant purifié le regard de ton âme de la fange des passions, * tu as ouvert les yeux des aveugles, Père bienheureux.

Tu te fis étranger aux troubles d'ici-bas, * Père théophore, et trouvas le calme de l'au-delà.

Souveraine qui sans épousailles mis au monde notre Dieu, * des épreuves et de l'affliction délivre-nous tous.

* * *

Au tribunal, Dominique, tu fus jugée injustement, * toi qui vers le juste Juge élevais ton regard.

Aux supplices tu livras les membres de ton corps * et submergeas les ennemis incorporels sous les flots de ton sang.

Tu demeuras inflexible sous les châtiments * et tu abaissas le front des orgueilleux.

Vierge toute-pure, délivre des méfaits de l'ennemi * ceux qui te reconnaissent en vérité pour la Mère de Dieu.

Ode 5

« Toi qui es la source de clarté * et le créateur des siècles, * Seigneur, dirige-nous * à la clarté de tes commandements : * nous ne connaissons nul autre Dieu que toi. »

Pour te conduire saintement vers le désert, * tu avais Élie le Thesbite : * vénérable Père, il t'apparut * de nuit et t'initia * aux mystères divins.

Comme un autre Carmel tu habitas, * sage Père Thomas, * la montagne du Malée, * où tu jouissais des visions divines et reçus * d'étonnante façon ton pouvoir miraculeux.

Vierge pure, dans ta compassion, * guéris mon cœur vulnéré * par les assauts de l'ennemi, * toi qui mis au monde ineffablement * celui qui sur la croix fut cloué dans sa chair.

* * *

De ton âme pure, Dominique, ayant fait * un vrai temple divin, * tu renversas les temples des faux-dieux * en invoquant le Christ * qui te donna ce pouvoir.

Illustre Dominique, en élevant * vers le Christ tes mains et ton esprit, * tu frappas d'un terrible tremblement de terre * les impies, qui furent terrassés * et privés de la vue.

D'en haut le Dieu de l'univers * t'encourage de vive voix * à souffrir généreusement * les coups des impies, afin de ceindre * la couronne des vainqueurs.

Tu as mis fin à la malédiction de nos premiers parents, * Vierge pure, en enfantant * de la chair sans le vouloir * celui dont la divine volonté * donne à l'univers d'exister.

Ode 6

« Encerclé par l'abîme de mes péchés, * j'invoque l'abîme insondable de ta compassion : * de la fosse, mon Dieu, relève-moi. »

Tu habitas le désert aride et méritas, * par la pluie de tes prières, que le Seigneur * y fît jaillir de l'eau à profusion.

Comme jadis le juste Abraham, * tu t'éloignas de ton pays natal * pour habiter, près de Dieu, la terre des doux.

Tu fus un moine véritable et par grâce de l'Esprit, * Père Thomas, tu fais jaillir, après ta

mort, * pour les malades la grâce des guérisons.

Celui qui par sa volonté fit l'univers * a voulu demeurer dans le sein de la Vierge inépousée, * et ceux qu'avait frappés le mal de la corruption, * il les rendit incorruptibles, en la tendresse de son cœur.

* * *

De la nature tu as dépassé les lois, * sainte Martyre, en ton combat surnaturel, * et tu as meurtri par tes peines sublimes * celui qui avait meurtri la mère des vivants.

Sous les flots de ton sang tu asséchas, * Bienheureuse, l'abîme des dieux multiples * et tu as fait jaillir un océan de guérisons * pour ceux qui s'approchent avec foi.

Sur le stade les fauves t'ont respectée, * illustre Dominique, en brebis immaculée, * et t'ont rendu l'hommage * que toi-même tu rendais au Christ.

Toi la Reine qui as enfanté, * Pleine de grâce, le Seigneur notre Roi, * rends dignes du royaume des cieux * ceux qui accourent vers toi.

