6 JUILLET. Mémoire de notre vénérable Père Sisoès le Grand

VÊPRES

Lucernaire, t. 4

Radieuse comme un soleil s'est levée * ta festive mémoire, étincelant, * bienheureux et vénérable Père, des rayons * de tes œuvres pleines de vertu * et de tes miracles faisant

briller * leur éclat sur les âmes des croyants ; * en cette fête, nous te glorifions avec joie, * fierté des Moines, et te disons bienheureux.

Comme un Ange tu vécus sur terre, * bienheureux Père, faisant dépérir * ton corps par les veilles et la tempérance * et dans la pensée de la mort * sans cesse absorbé en la divine méditation, * pour atteindre, par de sublimes élévations, * le sommet de tes désirs ; * et tu as rejoint la plus haute perfection.

Lors de ta dormition, il advint * une merveille dépassant l'entendement : * le cortège des Saints accourut en grand nombre ; * et ton visage prit l'éclat * du soleil levant, comme pour montrer * la splendeur de ton âme, sa pureté, * et pour confirmer aux yeux de tous * la bienheureuse fin que tu avais méritée.

Gloire... Maintenant... Théotokion

Demeure très-pure du grand Roi, * Vierge toute-digne de nos chants, * je t'en prie, purifie mon esprit * souillé par tant de péchés * et fais-en l'agréable séjour de la Trinité, * afin que moi, ton inutile serviteur, * enfin sauvé, je magnifie * ta puissance et ta grande miséricorde.

Stavrothéotokion

Vierge toute-pure, en ton cœur * tu as souffert le glaive à deux tranchants, * comme jadis te l'avait prédit Siméon ; * par lui furent déchirés, en effet, * ton âme et ton esprit lorsque tu as vu * ton Fils suspendu sur la croix ; * et tu lui crias : Ne m'oublie pas, mon Enfant, * mais empresse-toi de ressusciter selon ta parole, longanime Seigneur.

Tropaire, t. 1

Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, Père Sisoès, porteur de Dieu ; * par le jeûne, les veilles et l'oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t'a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t'a couronné, * gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.

MATINES

Après la lecture du Psautier et les cathismes du ton occurrent, deux canons de l'Octoèque, puis ce canon du Saint.

Ode 1, t. 8

« Chantons une hymne de victoire au Seigneur * qui a mené son peuple à travers la mer Rouge autrefois, * car il s'est couvert de gloire. »

Je suis meurtri par les passions : vivifie-moi * par tes prières et le crédit que tu possèdes, Père saint, * en abondance auprès du Christ, notre vie.

Bienheureux Sisoès, repoussant * pour l'amour de Dieu les désirs de la chair, * de tout cœur tu as suivi le Seigneur qui t'appelait.

Ayant reçu au fond de ton cœur * la lumière immatérielle, tu resplendis * et dissipas les ténèbres des passions.

J'enfonce dans la tempête des voluptés : * sauve-moi, Vierge pure ayant conçu * le Sauveur qui apaise l'univers.

Ode 3

« Tu es le firmament de qui chemine vers toi ; * les habitants des ténèbres trouvent en toi leur clarté * et mon âme te chante, Seigneur. »

Vénérable Père, ayant soumis * fermement la chair à l'esprit, * tu libéras ton âme de l'esclavage des passions.

Par tes peines ayant labouré sagement * le champ de ton âme, tu as produit * l'épi des miracles et de l'impassible condition.

La mort vivifiante, tu l'as revêtue * en suivant les traces du Christ * qui te donna le pouvoir de ressusciter les morts.

Nous te chantons, Vierge pure, comme lieu saint * et table mystique ayant reçu * le Christ, ce pain qui fait vivre l'univers.

Cathisme, t. 1

Par la force de la tempérance et la pratique des vertus, * sage Père, tu mortifias les passions charnelles ; * c'est pourquoi, par de sublimes élévations, * tu es arrivé par le chemin céleste * en présence du Christ notre Dieu * avec les Anges, bienheureux Père Sisoès.

Théotokion

Par la voix de sa mère le héraut de la grâce t'appela * Mère et nourricière du Dieu * qu'il reconnut dans tes entrailles par l'Esprit ; * et, après sa naissance, il le désigna comme

l'agneau * qui, ayant assumé notre infimité, * ôte le péché du monde, ô Vierge immaculée.

Stavrothéotokion

Ô Christ, lorsque ta Mère immaculée * te vit suspendu à la croix, elle cria : * Ô Fils coéternel au Père et à l'Esprit, * quel est ce mystère de ton œuvre de salut ? * Par lui tu as sauvé, dans ta bonté, * Seigneur, l'ouvrage de tes mains.

Ode 4

« Seigneur, j'ai perçu * le mystère de ta venue, * sur tes œuvres j'ai médité * et j'ai glorifié ta divinité. »

Sous les pluies de la grâce * tu fis jaillir des fleuves de miracles * purifiant de leurs souillures, Père bienheureux, * les fidèles qui s'approchèrent de toi.

Ayant purifié ton âme * par tes prières de toute la nuit * et tes stations de tout le jour, * tu en fis un temple de la sainte Trinité.

Tu t'es éloigné en fuyant * au désert, où tu attendis, Bienheureux, * celui qui t'a sauvé * de la défaillance et du mal.

Grâce au frein de la tempérance * tu as retenu l'élan des passions * et sur les ailes de ton âme tu t'es envolé * pour contempler notre Dieu et lui seul.

Dans l'Esprit, jadis Habacuc * a vu en toi la montagne non taillée * d'où le Seigneur Dieu est apparu, * ô Vierge, pour tous nous sauver.