Kondakion, t. 2

La sainte Martyre du Christ * en ce jour nous a convoqués pour chanter * l'éloge de ses illustres combats * et de sa divine passion ; * en son âme courageuse, en effet, * elle s'est montrée, conformément à son nom, * maîtresse de son esprit aussi bien que des passions.

Ikos

Tandis que l'erreur des idoles sévissait * et se répandait sur toute la terre, * alors que régnait l'impie Dioclétien, * le plus cruel de tous les hommes, * partout était objet d'adoration * l'ignominie des sans-Dieu, leur infâme égarement ; * les foules obéissaient à sa voix * menaçant de male mort ceux qui n'acceptaient pas son impiété. * Mais Cyriaque, la martyre du Christ, * défiant les ordres impies et les menaces des bourreaux * et prêchant au milieu du stade le Christ notre Dieu, * foula aux pieds l'ennemi * et, de la sorte, se montra en vérité * maîtresse de son esprit aussi bien que des passions.

Synaxaire

Le 7 juillet, mémoire de notre vénérable Père Thomas du mont Malée.

Comme un des chérubins aux ailes déployées,

Père, pour le Saint des saints tu quittes le sol.

Le sept juillet, Thomas vers le ciel prend son vol

pour y jouir des récompenses octroyées.

Ce même jour, mémoire de la sainte martyre Kyriaké, c'est-à-dire Dominique.

Librement Dominique allant vers le martyre,

avant d'avoir la tête sous le glaive, expire.

Par les prières de tes Saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Ode 7

« Les Jeunes Gens, méprisant le culte impie * de la statue d'or élevée * dans la plaine de Doura, * au milieu des flammes psalmodiaient, * couverts d'une fraîche rosée : * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères ! »

Par la puissance du Christ procurant, Père Thomas, * aux aveugles la vue, * aux boiteux la marche aisée, * aux opprimés la délivrance, * la guérison aux malades, tu chantais : * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères !

Bienheureux Père, tu as mené * ta vie dans le calme, * étincelant de pauvreté, * paré de tempérance et chantant * pour ton Maître, en la componction du cœur : * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères !

Ô Marie, toujours-vierge, sainte, pure et bénie, * redressement de ceux qui ont failli, * rédemption des pécheurs, sauve-moi, * sauve le prodigue que je suis, * lorsqu'à l'adresse de ton Fils je m'écrie : * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères !

Ton esprit, illuminé par la clarté * de l'amour de Dieu, * vierge Dominique, n'a point

changé, * alors que tu étais au milieu de la fournaise * sans nullement brûler, mais chantant au Créateur : * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères !

La fournaise jadis n'a point brûlé * les trois jeunes gens * ni la martyre maintenant : * inébranlable, elle y priait et recevait * la rosée divine en psalmodiant : * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères !

Par le glaive de ta franchise tu as mis à mort, * vierge et martyre Dominique, * l'ennemi de la vérité, * toi qui voulais hériter * la gloire éternelle et t'écriais : * Béni sois-tu, Dieu de nos Pères !

N'ayant trouvé de pur asile qu'en ton sein, * l'unique Dieu a pris un corps humain * pour sauver l'humanité ; * aussi, comme la source de ces biens, * à bon escient nous te chantons : * Béni sois-tu qui dans la chair enfantes Dieu !

Ode 8

« Le Dieu qui dans la fournaise descendit * pour venir en aide * aux enfants du peuple

hébreu * et changer la flamme en une fraîche rosée, * toutes ses œuvres, chantez-le comme Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles. »

Grâce au frein de la tempérance ayant soumis * les passions de l'âme, ces chevaux

fougueux, * tu ressemblais aux Anges immatériels * et t'écriais : Bénissez, * toutes ses œuvres, le Seigneur, * exaltez-le dans tous les siècles.

Pas à pas suivant la vie sacrée * du thesbite Élie, * sur la montagne tu montas * t'entretenir avec Dieu et chanter, * l'esprit purifié par le jeûne : Bénissez * le Christ dans les siècles.