Ode 5

« En cette veille et dans l'attente du matin, * Seigneur, nous te crions : Prends pitié et sauve-nous, * car tu es en vérité notre Dieu, * nous n'en connaissons nul autre que toi. »

Toi qui étais le temple * de la Divinité au triple éclat, * en ton âme tu as détruit * les idoles des passions.

Ayant mortifié, Père théophore, * l'arrogance de la chair, * tu as ressuscité les morts * avec l'aide de la grâce.

Visiblement tu as chassé * les esprits impurs : * tu étais, en effet, * un vase pur de l'Esprit saint.

Illumine mes ténèbres, * Vierge Mère de Dieu, * toi qui as enfanté * le Soleil sans déclin de la grâce.

Ode 6

« Sauveur, accorde-moi ton pardon, * malgré le nombre de mes péchés ; * de l'abîme du mal retire-moi, je t'en supplie ; * c'est vers toi que je crie ; * Dieu de mon salut, Seigneur, exauce-moi. »

Tu as évité la perdition * dans les entrailles du monstre, * vénérable Père, en pratiquant * la tempérance, l'oraison, la charité sans feinte, * l'humilité véritable et un solide amour du Christ.

Le Christ a dirigé * ta démarche vers lui : * dans sa puissance, il t'a donné le pouvoir * de fouler aux pieds la tête des serpents * et des scorpions, Théophore bienheureux.

Par ton inclination vers Dieu, * tu fus toi-même divinisé ; * par ton seul amour de la clarté * tu devins lumière à ton tour, * un Ange terrestre et un homme du ciel.

Marie, pur trésor de la virginité, * purifie mon esprit * de la noirceur des passions * et comble mon cœur * de grâce et de justice, ô Vierge immaculée.

Kondakion, t. 4

Sur terre tu as paru, vénérable Sisoès, * comme un ange de l'ascèse, illuminant * de tes miracles divins * l'âme des fidèles chaque jour ; * c'est pourquoi nous te glorifions avec foi.

Synaxaire

Le 6 juillet, mémoire de notre vénérable Père Sisoès le Grand.

Sur le livre de Dieu par sa mort fut inscrit

Sisoès, qui fut un livre du saint Esprit.

Après avoir mené une vie exemplaire,

le six il a quitté pour le ciel cette terre.

Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen

Ode 7

« Dans la fournaise les Jeunes Gens * foulèrent la flamme avec ardeur * et changèrent le feu en une fraîche rosée ; * et ils criaient : Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles. »

L'entière clarté de l'Esprit, * tu l'as reçue en ton cœur purifié * et tu illumines les fidèles chantant : * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Au feu divin de la tempérance * tu as brûlé les ronces du péché * et vers la clarté du ciel tu es parti en chantant : * Seigneur notre Dieu, * tu es béni dans les siècles.

Mère du Sauveur, sauve-moi * qui enfonce dans le gouffre du péché ; * délivre-moi de tout méfait de l'ennemi * afin que, sauvé, * je magnifie ta divine protection.

Ode 8

« Sept fois plus que de coutume, * dans sa fureur le tyran des Chaldéens * fit chauffer la fournaise pour les fidèles du Seigneur ; * mais, lorsqu'il les vit sauvés * par une force plus puissante, il s'écria : * Jeunes gens, bénissez votre créateur et votre rédempteur * et vous, prêtres, louez-le, * peuple, exalte-le dans tous les siècles. »

Par tes oraisons et tes incessantes prières * tu as chassé de ton âme * la souillure des

passions * et purifié le regard de ton cœur ; * c'est pourquoi tu méritas de prévoir * en prophète l'avenir, * Sisoès, et de chanter : * Peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Vénérable Père, tu as vécu * dans la chair comme un Ange, * tu as mis en fuite les phalanges de l'ennemi ; * c'est pourquoi tu es allé avec joie * vers la vie immatérielle * rejoindre les chœurs des Anges avec lesquels * tu chantes : Prêtres, bénissez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Par ton intercession auprès de Dieu * purifie mon âme où pullulent les passions, * Père théophore, et sauve-moi * de leur emprise qui me tient captif, * afin que je puisse chanter * en toute pureté : * Jeunes gens, bénissez et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Sanctifiée par l'Esprit, * tu as reçu dans ton sein * le Créateur du genre humain * et l'as enfanté, Vierge pure, * sans qu'on puisse l'expliquer ; * le chantant sans cesse, nous disons : * Jeunes gens, bénissez et vous, prêtres, célébrez, * peuple, exalte le Christ dans les siècles.

Ode 9

« Toute oreille fut saisie d'étonnement * devant l'ineffable condescendance de Dieu ; * car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps * et devenir un homme dans le sein

virginal ; * pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »

Un étonnant miracle s'est produit * à l'instant même de ta dormition : * ton visage, vénérable Père, brilla plus que soleil * lorsque les chœurs des Saints vinrent accueillir ton esprit * et l'accompagner auprès du Dieu Créateur.

Bienheureux qui jouis des divines beautés, * divinisé auprès de Dieu et recevant tout l'éclat * des splendeurs éblouissantes de l'au-delà, * sauve par tes prières des sombres et ténébreuses passions * les fidèles glorifiant ta mémoire porteuse de clarté.

Tu fus un homme juste, pur, éloigné de tout mal, * bienveillant et chaste, servant Dieu en toute sainteté ; * aussi a reposé en ton cœur * la Trinité dont tu jouis plus clairement désormais, * Père digne de toute admiration.

Je n'ai rien fait qui puisse m'assurer le salut, * car je suis rempli de ténèbres, ayant suivi, * Vierge immaculée, la voie de l'ennemi ; * toi qui as fait lever sur nous la lumière de

lumière, * sauve-moi, éclaire-moi, pour m'éviter la perdition.

Le reste de l'office de Matines comme d'habitude, et le Congé.