Virginale Mère de Dieu, * source vivante qui as enfanté * cette eau vive qu'est le Christ, * abreuve mon âme consumée par la flamme du péché, * afin que je puisse te glorifier * dans tous les siècles.

* * *

Comme épouse du Christ, Dominique, tu t'es montrée * parée des grâces de la virginité ; * c'est pourquoi lui-même t'a permis * à juste titre de pénétrer * en sa demeure céleste pour le chanter * dans tous les siècles.

Comme Daniel au milieu des fauves tu fus jetée, * glorifiant le Christ * et, par l'Esprit divin, * Dominique, tu changeas * leur nature sauvage ; c'est pourquoi * nous t'honorons dans tous les siècles.

De toi, la brebis conduite vers l'immolation * par amour pour le Verbe, pour l'Agneau de Dieu, * le Christ a eu pitié et, dans sa compassion, * il t'envoya des Anges lumineux * pour te délivrer, sainte Martyre, de ton corps, * avant que le glaive ne t'en séparât.

Le Dieu suprême, ô Vierge, assume en toi * notre nature, et se laisse voir * comme enfant celui qui est * avant les siècles avec le Père et l'Esprit saint : * c'est pourquoi nous te glorifions * comme la Mère de Dieu.

Ode 9

« Le Dieu et Verbe, en sa sagesse inégalée, * est venu du ciel renouveler Adam déchu * pour avoir mangé le fruit de perdition ; * d'une Vierge sainte il a pris chair pour nous ; * et nous fidèles, à l'unisson * dans nos hymnes nous le magnifions. »

Ayant eu l'esprit de pauvreté, * tu as hérité le royaume des cieux, * comblé de gloire ineffable avec tous les élus * et recevant, Thomas, * les récompenses que tes peines ont méritées ; * aussi, avec amour et foi * nous te disons bienheureux.

Pour ceux qui s'en approchent avec foi * la châsse de tes reliques fait jaillir * des fleuves de guérisons * qui submergent les passions * et qui emportent les douleurs, * Père Thomas, chaleureux intercesseur * des fidèles qui sans cesse te disent bienheureux.

Agrégé au brillant cortège des Moines saints * et resplendissant * de la lumière sans

couchant, * illumine, bienheureux Thomas, * les fidèles célébrant * ta divine mémoire et permets leur * d'obtenir le salut par tes prières.

Toi que Dieu combla de grâces, Vierge immaculée, * et qui plus que tous, par l'éclat * de tes merveilles, resplendis, * tu chasses les ténèbres des passions * et dissipes le brouillard de l'affliction * en déployant la clarté de la joie spirituelle * sur ceux qui te magnifient comme la Mère de Dieu.

* * *

Par ta confiance absolue dans le Seigneur * et tes nobles sentiments, tu as évité * l'assaut des fauves et de la flamme, * sainte Martyre, ainsi que les tourments * dans les châtiments corporels ; aussi, avec amour et foi * nous te disons bienheureuse.

Martyre dont l'âme a resplendi * d'une beauté sublime * pour le plus bel Époux, * tu conservas intacte ta virginité * et comme dot tu lui offris * les souffrances de ton corps, * Dominique toute-digne d'acclamations.

Ton corps aux multiples combats, * enseveli en terre, fait jaillir, * pour qui s'approche pieusement, * des fleuves de guérisons, * il balaye les passions * et fait sombrer les méfaits des démons, * Dominique, épouse de Dieu.

Ta mémoire très-sainte s'est levée, * vierge et martyre Dominique, * pour nous comme un soleil : * elle chasse les nuages des passions * et illumine tous ceux qui dans la vraie foi * te vénèrent avec joie * et te disent bienheureuse de tout cœur.

Reconnaissant ta divine maternité, * Vierge toute-sainte, * nous sommes illuminés * par les brillantes clartés de celui * qui de toi prit chair ineffablement * et nous échappons aux ténèbres des passions, * à tout péril et tout malheur.

Le reste de l'office de Matines, comme d'habitude, et le Congé.